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Les titres-services sur le déclin?

L'augmentation du prix du chèque et une reprise économique insuffisante en matière de création nette d'emplois compromettent une reprise de l'activité en titres-services.
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©Photo News

Les dernières statistiques relatives aux titres-services remboursés – véritable indicateur de l'activité dans le secteur – confirment ce que les économistes pressentaient depuis quelques mois: la progression des titres-services est stoppée.

"On constate depuis 2007 une nette tendance à la baisse des taux de croissance à un an d'écart du volume de titres-services utilisés (avec des fluctuations certes importantes autour de cette tendance)" note Philippe Defeyt, économiste à l'Institut pour un développement durable, dans un communiqué.

Et, pour la première fois, on observe en mars 2014 un léger recul (-0,3%) par rapport à période correspondante en 2013.

La tendance du volume des titres-services remboursés, à savoir l'évolution de l'activité dans le secteur "nettoyée" des variations saisonnières et autres fluctuations comme par exemple les congés liés à des fêtes religieuses mobiles, se stabilise à un niveau un peu supérieur à 10 millions de titres-services par mois depuis avril 2013.



"On peut penser que la probabilité d'une reprise significative de l'activité en titres-services, et même d'une reprise tout court, est faible. A mes yeux, un tassement même n'est pas impossible" commente Philippe Defeyt.

L'économiste met en avant trois éléments pouvant justifier cette tendance à la baisse:

- L'augmentation du prix du chèque. Depuis le 1er janvier 2014, le prix d’achat d’un titre-service est passé de 8,50 euros à 9 euros pour les 400 premiers titres-services commandés et de 9,50 euros à 10 euros pour les 100 suivants.
- une reprise économique qui reste insuffisante en matière de création nette d'emplois;
- un pouvoir d'achat moyen inférieur au niveau atteint en 2009 (première année de la crise).

"Si cette stabilisation devait être confirmée, cela constituerait un fait majeur à la fois pour les finances publiques et l'évolution de l'emploi, le tout dans un contexte du transfert de cette compétence aux régions" ajoute l'économiste.

C'est en région wallonne que le recul à un an d'écart est le plus élevé, alors qu'en Flandre, on observe encore une légère croissance sur les quatre premiers mois de l'année par rapport à la période équivalente de 2013.

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