Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent
Publicité

Des comptes à vue moins chers pour les clients qui s'adaptent

Entre 2011 et 2015, les frais demandés aux clients pour leur compte à vue sont restés stables. Mais la vigilance reste de mise.
Publicité
©Photo News

Les banques ont-elles tendance à augmenter, ou pas, les frais des comptes à vue pour leurs clients? D’après une enquête menée par le SPF Économie, dont nous avons pu obtenir les résultats, il semblerait que la tendance soit à la stabilité dans le secteur.

Entre 2011 et 2015, le détenteur d’un compte à vue dans une institution bancaire a vu ses frais diminuer de 1,31 euro (soit 4,6%), si, du moins, il a adapté un minimum ses comportements pour suivre la "digitalisation" de la société. On parle ici d’une baisse moyenne, commune à tous les profils de clients. À l’inverse, pour les personnes qui n’ont pas changé leurs comportements, les frais bancaires ont augmenté en moyenne de 1,58 euros (5,5%).

"Les frais bancaires doivent être transparents et, en outre, il vaut mieux qu’ils ne s’écartent pas de l’évolution générale des prix", explique Kris Peeters, commanditaire de l’étude. Or, sur la même période, l’indice des prix à la consommation a crû de 4,3%. Kris Peeters se réjouit donc de la relative stabilité des prix pour l’utilisateur d’un compte à vue.

Mais les situations peuvent différer selon la manière dont les gens gèrent leurs transactions… Ceux qui ont réalisé la plus forte économie sur leurs frais bancaires sont les personnes qui ont définitivement laissé tomber les virements papier et les retraits d’argent au guichet pour privilégier le tout à l’électronique, et qui, cerise sur le gâteau, possèdent une carte de crédit. Ces petits chanceux ont constaté une baisse de 10% des frais encourus sur leur compte à vue entre 2011 et 2015 (-4,20 euros). Cela étant, ce sont aussi eux qui paient les frais les plus élevés (37,10 euros).

©MEDIAFIN

Voilà qui pourrait ravir beaucoup de monde. Mais, car il y a un "mais", cette baisse ne concerne évidemment pas tous les clients. Le consommateur qui n’a rien changé à ses comportements, et qui reste attaché au papier et au guichet est logé à une tout autre enseigne… C’est le pire des scénarios ébauché par le SPF Économie, et il montre que dans ce cas, les frais ont augmenté de 15,7% entre 2011 et 2015. Le client paiera 34,70 euros, (+ 4,7%) en 2015.

L’enquête du SPF Économie démontre aussi qu’au cours de ces quatre dernières années, les clients ont commencé à privilégier de plus en plus les transactions électroniques. Logique, vu que les banques ont tendance à réduire les frais sur ce type de transactions (certains comptes "internet" sont même totalement gratuits).

Les profils électroniques explosent

Entre 2011 et 2015, le nombre de clients au profil "électronique" a augmenté de 17% (on est à 37% aujourd’hui), alors que le profil "standard" a baissé de 5% (soit 17% des clients). Plus étonnant, le profil "traditionnel" n’a baissé que de 3% (27% des clients), alors que c’est pour ce type de profil que les frais ont explosé. Ce qui fait dire au ministre "qu’il ne faut pas perdre de vue le client traditionnel des banques. Les services bancaires électroniques ne sont pas ouverts à tous et nous devons préserver le choix d’effectuer des opérations bancaires avec le concours personnel d’un banquier".

Par contre, il n’est pas étonnant de découvrir que le nombre de clients ayant un profil "électronique" a fortement augmenté, sachant que c’est ce profil-là qui paiera les frais les moins élevés (19,62 euros).

"Si le client ne remarque pas spontané-ment ce qui est à son avantage, les banques doivent le lui expliquer."

Tout va donc bien dans le meilleur des mondes? Si la situation est assez positive actuellement, Kris Peeters ne compte pas pour autant relâcher son attention. Rien n’exclut donc que de nouvelles enquêtes soient réalisées dans le futur. "Les banques ont une mission: fournir de manière proactive de l’information transparente et accessible quant à leurs services et guider les clients vers ce dont ils bénéficieront le plus, dit Kris Peeters. L’intérêt du consommateur doit venir en premier lieu. Si celui-ci ne remarque pas spontanément ce qui est à son avantage, les banques doivent le lui expliquer", conclut-il.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés