Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent

Déconfinement: les règles à respecter dans les commerces

Ce lundi 11 mai, les commerces non-alimentaires pourront rouvrir leurs portes, moyennant certaines conditions très strictes. Les voici.
Contrairement aux transports en commun et à l’aéroport, le port du masque ne sera pas obligatoire pour se rendre dans un commerce, qu’il soit alimentaire ou non. Il reste néanmoins vivement recommandé. ©REUTERS

Les magasins, même non essentiels, rouvriront leurs portes lundi 11 mai, sur décision du Conseil national de sécurité (CNS). Mais "le but n'est pas de faire du shopping en famille", a averti mercredi la ministre de l'Economie, Nathalie Muylle (CD&V).

"Nous demandons aux gens de se rendre au magasin uniquement en fonction de ce qu'ils ont besoin, ajoute-t-elle dans un communiqué. Nous comptons sur chacun pour être solidaire et respecter les mesures."

Conditions

Un guide pour les bonnes pratiques dans les commerces est disponible, alors qu'un nouvel arrêté royal concernant les mesures de précaution à prendre ainsi qu'une circulaire de l'Intérieur édictant les bonnes pratiques sont prévus.

Ceci dit, voici déjà les conditions fixées par le CNS :

• Un commerce peut ouvrir, mais en autorisant un client par 10 mètres carrés.
• Les commerces plus petits ne pourront pas accueillir plus de deux clients à la fois.
• Chaque client aura maximum 30 minutes pour faire ses achats dans un commerce. "Il y aura évidemment des exceptions pour les petits magasins", a précisé la Première ministre.
• Les distances de sécurité devront être respectées.
• Le client devra faire ses courses seul "afin d’éviter les effets de foule". Il y a néanmoins deux exceptions à cette règle. Si nécessaire, le client peut être accompagné d’un enfant de moins de 18 ans. En outre, les personnes qui ont besoin d’aide peuvent également être accompagnées.
La priorité doit être donnée aux personnes de plus de 65 ans, aux personnes à mobilité réduite et au personnel soignant.

Par ailleurs, le gouvernement demande également de privilégier les commerces proches du domicile ou du lieu de travail.

Ce qui reste interdit

Les professions "de contact" comme les coiffeurs, les salons de massage et de bien-être, les tatoueurs, les instituts de beauté... ne pourront par contre par reprendre du service lundi.

Même topo pour les marchés. Ceci dit, les food trucks (dont ceux qui vendent des glaces) et les marchands ambulants individuels pourront recommencer leur activité sous réserve d'une autorisation des autorités locales.

Masque

Contrairement aux transports en commun et à l’aéroport, le port du masque ne sera pas obligatoire pour se rendre dans un commerce, qu’il soit alimentaire ou non. Il reste néanmoins vivement recommandé.

Selon Rudi Vervoort (interviewé par la RTBF à l’issue du Conseil national de sécurité), le ministre-président bruxellois (PS), "les experts n’ont pas recommandé d’obliger le port du masque, car celui-ci peut donner un faux sentiment de sécurité. Si nous l’avions rendu obligatoire, tout le monde aurait considéré que porter un masque est une mesure de sécurité suffisante pour se rendre dans un commerce". 

Comeos, la fédération du commerce, a précisé que des affiches seront placées dans les commerces pour inviter les clients à porter un masque.

Coronavirus: voici à quoi ressemblera le shopping à partir du 11 mai

Espace public

Le CNS a rappelé que tout rassemblement reste interdit et qu’il faudra maintenir les distances sociales de sécurité à l’extérieur d’un commerce, c’est-à-dire au sein de l’espace public ou même d’un centre commercial.

La Première ministre a également appelé les Belges à faire preuve de "bon sens et de civisme". 

"S’il y a du monde dans le centre commercial ou dans une rue commerçante, faites demi-tour, rentrez chez vous et revenez une autre fois."
Sophie Wilmès
Première ministre

Il appartiendra aux autorités locales de prendre des mesures pour faire respecter les distanciations sociales au sein de l’espace public. Également interviewé par la RTBF, le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS) a confirmé que ce sont bien les bourgmestres qui seront en charge de prendre des mesures pour éviter qu’une densité de population ne se forme aux abords ou dans les commerces et que ceux-ci "s’en préoccupent déjà depuis plusieurs jours".

Par exemple, la Ville de Bruxelles a déjà indiqué qu’elle comptait diviser en deux voies la rue Neuve, sa plus importante rue commerçante, à l'aide de barrières Nadar, pour la réouverture des magasins ce 11 mai.

"Il sera possible de traverser la rue Neuve à différents endroits pour changer de direction de marche, mais on évitera que les gens aient à se croiser. Il y aura également une sorte de porte d'entrée où nous fournirons des informations, répéterons les mesures d'hygiène et distribuerons du gel hydroalcoolique."
Fabien Maingain
Echevin des Affaires économiques et du Commerce à Bruxelles.

Aucune mesure spécifique n'a encore été mise en place dans d'autres rues commerçantes telles que l'avenue Louise ou la rue Dansaert. La situation de chaque rue semblerait néanmoins être suivie de près et des informations sont également affichées afin de maintenir la distanciation sociale. Des mesures supplémentaires seront prises en cas de saturation.

Enfin, Dominique Michel, le directeur général de la fédération du commerce de Comeos, plaide pour qu’un contrôle strict du nombre de personnes soit instauré à l’entrée des centres commerciaux afin d’en limiter le nombre.

[Suivez Caroline Sury sur Twitter en cliquant ici]

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés