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Les jeunes francophones ignorent les questions d'argent

Les jeunes Flamands affichent les meilleures connaissances sur les questions d’argent, après les Chinois. La Fédération Wallonie-Bruxelles, elle, n’a pas participé à l’enquête de l'OCDE. Pourquoi?

Selon une vaste étude de l’OCDE, les jeunes Flamands affichent parmi les meilleurs scores au monde quant à leurs connaissances sur les questions d’argent (comment établir un budget, qu’est-ce qu’un taux d’intérêt, est-ce risqué de placer ses économies en actions, etc.).

Le Programme for International Student Assessment (PISA) a interrogé pas moins de 29.000 étudiants de 15 ans dans 13 pays de l’OCDE et 5 pays partenaires, pesant ensemble 40% du PIB mondial.

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Si Shanghai obtient la meilleure note, la mégapole chinoise est immédiatement suivie par la Communauté flamande, avant l’Estonie, l’Australie, la Nouvelle Zélande, la République tchèque et la Pologne. Tout au bas du classement, on retrouve la Colombie.

Certaines régions en tête du classement, dont la Communauté flamande, montrent une meilleure performance en matière financière que ce qu’aurait pu laisser penser leur score en mathématiques ou en compréhension à la lecture.

Seule une petite partie (10%) des jeunes étudiants interrogés aux quatre coins du monde est capable de résoudre des problèmes complexes (analyse de bilans bancaires par exemple) et peu de différences sont à noter entre filles et garçons, contrairement à ce qu’on peut constater sur ce type d’études appliquées aux adultes.

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En Flandre, plus de 70% des ados de 15 ans ont un compte bancaire contre moins de 30% en Israël ou en Slovaquie.

Et les jeunes francophones alors?

Mais pourquoi diable n’a-t-on pas cru bon de tester les connaissances des jeunes francophones de Belgique? Réponse du porte-parole de l’OCDE, Spencer Wilson: "C’est une question à poser au ministre de l’Éducation (de la Fédération Wallonie-Bruxelles). Ce test sur l’éducation financière était une option dans le programme plus vaste de PISA 2012 sur les connaissances des jeunes, qui impliquait 65 pays et économies au total. Cette option, qui nécessitait l’organisation d’un test de 2 heures supplémentaires et donc beaucoup de temps pour les écoles et les enseignants, n’a été retenue que par 18 pays. L’OCDE n’a pas exercé de pression sur les autres pays vu les contraintes déjà importantes auxquelles ils étaient confrontés pour leur participation à cette grande enquête."

Eric Étienne, chef de cabinet adjoint et porte-parole de Marie-Martine Schyns, la ministre en charge de l’Enseignement obligatoire à la Fédération Wallonie-Bruxelles, se défend pour sa part de tout désintérêt pour l’éducation financière. "D’abord le budget à allouer pour cette enquête dépendait de la Recherche, et non de l’Enseignement. Ensuite, nous recevons énormément de propositions d’enquêtes diverses. Il faut faire des choix et nous participons à certains projets auxquels l’enseignement flamand ne participe pas. C’est par exemple le cas de l’enquête PIRLS sur la lecture en primaire qui nous a permis de mettre nos lacunes dans ce domaine en évidence. Vous savez, ce sont des budgets relativement importants, notamment parce qu’il faut engager des chercheurs pour traiter les résultats. Dans le cas de PIRLS par exemple, c’est 150.000 euros sur 4 ans, soit 600.000 euros au total."

Pour preuve de l’intérêt de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’éducation financière, le porte-parole rappelle par ailleurs que l’Enseignement francophone "a travaillé avec la FSMA (dont le rôle est de protéger le consommateur en matière de produits financiers) et la Fondation Roi Baudouin pour intégrer ces thèmes dans les référentiels à disposition des enseignants. Il ne s’agit pas d’un cours en soi — puisque là aussi il y a un tas de propositions tout à fait valables mais qu’on ne pourrait retenir toutes —, mais de modules abordés en cours de mathématiques, de sciences économiques, de géographie, etc."
Rappelons qu’en Flandre, des questions spécifiques aux finances personnelles font partie depuis 2010 des "eindtermen" (examens de fin de cycle).

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