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Que coûte vraiment un séjour à l'hôpital?

Les factures d'hôpitaux sont trop souvent problématiques, jugent les mutualités chrétiennes. Comment réduire le risque de mauvaise surprise?

(mon argent) - Ce n’est pas nouveau: les factures d’hôpitaux sont dans le viseur. Le dernier rapport publié par la mutualité chrétienne (MC) est sans équivoque: le manque de transparence des factures des hôpitaux est criant, "même si cela ne concerne qu’une minorité d’entre eux", nuance toutefois Jean Hermesse, secrétaire général de la MC, dans le communiqué de presse (lire l’intégralité ici). Soit. Une nouvelle fois, les factures en cas d’hospitalisation sont pointées du doigt.

Les suppléments d’honoraires d'abord. Ils sont susceptibles de plomber une facture de quelques centaines d’euros, surtout lorsqu’on opter pour une chambre particulière. Mais les suppléments d’honoraires ne sont qu'un problème parmi d’autres. Le coût du matériel médical pose lui aussi question. Certains appareils médicaux continuent d’être facturés alors qu’ils sont déjà financés. Une nouvelle réglementation sur le mécanisme de financement aurait dû voir le jour en mai 2010 mais la crise politique a retardé sa publication. Les médicaments, eux aussi, sont souvent facturés en dehors du forfait prévu "et c’est une pratique illégale, tout simplement ", précise-t-il.

Etre en ordre de cotisations

Cela semble évident mais la pratique révèle que ce n’est pas toujours le cas: être en ordre de cotisation à sa mutuelle est une condition sine qua non pour être remboursé. Le coût d’une hospitalisation dépend d’un certain nombre de facteurs, dont l’assurabilité du patient! Le formulaire d’admission à l’hôpital le mentionne du reste expressément: si vous n’êtres pas en ordre auprès de votre mutuelle, vous devrez payer vous-même l’intégralité des frais (séjour + prestations annexes).

Ne pas donner trop vite votre consentement

La déclaration d’admission est un document très important. Ne donnez pas votre consentement sans savoir de quoi il retourne!  "Certains documents évoquent des prestations innovantes qui risquent d'alourdir sérieusement la facture, surtout que ces prestations sont bien souvent non conventionnées", explique le secrétaire général des mutualités chrétiennes. "On a tendance à accepter à signer parce qu’on veut évidemment le meilleur d’un point de vue médical mais la plupart d’entre nous sommes incapables de jauger l’intérêt de telle ou telle méthode médicale."

Il arrive aussi que l’hôpital pré-remplisse le formulaire. Lisez bien ce document qui est "un nid à autorisations de surfacturations potentielles". A noter: si votre santé ne le permet pas, un proche pourra fort bien remplir le document par la suite…

Ne pas payer plus qu’il ne faut

Si vous vous faites hospitaliser, une avance de 150 euros peut vous être demandée dans le cas d’une chambre commune/à deux lits (la distinction a été gommée en début d’année). L’avance peut naturellement être plus élevée si vous demandez une chambre particulière (ce qui est souvent le cas pour une maternité ou pour une opération chirurgicale). "Là, le montant de l’avance est de 150 euros + 7 fois le supplément dû pour la chambre particulière. Et une avance, en chambre particulière, peut être réclamé tous les 7 jours", précise le secrétaire général.

Comparez les prix!

La déclaration d’admission, même si c’est un document complexe, doit mentionner la plupart des frais fixes à charge du patient. C’est déjà une manière de se faire une idée des tarifs pratiqués qui peut être utile si l’on peut planifier un séjour en hôpital. "Sur la base des factures reçues par nos 4,5 millions d’affilés – 700.000 admissions par an- , nous avons également mis sur pied un site actualisé chaque année qui donne un aperçu du degré de cherté d’un hôpital par une signalétique de couleurs", explique. Mais toutes les mutuelles ne pratiquent pas cet inventaire.

Se faire aider si possible en cas de contestation

Une facture incorrecte, c’est monnaie courante. Le hic, c’est que le patient n’est pas toujours en mesure de savoir le degré d’exactitude des tarifs mentionnés. " C’est le travail des mutuelles. De notre côté, si un problème est constaté, nous remboursons le patient et nous demandons ensuite des comptes à l’hôpital. A ma connaissance, nous sommes les seuls à pratiquer de la sorte, mais je crois que cela peut non seulement aider beaucoup de nos affiliés et mettre la pression sur les tarifs réclamés qui, sans cela, risqueraient de grimper encore plus rapidement… ", juge Jean Hermesse.

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