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Netflix, le mode d'emploi

C’est donc fait. Pour ceux qui sortiraient d’un bunker coupé du monde, sans écrans, radio, connexion internet, c’est la nouvelle du week-end: Netflix a atterri en Belgique, avec sa hotte remplie de films et de séries. Vendredi, nous avons donc téléchargé l’application sur notre tablette pour un rapide plongeon dans l’enfer de la fiction.
©doc

Un plongeon gratis! Comme dans tous les pays où son service est déjà disponible, Netflix proposera son service de vidéo en "streaming" aux téléphages flamands, bruxellois ou wallons pour pas un franc, pendant 30 jours. "Malicieuse démarche d’addiction", sourient certains. Nous laissons d’ailleurs nos coordonnées bancaires. Obligatoire, pour pouvoir créer un compte.

L’illimité au tarif du ciné

On craint déjà l’oubli (et la mauvaise nouvelle sur l’écran ‘homebanking’ fin du mois). Dès octobre, le Belge paiera 7,99 euros/mois l’offre de base permettant d’utiliser un écran. Soit près de deux euros mois cher qu’un ticket de cinéma "normal" à l’UGC De Brouckère, à Bruxelles.

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On l’oublierait presque, à ce prix une connexion internet est nécessaire. Cela paraît d’une logique implacable quand on parle de "streaming". Ce ne l’était pas pour tous hier à la rédaction…

Déjà Belgacom et Voo parlent de revoir leurs offres tarifaires, parallèlement à l’explosion (potentielle) de l’usage de la large bande. Au cours actuel, l’abonnement triple play s’échange autour des 60 euros/mois.

Au cours du week-end, 10% de la consommation internet des clients de Telenet était liée à Netflix, le site américain de vidéos à la demande qui a débarqué en Belgique vendredi, a indiqué Telenet lundi.

Ni Belgacom ni Netflix n'ont souhaité avancer de chiffres précis.   

Telenet, de son côté, a vu de 7 à 10% de son trafic internet lié à Netflix, ce que l'entreprise malinoise avait prévu.

Car le spectateur qui rêve de regarder ses films et ses séries en streaming, confortablement depuis son salon, seau de pop-corns en mains, "devra conserver le décodeur d’un fournisseur partenaire", rappellent les spécialistes. Ce, "sauf s’il dispose d’un écran TV connecté ou souhaite jongler avec des câbles".

Pour les experts (et les opérateurs traditionnels qui espèrent conserver leurs clients), Netflix c’est un peu comme le supplément fromage. Il s’ajoute à une pizza classique composée de la télévision linéaire (les informations, les émissions de variété, les divertissements à la sauce "La Une", RTL, TF1). Voire en surplus de quelques ingrédients (déjà) savoureux comme le "Pass" foot chez Belgacom (la D1 belge contre 9,95 euros par mois) ou le très à la page "Be TV" chez Voo (42,49 euros prix plein pour l’accès Premium).

Aux États-Unis, où Netflix dit toucher un tiers des consommateurs, "le budget de télévision moyen des ménages atteint 200 dollars par mois", soulève-t-on dans les rangs du câble wallon.

Le gratin… de l’ancien

Et le goût du gratin chez Netflix? C’est donc un catalogue large de contenus fait de séries maison (Orange is the new Black), de succès de foule (Breaking Bad, The Mentalist, Dexter, Walking Dead) et de grands classiques du cinéma (The Dark Knight, Truman Capote, Pulp Fiction, La Vita e Bella).

Pour les blockbusters de l’été dernier ou du printemps, l’abonné attendra. C’est confirmé. Idem pour les saisons ultra-récentes de ses séries. "Les films les plus récents ont 36 mois", avancent plusieurs blogueurs français qui ont déjà fait le tour.

À l’usage, en deux clics de recherche, on se fait, sinon, une idée de la diversité de l’offre. Netflix, en Belgique francophone, c’est deux Poelvoorde (Panique au Village et Les émotifs anonymes), cinq films avec Leonardo Di Caprio (dont Inception et Le Loup de Wall Street), tous proposés VF, VO sous-titrés.

Interview de Reed Hastings, patron de Netflix

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