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Devrez-vous payer un rendez-vous médical "oublié"?

La justice a récemment condamné à une amende un patient qui ne s'est pas présenté à des rendez-vous chez le dentiste, sans prévenir. Cette première risque-t-elle de faire jurisprudence… Quelles sont les règles? Que risquez-vous en cas de retard, d’annulation ou de non-présentation?
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salle d'attente ©iStock

(mon argent) - Médecins, dentistes, hôpitaux et autres professionnels de la santé déplorent la multiplication des "no show", ces patients qui ne se présentent pas au rendez-vous, annulent (trop tardivement) ou arrivent en retard. "Aux Cliniques Universitaires St Luc, le phénomène touche environ 1 patient sur 10. Mais dans d’autres hôpitaux, c’est le double" constate Jean-Michel Bernard, responsable du département Administration et Processus patient.

Dès 1994, l’Ordre des médecins a ainsi prévu la possibilité de réclamer, non pas le coût de la consultation manquée, mais un dédommagement (inférieur au tarif de la consultation). Car ces rendez-vous manqués ont un coût. Mais qu’en est-il dans les faits?

Le coût...

"Pour l’instant, nous ne facturons rien en cas d’annulation, de retard ou de non-présentation", indique Jean-Michel Bernard. "Il faut savoir que dans le cas de consultations ou de soins ponctuels, les répercussions se limitent à la gestion des plannings. Mais pour des prestations plus lourdes (petite chirurgie, opérations, actes médico-techniques, traitement nécessitant des rendez-vous de plusieurs heures), le coût en temps perdu, mais aussi en personnel (assistants, etc) et en matériel médical (scanner, machine spéciale) mobilisés pour rien peut-être énorme".

C’est précisément le cas du dentiste dont la justice a été saisie du dossier: son patient avait quatre rendez-vous pour des traitements de 4 heures. Il s’agissait donc d’un cas assez exceptionnel. Pour le reste, vous ne risquez pas grand chose. Pour l’instant...

Prévention, dissuasion, responsabilisation

Il n’empêche: s’il n’existe pas vraiment de règle, la "réplique" s’organise. Dans un premier temps, médecins, dentistes et hôpitaux ont adopté une attitude pragmatique, reposant davantage sur la responsabilisation, la prévention et la dissuasion davantage que sur une véritable répression. Les quelques exemples ci-dessous l’illustrent. Vous voici donc prévenus.

  • Systématisation de l’overbooking: une manière simple de compenser les éventuels "no shows" et autre retards;
  • Une affiche dans les salles d’attente prévenant qu’un rendez-vous annulé moins de 24 heure à l’avance donne lieu à dédommagement;
  • L’envoi d’un SMS (ou un coup de fil) de rappel au patient directement le patient la veille, surtout si le rendez-vous a été fixé longtemps à l’avance…
  • "La pression s’exerce aussi de manière indirecte. Un patient coutumier du fait ou récidiviste qui a été repéré risque, lors d’une prochaine demande de rendez-vous, de ne pas être considéré comme prioritaire par exemple" explique Jean-Michel Bernard.
  • Michel Devriese, président de la société de médecine dentaire évoque une forme de rupture de contrat de soin: "Un premier rendez-vous manqué, cela peut arriver à tout le monde. Au deuxième, on est ‘alerté’. La troisième fois, le patient risque de s’entendre dire que ce n’est plus la peine de venir".
  • Pour des traitements de longue durée (ex: orthodontie, où il faut se présenter à un rendez-vous chaque mois pendant deux ans, en général) mieux vaut prévenir le patient de ce à quoi il s’engage (contrainte, temps, argent). C’est ce qu’on appelle le "consentement éclairé".
Que couvre vraiment votre "certif" médical?

Vous êtes malade, hospitalisé, en convalescence... Vous voilà sous certificat médical et donc "couvert". Mais jusqu'à quel point? Qu'êtes-vous autorisé à faire? Sortir faire vos courses, conduire votre fils au judo, partir vous reposer à la campagne, sortir en boîte? La réponse dans notre article.

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