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Des paquets familiaux pas très économiques

C'est bien connu, si vous voulez faire des économies au supermaché, mieux vaut acheter de grands formats. Problème: ces paquets familiaux coûtent parfois plus cher au kilo. Tentative d'explication.

(mon argent) – En septembre dernier, Mon Argent vous révélait les "arnaques des marques". Pour le même prix, certaines d'entre elles n'hésitaient pas à réduire la quantité de produit vendu. Par exemple, la mousse à raser Nivea, vendue 2,49 euros pour 200 ml de produit en juillet, se vendait au même prix un mois plus tard... mais pour seulement 150 ml.

Les distributeurs contaminés?

D'après la dernière enquête publiée par le magazine français de défense des consommateurs, "60 millions de consommateurs", intitulée "Des formats éco qui ne le sont pas", ces petites modifications ont semble-t-il contaminé les distributeurs. L'article en question mentionne les exemples suivants: "dans mon hypermarché Auchan, je constate qu'il est moins cher d'acheter deux paquets de céréales Spécial K de 375 grammes (5,73 euros) qu'un paquet de 600 grammes à 6,50 euros le kilo".

Et en Belgique?

Certes, cette enquête concerne les grandes surfaces françaises. Et pourtant, le phénomène est également d'actualité chez nous. Le quotidien flamand Het Laatste Nieuws a mené l'enquête et fait des découvertes pour le moins étonnantes:

  • 450 grammes de Sirop de Liège coûtent 1,65 euros (3,67 euros/kilo);
  • 900 grammes de Sirop de Liège coûtent 3,44 euros (3,82 euros/kilo);
  • 500 grammes de riz Bosto coûtent 1,83 euros (3,66 euros/kilo);
  • 1.000 grammes de riz Bosto coûtent 3,73 euros (3,83 euros/kilo);
  • 500 grammes de tomates Elvea coûtent 1,11 euros (2,22 euros/kilo);
  • 1.000 grammes de tomates Elvea coûtent 2,79 euros le kilo (2,79 euros/kilo).

Le quotidien est parti d'un exemple concret pour demander des explications à une chaîne de supermarché. La mayonnaise de marque Carrefour conditionnée dans un pot de 500 ml se vend 0,99 euro, soit 1,98 euro les 1.000 ml. Pourtant, la même mayonnaise conditionnée dans un pot de 1.000 ml se vend 2,19 euros, ce qui revient à 21 cents de plus que l'achat de deux pots de 500 ml.

Réponse de la chaîne via sa porte-parole, Julie Stordiau: "Carrefour essaie de respecter au maximum la logique de la disposition des prix. Nous voulons offrir les meilleurs produits aux prix les plus bas. Plus l'emballage est grand, plus le client s'attend à obtenir un prix bas. Par exemple, la purée Mousseline coûte 7,12 euros au kilo si vous en achetez pour 125 grammes et seulement 3,90 euros par kilo si vous optez pour un conditionnement de 500 grammes. Mais des petites fautes peuvent se glisser de temps à autres. Dans un hypermarché classique, nous disposons d'environ 60.000 références, il n'est donc pas anormal de constater certaines irrégularités".

Des "erreurs humaines"…

Les hypermarchés français justifient également ces anomalies par des erreurs humaines. Système U explique qu' "au moment des modifications de prix, des dizaines de milliers de références, les responsables des rayons font peut être parfois des erreurs. Il ne peut s'agir de manœuvre délibérée. Ce serait grotesque et suicidaire", explique son porte-parole. Auchan parle de modifications de prix trop rapides et par conséquent, "d'ajustement décalé". Son porte parole précise: "entre janvier et février, 12.000 références de produits, soit près d'un produits sur deux, ont vu leur prix baisser". Et comme les prix des produits au format standard – les plus vendus – ont la priorité pour les modifications de prix... C'est pourquoi, le prix des formats économiques resteraient brièvement plus élevés.

… et des erreurs sur les tickets

Peu importe les justifications données, cette tendance est illogique pour Ivo Mechels de Test-Achat. Il recommande donc aux consommateurs de regarder systématiquement de manière attentive les prix au kilo ou au litre. Et il insiste, "vérifiez toujours votre ticket de caisse". D'après une enquête menée par Test-Achats, le ticket contenait des erreurs dans 9 magasins sur 10, le plus souvent au détriment du client (59% des cas). Les enquêteurs de Test-Achats ont fait des courses dans 75 magasins de grands groupes de distribution et ont constaté qu'il y a 12% de chances qu'un produit soit l'objet d'une erreur.

Des chiffres toutefois remis en doute par la Fedis, la Fédération de la distribution belge. Elle se base sur des chiffres de la Direction générale Contrôle et Médiation du SPF Economie qui relève un pourcentage de tickets erronés d'à peine 3%. Dans 2,27% des cas, les prix étaient plus chers, et moins chers dans 1,82% des cas. "En résumé, le prix du ticket de caisse ne correspond donc pas au prix affiché en magasin dans moins de 3% des cas. Avec ces résultats, le secteur réalise de bien meilleures prestations qu'en 2007, lorsque 4% encore des tickets de caisse contenaient des erreurs. La DG Contrôle et Médiation parle même d'une rupture nette de tendance en matière d'erreurs constatées", souligne la Fedis. "L'enquête de la DG Contrôle et Médiation montre que les prix sur plus de 97% des tickets de caisse sont corrects et que le pourcentage d'erreurs continue à chuter chaque année", poursuit la fédération de la distribution.

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