Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent

Fini de payer vos gros achats en cash!

Voiture, canapé, bijoux précieux, fête d’anniversaire ou de mariage, œuvre d’art… Des dépenses pour lesquelles la facture est souvent conséquente. Mais désormais, il n’est plus possible de payer de grosses sommes aux commerçants avec une liasse de billets. Quelles sont les alternatives?

Dans le cadre de la lutte contre l’argent noir, la fraude fiscale et le blanchiment d’argent, les paiements en cash ont été réglementés. Et les règles ont encore été durcies ce 1er janvier 2014. Seul un maximum de 3.000 euros pourra encore être intégralement payé en cash. Un achat dont le montant dépasse 3.000 euros pourra être payé au maximum 10% en cash, avec un plafond absolu de 3.000 euros. Si votre nouvelle voiture coûte 20.000 euros, vous pourrez donc payer un maximum de 10% (2.000 euros) en cash. Si elle coûte 30.000 euros ou davantage, le plafond sera de toute façon fixé à 3.000 euros.

Impossible de contourner cette limite en payant un acompte ou en répartissant le paiement sur plusieurs factures. Les limites de 10% ou 3.000 euros portent sur le montant total de l’achat, que le paiement soit effectué en une ou plusieurs fois. "Quelques problèmes relatifs à l’interprétation des nouvelles règles doivent encore être clarifiés avec le SPF Économie, explique Lieven Cloots, conseiller juridique du service d’études de l’Unizo. Un exemple: si vous achetez un salon pour 2.500 euros, et qu’une semaine plus tard, vous achetez une table dans le même magasin, s’agit-il d’une seule et même transaction?"

Pas le moindre euro en cash pour un achat immobilier! Vous comptez acquérir une maison, un appartement ou un terrain? Depuis ce 1er janvier, vous n'êtes plus autorisé à payer le moindre un euro en cash. "Seuls les frais d'acte chez le notaire peuvent encore être payés en cash", explique le notaire Marc Sobrie. Mais comme ces coûts qui comprennent les honoraires du notaire et les droits d'enregistrement sont en général supérieurs à 3.000 euros, il faudra tenir compte des limites des paiements en cash. Même l'acompte en général 10% du montant ne peut plus être payé comptant. Alors comment payer son achat immobilier? Lorsque l'ensemble de la transaction est financé par un emprunt, "la banque versera le montant sur le compte du notaire. Il est vraiment exceptionnel qu'un employé de banque se déplace avec un chèque", explique Marc Sobrie. Les acheteurs qui paient avec leurs propres deniers, peuvent faire un virement sur le compte du notaire. "Ils doivent juste tenir compte du fait que les virements prennent quelques jours. Or, si le montant n'est pas arrivé sur le compte du notaire, l'acte ne pourra pas être passé", prévient Marc Sobrie. Par ailleurs, l'acte donne souvent quittance du prix de la vente. Pour ces raisons, environ la moitié des acheteurs qui paient avec leurs propres capitaux, ont recours à un chèque bancaire. Chez les commerçants, pas entre particuliers

Pas le moindre euro en cash pour un achat immobilier!

Vous comptez acquérir une maison, un appartement ou un terrain? Depuis ce 1er janvier, vous n'êtes plus autorisé à payer le moindre un euro en cash. "Seuls les frais d'acte chez le notaire peuvent encore être payés en cash", explique le notaire Marc Sobrie. Mais comme ces coûts qui comprennent les honoraires du notaire et les droits d'enregistrement sont en général supérieurs à 3.000 euros, il faudra tenir compte des limites des paiements en cash. Même l'acompte en général 10% du montant ne peut plus être payé comptant.

Alors comment payer son achat immobilier? Lorsque l'ensemble de la transaction est financé par un emprunt, "la banque versera le montant sur le compte du notaire. Il est vraiment exceptionnel qu'un employé de banque se déplace avec un chèque", explique Marc Sobrie. Les acheteurs qui paient avec leurs propres deniers, peuvent faire un virement sur le compte du notaire. "Ils doivent juste tenir compte du fait que les virements prennent quelques jours. Or, si le montant n'est pas arrivé sur le compte du notaire, l'acte ne pourra pas être passé", prévient Marc Sobrie. Par ailleurs, l'acte donne souvent quittance du prix de la vente. Pour ces raisons, environ la moitié des acheteurs qui paient avec leurs propres capitaux, ont recours à un chèque bancaire.

Chez les commerçants, pas entre particuliers

Cette limite ne s’applique qu’aux achats réalisés auprès d’un commerçant. "Pour la vente de biens mobiliers entre particuliers, les paiements en cash ne sont pas limités, confirme le SPF Économie. Et cela vaut aussi pour les ventes en ligne entre particuliers." Donc, si vous achetez une voiture d’occasion de 20.000 euros à un particulier, vous pourrez la payer en partie ou totalement en cash.

Alternatives?

Pour les grosses dépenses, il faut donc trouver des solutions alternatives qui satisfassent les deux parties. Car le vendeur veut être certain de recevoir l’argent. De son côté, l’acheteur veut avoir la certitude que le produit correspond à sa commande et qu’il fonctionne. En outre, il ne veut pas risquer d’être confronté à un vendeur en faillite et de perdre sa mise...

Parmi les alternatives au cash figurent évidemment les moyens de paiement traditionnels: carte de débit ou de crédit, virement ou chèque (bancaire). "L’avantage d’un paiement par carte ou par virement, c’est qu’on dispose d’une preuve de paiement, alors qu’en payant cash, il faut la demander", explique Reinhard Steennot, professeur en droit des consommateurs à l’Université de Gand.

A court terme, on ne prévoit pas d’instaurer de nouveaux modes de paiement pour les montants importants. "Il existe en effet suffisamment d’alternatives sur le marché", estime Bob De Leersnyder, porte-parole de Febelfin. Aperçu.

1. Paiement par carte de crédit/débit

La façon la plus pratique de payer des achats, c’est d’utiliser une carte de débit ou de crédit. Avantages: sécurité, rapidité, paiement correct, pas de risque de perte ou de vol de l’argent. Et grâce aux terminaux mobiles, de plus en plus de commerçants acceptent les paiements par carte lors de la livraison. Selon les chiffres de Febelfin, les cartes représentaient 46,1% des les instruments de paiement en 2011.

Mais il n’est pas toujours possible de payer de gros montants avec une carte. Les institutions financières ont en effet toutes placé des limites, selon le type de carte et le profil du client. Vérifiez donc quel est le montant maximum que vous êtes autorisé à payer par carte. Pensez à augmenter temporairement le plafond si vous prévoyez un achat important. Contactez les services en ligne de la banque ou passez dans une agence.

Quel est le plafond standard d’une carte de débit? Chez Belfius, il est de 10.000 euros par semaine. Chez KBC, vous pouvez porter votre plafond à 10.000 euros via internet. BNP Paribas Fortis et ING ont placé la limite à 2.500 euros par période de 7 jours. Chez ING, vous pouvez augmenter la limite à 10.000 euros, et même ensuite jusqu’à 20.000 euros.

2. Le virement

Les virements sont quasiment aussi populaires que les cartes de débit. D’après les chiffres de Febelfin pour 2011, ils représentaient 41% des instruments de paiement traditionnels. Mais peut-on payer un achat important par virement? "Le problème, c’est que le commerçant ne reçoit le paiement que quelques jours plus tard et qu’il court le risque d’un éventuel défaut de paiement", poursuit Lieven Cloots. Faut-il dès lors effectuer le virement au préalable? Dans ce cas, le risque bascule du côté du client.

Les virements peuvent se faire en agence ou en ligne. Les plafonds des virements bancaires par internet varient sensiblement d’une banque à l’autre. Renseignez-vous! KBC a placé la limite à 25.000 euros par jour, mais elle peut être relevée à 500.000 euros sur simple demande, en agence. Chez BNP Paribas Fortis, le maximum est de 300.000 euros par jour, contre 25.000 euros chez ING. Belfius impose un maximum de 20.000 euros par semaine.

3. Chèques bancaires

Le chèque bancaire constitue une alternative plus chère et plus compliquée. Il convient par exemple pour l’achat d’une voiture, si un paiement par carte est impossible. Les chèques bancaires sont émis par la banque et garantissent au vendeur une sécurité totale. En effet, lors de l’émission du chèque, le compte est débité et l’argent est placé sur un compte interne de la banque. Le prix varie d’une banque à l’autre. Chez Belfius, les chèques bancaires sont gratuits. Chez BNP Paribas Fortis, ils coûtent 3,03 euros, chez KBC, 6,05 euros, et chez ING, 12 euros.

4. Chèques clients

Les chèques ordinaires ne sont quasiment plus utilisés par les particuliers depuis des années. D’après les chiffres de Febelfin, 7 millions de chèques ont été émis en 2011. Même si ce chiffre paraît élevé à première vue, il doit être relativisé. En effet, les chèques représentent à peine 0,3% des instruments de paiement classiques. La baisse de leur usage a commencé après l’an 2000 (71 millions de chèques émis). En 2005, leur nombre était déjà tombé à 16 millions. Si le chèque ordinaire a quasiment disparu, c’est parce qu’il n’offre aucune garantie. Les commerçants peuvent se voir refuser le paiement si le compte n’est pas suffisamment alimenté. Un vendeur n’acceptera donc un chèque que s’il fait confiance à son client. Autres inconvénients: les chèques doivent être commandés et le risque de perte ou de fraude est important.

Il est malgré tout toujours possible de demander des chèques, même à titre exceptionnel. Les prix diffèrent d’une banque à l’autre en fonction du type de compte. Le plus souvent, les banques exigent que vous en commandiez un nombre minimum. Chez Belfius, vous paierez 6 euros pour 10 chèques si vous disposez d’un compte Classic. Pour la Blue-Red-Gold et le compte Platinum, ils sont gratuits. Chez BNP Paribas Fortis, les chèques sont fournis par quatre, (0,25 euro lors de la commande + frais d’envoi). L’émission d’un chèque coûte 0,50 euro. KBC facture 0,40 euro par chèque et 0,60 euro pour des chèques personnalisés, avec un minimum de 10 chèques. Une commande de 10 chèques chez ING coûte 24,2 euros.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés