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Le moment de remplir la citerne à mazout?

Alors qu'on assiste depuis plusieurs mois à une forte augmentation des prix des matières premières - cuivre et blé en tête -, le prix du pétrole est resté relativement stable. Doit-on s'attendre à de nouvelles baisses du cours du brut, ou vaut-il mieux faire le plein de mazout maintenant?
©iStock

(Mon Argent) – Au mois d’août, le prix du baril a connu un recul de 13 pour cent, conséquence de l’incertitude quant à la conjoncture économique et de la crainte fébrile d’un "double dip". Ces deux dernières semaines, on note cependant un renversement de la tendance. Tout d’abord, la publication d’excellents résultats du côté de l’économie américaine a quelque peu apaisé les craintes d’un double plongeon. S’en est suivie, la semaine dernière, l’annonce de l’explosion d’une plate-forme de forage dans le Golfe du Mexique. Aujourd’hui, le baril de pétrole s’échange à 76,7 dollars.

Quant à savoir si le cours du pétrole va flamber comme c’est le cas entre autres pour le blé et le cuivre, l’avenir nous le dira. La plupart des analystes pensent que ce ne sera pas le cas. Gene McGillian, analyste pour Tradition Energy, craint même un repli du cours en dessous des 70 dollars maintenant que la saison estivale touche à sa fin. En effet, aux États-Unis, les mois d’été sont traditionnellement des mois de forte demande en diesel. Les analystes du spécialiste américain de l’énergie Cameron Hanover vont encore plus loin. Ils annoncent une chute du prix du brut jusqu’à 10 dollars, en raison de la faiblesse de la demande. Ils s’expliquent: "À 75 dollars le baril, cela signifie que les investisseurs paient le pétrole au prix de l’or. Ce faisant, ils ne tiennent absolument pas compte des fondamentaux."

Prix stables

L’avis des analystes de la Bank of America est davantage suivi. Pour le deuxième semestre 2010, ils tablent sur un cours moyen du brut à 78 dollars le baril. Soit, un peu plus que le prix actuel. Leurs prévisions à la hausse se basent sur deux éléments.

Primo, ils craignent que la hausse de la demande de pétrole soit moins importante qu’attendu. "Les 12 derniers mois, la demande a augmenté grâce aux stimuli des autorités, mais la croissance pourrait à nouveau reculer", disent les analystes. Secundo, il s’attendent à ce que les stocks des pays hors OPEP soient plus élevés que prévu. Toutefois, d’après la Bank of America, ces deux facteurs seront maintenus en équilibre par les pays en développement. "Les fondamentaux forts des pays en développement continueront à soutenir la demande.", explique-t-elle. Pour 2011, la Bank of America s’attend à une hausse des prix.

Dollar

Même si les analystes ne prévoient pas de fortes hausses du prix du pétrole, cela ne signifie pas forcément qu’il en va de même du prix du mazout de chauffage. À cet égard, l’évolution du dollar américain joue un rôle crucial. Pour preuve, il suffit de regarder la situation en 2010: libellé en dollar, le prix du Brent est aujourd’hui à peu près au même niveau qu’en début d’année. Mais en euro, pour la même période, il a augmenté de 10 %.

C’est précisément le dollar américain qui explique pourquoi le prix du mazout a augmenté de 10 pour cent au début de cette année. "Comparé au diesel, par exemple, le prix du mazout est beaucoup plus lié à celui du pétrole. Ainsi, dans le cas du diesel, les accises jouent un rôle bien plus important", explique Bernard Claeys, de la Fédération Pétrolière Belge.

Nous avons vu que les analystes ne s’attendent pas à une nouvelle forte hausse du prix de l’or noir. Ils ne prévoient pas non plus un prochain renforcement du dollar. Conclusion: inutile de se précipiter pour faire des provisions de mazout.

INVESTIR

C'est la crise dans la zone euro. Résultat? Le prix moyen des matières premières revient à son niveau de début d'année. Mais derrière cette moyenne se cachent de grandes disparités...

(mon argent) – Jusqu'au mois d'avril, les prix des matières premières étaient à la hausse. Depuis, ils rechutent. L'indice des "commodities" (CRB) - , qui reflète l'évolution des prix de 19 matières premières, est aujourd'hui au même niveau qu'en début d'année. Les variations d’une matière première à l’autre sont toutefois énormes.

Le grand perdant est le sucre, 47% moins cher depuis début 2010. Cet effondrement découle directement d'une crainte générale : l’augmentation de la production pourrait s’avérer largement supérieure aux prévisions. Ces dernières sont actuellement excellentes, surtout pour le Brésil. Dès lors, contrairement au schéma de ces dernières années, il ne sera pas question de pénurie. Or à cause des reculs de production des deux dernières années, le prix du sucre a flambé pour atteindre en février dernier son plus haut en 2 ans.

Les prévisions sont également très positives pour les autres productions agricoles comme le blé, le maïs et le soja. Ceci explique pourquoi les prix de ces matières premières ont baissé, eux aussi. Le blé et le maïs ont respectivement chuté de 16% et 13%.

Métaux

Les métaux ont, eux aussi, déchanté ces derniers mois. Zinc et plomb ont respectivement perdu 26% et 24% depuis début janvier. Malgré cela, ils s'inscrivent largement au-dessus de leur niveau de début 2009. La chute du prix des métaux tient à deux préoccupations majeures. Premièrement, les analystes craignent que la crise dans la zone euro pèse sur la croissance économique (et donc sur une baisse de la demande de ces métaux). Deuxièmement, la Chine a lancé des plans pour réprimer la surchauffe du secteur de la construction, ce qui pourrait mettre la demande de métaux sous pression.

Plus fortes chutes de prix depuis début 2010
Sucre: -47%
Zinc: -26%
Plomb: -24%

Plus fortes hausses de prix depuis début 2010
Nickel: 17%
Or: 11%
Argent: 9%

Tandis que certaines matières premières trinquent, d'autres tirent profit de la crise européenne. L'or, par exemple, a triplé depuis ce début d'année. Dans son sillage, l'argent a lui aussi augmenté de 9 pour cent. La plus grande hausse enregistrée est celle du nickel. Ce métal, principalement utilisé dans la production d'acier inoxydable, a connu une augmentation considérable de la demande. Du côté de l'offre, des grèves sporadiques dans plusieurs grandes mines ont conduit à une pression accrue sur les prix.

La Coupe du Monde fait-elle flamber les prix des métaux?

Dans quelques semaines, le coup d'envoi de la Coupe du Monde de football sera donné en Afrique du Sud. Les analystes craignent que cet événement n'ait lui aussi des conséquences indirectes sur les prix des métaux. L'Afrique du Sud risque en effet de ne pas pouvoir assumer les besoins en électricité du tournoi. Eskom, le plus grand fournisseur d'électricité, a déjà dû couper temporairement plusieurs gros utilisateurs au cours des dernières années. Parmi eux, les mines, qui consomment à elles seules 15 pour cent de l'électricité sud-africaine. La coupure a généré une flambée des prix, entre autres du platine, du palladium et du ferrochrome. La chute de l'électricité en 2008 a entraîné une hausse des prix du platine de 1700 à 2100 dollars la livre.

PVM - 16:51 - 04/06/2010 Copyright © monargent.be

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