Cool, pas snob, le rosé est de toutes les fêtes estivales

©doc

Bien que désormais apprécié toute l’année, le vin rosé se déguste toujours prioritairement durant l’été. Il demeure le compagnon des repas entre amis, du BBQ et du… "pink"-nique!

Le rosé est devenu une couleur emblématique omniprésente dans notre alimentation. Dans le vin, bien sûr, mais aussi dans les fruits (pamplemousse), les cocktails, les bières, le sel (de l’Himalaya) et même dans les casseroles (Le Creuset). "D’une couleur, le rosé est aujourd’hui considéré comme une valeur", avance même Richard C. Delerins, chercheur en anthropologie food. Lors d’un colloque sur le thème "Quels vins rosés pour demain?", qui s’est tenu à Marseille, il insiste: "Le rosé incarne la jouvence, la santé, la jeunesse. Le vin de cette couleur est cool, pas snob. Simple, pas complexe. Il n’est pas codifié et correspond à l’esprit des millenials, cette population née après 1982 qui a toujours connu Internet".

La Belgique, dixième pays consommateur de rosé au monde

Pas codifié? Pas sûr. Sa couleur, initiée par les appellations provençales, se veut claire. Très claire. Trop standardisée pour certains. Le rosé se présente maintenant en tonalités "grises", à la limite parfois du vin blanc. Les acheteurs refusent désormais, sauf exceptions (comme pour le Bordeaux Clairet, le Bandol et le Tavel), de mettre en rayon des rosés trop colorés. La couleur est devenue quasi un fait commercial obligé pour ce type de vin, dont les ventes explosent dans le monde. Cinq pays élaborent 75% de la production mondiale (France, Italie, Espagne, Etats-Unis, Australie). Notre (petit) pays se hisse à la dixième place mondiale d’une consommation de rosé qui a progressé de plus de 30% entre 2002 et 2018.

Rosés "de piscine" et rosés "de table"

Le spectre de la famille des rosés est plus large que l’on imagine. Du rosé léger, parfait à l’apéritif, à celui davantage vineux, structuré, pouvant accompagner tout un repas. De l’entrée au dessert. Question millésime, il est conseillé de choisir prioritairement le dernier commercialisé (2018). Mais certains, comme le Bordeaux Clairet, le Bandol et le Tavel déjà cités, méritent deux, voire trois, ans de vieillissement. Pour ces trois rosés hexagonaux, on peut donc encore sans hésitation apprécier le millésime 2017.

Tavel "Cuvée Royale" 2018 | Les Vignerons de Tavel

©Kristof Vadino

Cette cave coopérative est une actrice importante de ce vignoble où est né le premier rosé de France ayant bénéficié de l’appellation d’origine contrôlée (en 1936).

Robe soutenue (cerise), il présente un nez intense marqué par les fruits rouges et le cépage grenache dominant.

Cette évocation se retrouve dans une bouche gourmande, intense, équilibrée entre fraîcheur et générosité. À boire vers 10°.

Cora (et via le site corawine) - 9,29 euros


Château Camplazens | AOP Languedoc 2018

©Kristof Vadino

Nous sommes sur le massif calcaire de La Clape, à l’ouest de Narbonne, en Languedoc. Là, dans un environnement protégé, le paysage se partage entre garrigue et fleurs sauvages. Et aussi un peu de vignes.

Cette cuvée, issue de syrah et de grenache, se montre vive en début de dégustation. Celle-ci se poursuit avec beaucoup de délicatesse et des notes de fruits des bois (fraise).

Voilà un grand rosé languedocien. À déguster autour de 8-10°.

Les Halles aux Vins - Chaussée de Louvain 50, 1300 Wavre - 10,40 euros

Tendance Caladoc | IGP Méditerranée 2018

©Kristof Vadino

C’est un croisement entre deux cépages. Le caladoc unit le méditerranéen grenache et le malbec du sud-ouest (Cahors).

La famille Mousset, bien connue à Châteauneuf-du-Pape, a imaginé ce rosé languedocien aux notes bien marquées de fruits rouges (framboise, groseille, fraise) et même d’une pointe subtile de cerise noire.

C’est bon, c’est original. Température de service: autour de 8°.

Colruyt (à commander, par bouteille et par carton, via le site du catalogue des "grands vins") - 8,99 euros

Figuière "Première" | Côtes de Provence 2018

©Kristof Vadino

À La Londe Les Maures, dans le Var, la famille Combard bénéficie d’un terroir parmi les meilleurs de cette appellation majoritairement déclinée en rosé.

Sa couleur est pâle (c’est la tendance), le nez finement fruité. La bouche s’exprime par des évocations de fruits rouges et la finale est ponctuée de notes d’épices douces.

Un rosé racé qui fait honneur à son appellation. On l’apprécie vers 8-10°.

Espaces Vin Pirard (Genappe, GrezDoiceau, Rochefort, Gerpinnes, Uccle) - 16,50 euros


Solar 6 | Grenache Rosé IGP Cévennes 2018 BIO - Gérard Bertrand

©Kristof Vadino

Dans les Cévennes, ce vignoble bénéficie d’un label peu connu, en plus d’être bio.

"Bee Friendly" est attribué aux producteurs de vin qui s’engagent à agir en faveur des abeilles, par exemple, grâce à des implantations d’insectes favorables à la pollinisation.

De couleur orangée claire, il s’exprime par des notes délicates de fruits rouges. Température de dégustation: vers 8°.

Delhaize - 7,99 euros


Château Lauduc | Bordeaux Clairet 2017

©Kristof Vadino

On produit deux types de rosés à Bordeaux: le "rosé" classique (de couleur assez claire) et le "clairet" qui, lui, présente une couleur soutenue, historique, en dehors de la tendance actuelle.

Issu de merlot et de cabernet-sauvignon, il nous offre une couleur évoquant les groseilles rouges.

En bouche, l’on retrouve une corbeille de fruits rouges mûrs. Voilà un rosé structuré, davantage de table que de piscine. Quoique… Parfait autour de 10°.

Mouchart - Rue E. Cattoir 11, 1050 Bruxelles - 7,95 euros

Moulin des Costes | Bandol 2017 BIO - Domaines Bunan

©Kristof Vadino

Vous imaginez les restanques, ces murets de pierre sèche, proches du village de La Cadière d’Azur surplombant la grande bleue. Un paysage magique. La famille Bunan est présente dans le vignoble de Bandol depuis plus de 55 ans.

Cette cuvée, issue de cinsault, mourvèdre, grenache et syrah, nous exhibe sa couleur très légèrement évoluée.

En bouche, le terroir s’exprime avec un nez intense de fruits et d’évocations d’herbes de la garrigue. La bouche est suave, riche, généreuse. À table, que du bonheur avec une soupe de poisson ou une bouillabaisse. Servez-le vers 8-10°.

Cora (et via le site corawine) - 16,99 euros - Château La Genestière

Cuvée Raphaël | Tavel 2018

©Kristof Vadino

De ce vaste domaine, cette cuvée est issue d’un assemblage de grenache et de syrah, les deux grands cépages de la Vallée du Rhône.

D’une couleur profonde, il nous donne, en bouche, fruité, gourmandise et volupté.

Sa générosité fait également partie du programme gustatif: Tavel oblige. On le servira vers 8-10°.

Colruyt (à commander, par bouteille et par carton, via le site du catalogue des "grands vins") - 7,99 euros


Saveurs Secrètes | Mont Baudile IGP Hérault 2018

©Kristof Vadino

Dans l’arrière-pays languedocien, au sud du massif des Cévennes, le Mont Baudile bénéficie d’un climat certes chaud mais aussi d’une certaine fraîcheur due à l’altitude où les vignes sont plantées.

Le délicat cinsault (60%) est dès lors complété de ses deux fidèles complices de la région, le grenache et le carignan.

Nez légèrement acidulé et bouche élégante et fraîche. À boire frais (8°).

P & A Gelin - Rue E. van Ophem 14, Uccle - Rue de Tubize 51, Braine-le-Château - 6,49 euros

Angelito 2017 | Navarra (Espagne)

©Kristof Vadino

Cette région est connue pour la qualité de ses rosés issus le plus souvent majoritairement du cépage grenache.

Cette cuvée l’associe au tempranillo. Un heureux assemblage pour ce rosé léger (12° d’alcool) aux notes de petits fruits rouges.

Sa légère évolution – c’est encore un 2017 – lui confère davantage d’ampleur que dans sa prime jeunesse. Il sera satisfait d’une température de dégustation vers 8-10°.

Delhaize - 4,39€


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