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L’indexation: une spirale infernale ou une bénédiction?

En ces temps de perte du pouvoir d’achat, l’augmentation automatique des salaires sur base de l’indice des prix est la grande discussion des banques centrales et des employeurs. De quoi s’agit-il exactement ?
Les employeurs craignent une spirale prix-salaires qui ne ferait qu’empirer l’inflation.

(m24) – Guy Quaden, gouverneur de la Banque Nationale, a donné son avis le week-end dernier. L'indexation automatique des salaires est responsable de la croissance de l'inflation, d’après lui.

Quaden a expliqué, non sans difficulté, à ses collègues européens pourquoi notre pays s’attache à ce système. Aucun autre pays en Europe, à part le Luxembourg, n’utilise cette méthode.

 

Qu’est ce que l’indice?

Les prix de centaines de produits sont minutieusement surveillés. Les changements de prix, pris en considération selon l’importance qui leur est accordée dans un budget ménager, fournissent chaque mois un indice. On parle d’indexation lorsqu’il s’agit d’augmentations de prix.

 

A quoi sert l’indice?

Dans notre pays, l’indice est lié aux salaires. Si les prix augmentent, les salaires augmenteront également après une certaine période. Cela est également valable pour les allocations. C’est une façon d’éviter la perte du pouvoir d’achat.

Cette adaptation ne se produit pas immédiatement. Ce n’est qu’après avoir dépassé un certain niveau – on parle alors d’indice pivot – que le salaire sera modifié.

 

L’indexation doit-elle toujours être appliquée?

Dans les années 80, on a essayé d’être créatif avec le principe et on a évité une indexation. On parle alors d’un saut de l’index. En 1994, Jean-Luc Dehaene a décidé de ne plus prendre en compte les prix du tabac, de l’essence, du diesel et de l’alcool. La hausse des prix des carburants ne conduit donc plus automatiquement à une augmentation des salaires.

 

Quel est le problème?

Les employeurs craignent une spirale prix-salaires qui ne ferait qu’empirer l’inflation, étant donné que les hausses des prix entraînent une augmentation des salaires. Un effet “boule de neige” pourrait alors s’installer. Les employeurs défendent plutôt le système des accords « all-in », où une enveloppe fixe pour les hausses de salaires est déterminée à l’avance et où les augmentations de salaires – avec l’inflation – sont négociées.

En principe, les syndicats privilégient l’indexation automatique, mais confirment la nécessité de trouver de nouvelles mesures concernant le pouvoir d’achat.

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