Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent

L'offre de banques privées en ligne s'étoffe

L’offre de banque privée se démocratise pour les particuliers. Quatre banques proposent ce service à moindre coût, grâce à la technologie. Ce service est accessible à partir de 5.000 euros chez MeDirect, 15.000 chez Keytrade et Fortuneo. Evi accepte les clients à partir de 1.000 euros.
©ANP XTRA

Le particulier qui ne sait pas trop comment placer son argent en Bourse mais souhaite profiter de celle-ci a désormais le choix entre plusieurs solutions. Plusieurs banques ont développé une offre de banque privée en ligne, où le client confie son argent, et voit celui-ci géré à moindres frais par une équipe de professionnels de la finance. Le courtier en ligne Fortuneo propose depuis 2009 une gestion "100% en ligne" à la seule condition d’être client et de répondre à un questionnaire pour déterminer son profil de risque. Le courtier impose toutefois des frais d’entrée, de 1,5%, mais pas de frais de sortie, alors que les autres concurrents ne chargent que des frais de gestion annuels. Ceux-ci ont démarré leur offre de gestion de patrimoine plus récemment. MeDirect a commencé en 2014, Keytrade a suivi en 2015 et Van Lanschot est la dernière banque à s’être lancée sur ce créneau, en proposant notamment temporairement cette gestion en ligne à partir de 1.000 euros. Cette limite sera relevée ensuite à 10.000 euros.

©mediafin

Le principe derrière cette banque privée en ligne est le suivant: un client, disposant de minimum 5.000 euros (chez MeDirect) ou 15.000 euros (chez Keytrade Bank et Fortuneo) souscrit à un contrat de gestion en ligne. Il répond à un questionnaire pour déterminer son profil de risque. Chez MeDirect, Evi (banque Van Lanschot) et Fortuneo, cinq profils de risque différents, allant du plus défensif au plus risqué, sont disponibles. Keytrade, avec son offre KeyPrivate, va plus loin et propose 10 profils de risque différents. Toutefois, Steven Van Gaever, responsable de la communication chez Keytrade, précise que les profils allant du numéro 5 à 7 sont les plus courants parmi la clientèle, c’est-à-dire "plus dynamique que neutre".

Sicavs choisies

En fonction de ce profil de risque, le particulier est investi davantage en obligations ou en actions, à travers des sicavs ou des ETF (fonds indiciels cotés en Bourse). Fortuneo et MeDirect investissent principalement en sicavs. Chez Fortuneo, la partie monétaire n’est pas investie, elle reste sur le compte d’épargne du client, précise la société. Car il faut rappeler que les fonds monétaires offrent des rendements négatifs, ce qui n’est pas le cas du compte d’épargne. Chez MeDirect, Wim Wuyts, responsable du marketing, souligne que les fonds sont choisis en partenariat avec Morningstar, une société spécialisée dans l’analyse des fonds de placement. "Morningstar définit l’allocation des fonds, mais notre comité d’investissement décide, tous les mois, d’adapter ce portefeuille", indique-t-il.

"Grâce à la technologie, on peut offrir les mêmes services que la banque privée, à coûts réduits."
Wim Wuyts
MeDirect

Chez Keytrade, un modèle mathématique établi par la société Gambit décide d’allouer les avoirs des clients dans douze différents ETF en fonction du profil de risque, et un comité d’investissement supervise cette allocation.

Seul Evi, l’offre de la banque Van Lanschot, consiste en un portefeuille d’actions et d’obligations. Le client se retrouve avec une centaine de lignes de placements dans son portefeuille géré électroniquement par la banque. "Il peut y avoir des fonds dans le portefeuille", précise Michel Schram, directeur d’Evi.

Alternative

Michel Schram constate que les clients qui souscrivent à Evi sont des épargnants qui souhaitent prendre plus de risque alors que les taux des carnets d’épargne sont au plus bas. Mais il ajoute que l’offre vise à démocratiser la banque privée. C’est aussi le constat chez MeDirect. "Grâce à la technologie, on peut offrir le même service que la banque privée, mais avec des coûts réduits", précise Wim Wuyts. Le client a en outre la possibilité de verser tous les mois de l’argent, pour un minimum allant de 50 à 250 euros.

Mais chez Deutsche Bank , Jean-Michel Segers, responsable du marketing, critique ces banques privées en ligne, en raison de leurs profils de risque standardisés. Néanmoins, celles-ci font leur chemin.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés