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Entreprendre: plus rien ne vous retient

Malgré des conditions et une conjoncture difficile, tout est mis en œuvre pour vous permettre de lancer votre propre affaire. Nouveauté: la SPRL Starters vous permets de créer votre entreprise avec un capital social minimal de seulement 1 euro.

 

Crise: un bon
moment pour
se lancer

 

 

 

(mon argent/l'écho) – Jusqu'ici, nombre de candidats entrepreneurs en Belgique renâclaient au moment de constituer le capital de leur future société. A 18.550 euros, le ticket d'entrée dans le monde des SPRL restait suffisamment élevé pour en décourager plus d'un. Et en période de basse conjoncture, cet obstacle sur la voie de l'entrepreneuriat paraît d'autant plus difficile à franchir que le crédit se fait plus rare et plus cher.

De plus, le taux d'entrepreneuriat en Belgique est relativement faible: il s'établit à 2,8% seulement contre une moyenne européenne de 5,8%. Et le taux d'échec est en augmentation ces derniers mois. Le premier constat est dû, entre autres, aux obstacles dressés sur la route des candidats entrepreneurs. Même si l'obstacle financier n'est pas le moindre, le niveau d'impréparation de ces mêmes starters explique en grande partie ce taux.

 

 

 

Un capital social à un euro…

 

 

 

Il fallait donc réagir. Le gouvernement l'a compris: le Conseil des ministres a approuvé, vendredi, l'avant-projet de loi modifiant le code des sociétés afin d'autoriser les SPRL Starters (SPRL-S). Une nouvelle forme de société privée à responsabilité limitée dont le principal avantage est que le capital social minimal s'élève à... un euro.

L'objectif est notamment de répondre à la "concurrence" de la législation britannique, où l'on peut créer sans mise de fonds une Limited Company. Comme vient de le faire la France en janvier dernier en lançant l'auto-entrepreneur. Il s'agit aussi de lutter contre la crise et le resserrement du crédit bancaire qui s'en suit pour les entrepreneurs en herbe.

… dotées de garde-fous

Mais une entreprise à un euro, ça fait peur, aussi bien aux éventuels créanciers qu'aux futurs clients. Le législateur y a pensé et a prévu quelques garde-fous. Citons:

 

 

 

 

 

  • l'obligation d'établir avec le concours d'un expert (comptable, réviseur...) un plan financier qui garantisse le sérieux du projet;
  • le caractère provisoire de la SPRL-S qui devra obligatoirement être transformée en SPRL "classique" au bout de cinq ans;
  • la mise en réserve d'au moins 25% du bénéfice; 
  • la responsabilité des fondateurs en cas de faillite dans les trois premières années.

 

 

 

 

 

Une évaluation dans un an

Sera-ce suffisant? Le projet va dans le bon sens, estime l'Union des classes moyennes (UCM), mais il ne faudrait pas qu'on en arrive à considérer les SPRL-S comme des sociétés de "seconde zone". La raison pour laquelle l'UCM demande qu'on évalue le dispositif un an après son entrée en vigueur.

Au Syndicat neutre pour indépendants (SNI), on se réjouit de la mesure tout en concédant qu'une évaluation dans un an serait une bonne idée. "Le nombre de sociétés va augmenter tandis que celui des entreprises en personne physique va continuer de diminuer", estime sa présidente Christine Mattheuws. "La mesure récoltera un grand succès si on l'explique bien. Elle est importante pour nombre d'indépendants pour lesquels le capital minimum en SPRL restait un obstacle considérable".

La prudence reste de mise

A priori neutre dans ce débat, Eric Van den Broele, directeur du service d'étude au bureau Graydon, se montre prudent: "Dans le temps, on avait autorisé la société à un franc, puis on avait fait marche arrière devant l'augmentation du nombre de faillites, dit-il. Mais la validation du plan financier par un expert apporte tout de même des garanties". Il pointe aussi les SPRL qui ne libèrent que le tiers du capital, soit 6.200 euros sur 18.550, comme l'autorise la loi actuelle: "beaucoup de ces sociétés disparaissent après 5 ans, soit au moment où elles doivent libérer le solde du capital"."

La mesure pourrait par ailleurs avoir un grand impact sur le nombre d'indépendants. Mais encore une fois, tout sera question d'équilibre...

 

 

 

 

 

 

Envie de vous lancer?

Lisez notre dossier "Starters" et trouvez-y toutes les astuces et conseils pour lancer votre entreprise. Notamment:

  • où trouver des aides et des crédits;
  • quels outils gratuits utiliser;
  • les 5 questions à vous poser avant de vous lancer.

 

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