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Davantage d'argent de poche quand les parents divorcent

Les jeunes reçoivent davantage d’argent de poche et ont plus d’effets personnels lorsque leurs parents sont divorcés. Mais ils rendent également compte de problèmes financiers plus fréquents. Comment expliquer cette tendance?
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(mon argent) – Les parents divorcés tentent de compenser dans une certaine mesure les retombées négatives du divorce sur leurs enfants en leur offrant davantage d’argent de poche ou d’objets. Les adolescents de parents divorcés reçoivent en moyenne 18 euros par semaine sous forme d’argent de poche, contre 12 euros pour les enfants de couples mariés traditionnels.

Cela dit, cette générosité manque sa cible car les enfants accordent davantage d’importance à leur habitat, à leur environnement et aux biens familiaux qu’à leurs effets personnels. C’est ce qui ressort de l’étude sur les Adolescents et les familles (Leuvens Adolescenten- en Gezinnenonderzoek - LAGO) du Centre d’étude sociologique de la KULeuven. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont interrogé 5.778 étudiants flamands du secondaire âgés majoritairement de 12 à 18 ans.

Le divorce est souvent une souffrance matérielle

Le divorce des parents a souvent des retombées sur le logement de l'enfant. Les adolescents dont les parents sont séparés sont moins satisfaits de leurs possessions matérielles. Après un divorce, généralement, la situation financière des parents est plus vulnérable. Or c’est justement ce facteur qui est important pour le bien-être matériel général de l'enfant dans plusieurs domaines.

Type de ménage
Pourcentage de problèmes financiers
Ménage classique à deux parents
14%
Uniquement chez maman seule
50%
Uniquement chez papa seul
29%
Uniquement chez la maman et le beau-père
30%
Uniquement chez le papa et la belle-mère
26%
Alternativement chez maman seule et papa seul 58%
Alternativement chez maman et beau-père, et chez papa seul 49%
Alternativement chez papa et belle-mère, et chez maman seule 56%
Alternativement chez maman et beau-père, et chez papa et belle-mère 35%

Source: Leuvens Adolescenten- en Gezinnenonderzoek

Les parents seuls constituent une catégorie vulnérable. Plus d’un jeune sur deux rapportent dans cette situation des problèmes financiers au niveau du ménage. Un seul salaire, voire pas du tout, la combinaison difficile d’un emploi à temps plein avec la garde des enfants et le malaise émotionnel des parents participent à la difficulté de la situation. Les mères seules sont extrêmement vulnérables aux problèmes financiers.

L’enquête a révélé que les parents séparés accordaient souvent la priorité aux choses matérielles par rapport au logement. Les adolescents de parents séparés ont souvent des affaires personnelles des deux côtés. "Évidemment, les coûts d’un logement (propre) sont bien supérieurs à l’argent de poche supplémentaire donné, par exemple, mais compte tenu de la situation financière souvent précaire des ménages après un divorce, l’argent supplémentaire consacré aux objets personnels comme la télévision pour l'enfant ou un surcroît d’argent de poche constituent autant de dépenses inutiles. Si les parents font ce sacrifice pour faire plaisir à l’enfant, ils manquent leur cible", ajoute Sofie Vanassche, chercheuse à la KULeuven.

Vendre la maison?

Souvent, les couples doivent vendre la maison commune car aucun des deux ne peut continuer à la payer seul. Mais si les deux parents louent une maison après le divorce, ceci peut avoir des retombées importantes sur les enfants à plus long terme, car les parents ne peuvent mettre autant d’argent de côté. Parfois, une grande partie de la maison est déjà remboursée. Si l’emprunt ne dure plus que quelques années, cela peut être une bonne raison pour que l’un des parents décide finalement de rembourser lui-même la maison commune.

L’abandon de la maison commune est souvent un choix émotionnel, permettant de rompre avec le passé. "Un choix financièrement intéressant pourrait être de conserver la maison commune et que chacun continue de payer sa part, en plus des frais de leurs deux habitations séparées", affirme Vanassche. Les enfants peuvent de cette façon continuer d’habiter la maison qu’ils ont toujours connue et les parents vivent alternativement dans un autre endroit. Ceci suppose cependant une bonne entente entre les deux partenaires.

Que pensent les jeunes du mariage?

Un seul jeune sur trois estime que le mariage est la meilleure base pour une vie familiale sereine. Trois quarts des jeunes veulent cohabiter avant de se marier. Seulement 56% des couples cohabitants âgés de 18 à 25 ans sont mariés.

Nous nous marions de plus en plus tard. L’époux a en moyenne 31 ans, l’épouse 29. Il n’y pas de raison directe à ce constat mais le fait d’étudier plus longtemps, de vouloir construire une relation plus solide et le coût de la cérémonie peuvent être des facteurs déterminants. D’autant que désormais, la pression sociale n’est plus aussi élevée qu’avant par rapport aux personnes qui cohabitent avant de se marier.

Pas moins de 32% des jeunes pensent que leur mariage ne durera pas toute la vie. Sept sur dix estiment qu’un mariage malheureux ne doit pas durer. Quelque 15% des adolescents estiment à plus de 50% la probabilité de divorcer. Environ 10% des jeunes pensent ne jamais divorcer. Les moins qualifiés ont le projet de se marier mais prévoient qu’ils divorceront peut-être et, malheureusement, les statistiques leur donnent raison.

Les musulmans très croyants veulent se marier et n’entendent pas divorcer. Les jeunes issus d’un couple séparé souhaitent d’abord cohabiter sans se marier. Ils sont moins convaincus par le mariage et estiment plus élevée la probabilité de divorcer.

LIRE AUSSI: Quel contrat de mariage choisir?

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