Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent

Les couples font bon ménage avec l'argent

Les résultats de notre sondage exclusif livrent une image plutôt rassurante de la façon dont les couples belges gèrent les questions d’argent ensemble. Le sujet est discuté ouvertement, la confiance règne et on est d’accord sur l’essentiel. Les motifs de rupture sont rares. Continuez donc à en parler, surtout!
©© GraphicaArtis/Corbis

A partir de quand avez-vous discuté des questions d’argent avec votre conjoint afin d’organiser la gestion du budget du ménage?

52 % Dès le début de notre relation

25% Uniquement quand les premières questions se posent

23% Nous continuons à improviser au cas par cas

"Il faut parler d’argent dès le début de la relation car il a une forte fonction affective et symbolique. Surtout ne pas en faire un tabou. L’autonomie et le ressenti de chacun sont importants", indique Alexandra Balikdjian, assistante au Laboratoire de Psychologie du Travail et Psychologie Economique (ULB). Or, on est vite rattrapés par des considérations terre à terre: factures et courses à payer, investissements et choix à faire.… Avant que la routine ne s’installe, mieux vaut savoir un minimum à qui on a affaire et dans quoi on s’embarque. Improviser n’est pas la bonne solution. Testez votre conjoint sur ce que l'argent représente pour lui, sur ses priorités, l’opportunité d'épargner, l'importance à accorder aux différents postes du budget, aux extras, aux vacances. Sur ce qui est indispensable ou superflu. Sans compter que, s’il a des dettes, cela risque d’influencer votre train de vie et vos projets! "Si on constate que la personne n’a ni la même perception, ni les mêmes aspirations et priorités, la sélection va s’opérer dès le départ", poursuit Alexandra Balikdjian. "Ces clarifications permettent au couple de déterminer son mode de fonctionnement par rapport à l'argent, de fixer des règles de base, de définir la façon dont il va procéder, de partager les responsabilités", explique Françoise Leroux, psychologue à l'UCL.

 

Avez-vous un compte courant commun?

Le sondage a été réalisé par la société CheckMarket auprès de 518 personnes en Belgique, entre le 28 et le 31 janvier 2015. En vertu de la méthode des quotas, 60% des répondants viennent de Flandre, 32% de Wallonie et 8% de la Région de Bruxelles-Capitale. Chaque individu est soit marié, soit cohabitant de fait, soit cohabitant légal.

44% Oui, uniquement

29% Oui, mais nous disposons chacun de notre propre compte également

27% Non, nous avons chacun notre propre compte

"La proportion de couples qui ont uniquement un compte commun semble à la fois énorme et très surprenante… mais la tendance est identique en France. Or, ne serait-ce que parce qu’on se met ensemble de plus en plus tard et que des couples se recomposent, chacun devait avoir un passé financier, des comptes à lui, observe Alexandra Balikdjian. Ont-ils subitement fermé ces comptes? Difficile à expliquer!" Certains couples estiment probablement que tout mettre en commun est à la fois une façon de se simplifier la vie et un signe de confiance fort. Ou plus simplement parce qu’ayant opté pour le régime matrimonial légal, ils savent que sur n’importe quel compte, "ce qui est à toi est à moi".

Tout mettre dans un pot commun est considéré comme une erreur. Le couple qui s’installe doit ouvrir un compte commun pour les dépenses quotidiennes et fixes (factures, assurances, etc), connotées "désagréables". Mais parallèlement, chacun doit pouvoir conserver un minimum d’autonomie et de liberté. Un compte "perso" permet de se faire plaisir et de dépenser sans devoir rendre des comptes au conjoint.

 

Comment alimentez-vous le compte commun?

65% Chacun contribue à proportion de son salaire

35% Nous y mettons chacun le même montant

Comment sont répartis les frais du ménage?

37% Aucune organisation prédéfinie, nous faisons tout au cas par cas
29% 50/50
20% Proportionellement aux revenus de chaque conjoint
14% Je paie tout, mon conjoint n'a pas de revenus

L’idéal est probablement que chacun contribue au prorata de ses moyens et d’assurer une égalité qui tienne compte de la différence entre les conjoints. "L’essentiel est d’établir un budget et de déterminer qui paie quoi. La répartition et le fonctionnement importent peu, pourvu qu’ils aient été discutés, convenus clairement et approuvés par chacun des conjoints. L’organisation doit être bien vécue pour que l’un et l’autre y trouvent leur compte", souligne Alexandra Balikdjian. Mais elle insiste également sur la nécessité de "revoir sa copie lors d’événements (naissance, licenciement, passage à mi-temps, achat d’une maison, grosse dépense). Souvent, des ajustements sont alors nécessaires pour permettre à chacun de retrouver ses marques et pour déterminer d’éventuelles économies – ainsi que les postes qui seront affectés".

 

Un problème d’argent a-t-il déjà remis en cause l’existence même de votre couple?

84% Non, nous sommes sur la même longueur d'onde

8% Oui, une seule fois

8% Oui, souvent

"La proportion de couples dans lesquels l’argent est un vrai trouble-fête, au point de remettre la relation en question est faible. C’est encore un élément rassurant", estime la psychologue, impressionnée par le degré élevé de solidarité et de confiance dans le couple. Selon elle, "lorsque les conflits liés à l’argent sont un motif de rupture, c’est probablement aussi parce qu’ils exacerbent d’autres problèmes dans la relation. Souvent, cela arrive parce que l’on a pas assez parlé d’argent, pas abordé les vrais problèmes et/ou mal cerné à qui on avait affaire." Donc, oui, parlez d’argent!

Pouvez-vous évaluer le patrimoine global de votre conjoint? (héritage, placements, épargne, immobilier)

51% Oui

29% Nous avons uniquement un patrimoine commun

20% Non

Cela peut sembler étonnant de prime abord, un patrimoine individuel étant extrêmement difficile à évaluer! D’autant que notre enquête montre que moins les liens sont officiels et plus on a besoin de savoir à qui on a affaire, et en définitive, c’est plutôt une bonne chose… Cela ne surprend d’ailleurs pas Jacques Marquet, sociologue à l’UCL spécialisé dans le couple et la famille."Aujourd’hui, les personnes qui se mettent en couple sont toujours très attentives à la question socio-économique. Lors des entretiens que je mène, les personnes disent très souvent qu’elles ne veulent pas perdre leur train de vie lorsqu’elles se mettent en couple. Certains hommes ont l’impression que leur conjoint a un œil sur leur portefeuille, etc.".

Avez-vous la même notion de ce que sont des dépenses indispensables et superflues dans le couple?

84% Oui, nous sommes globalement sur la même longueur d'ondes

16% Non, et c'est fréquemment source de discussions

Comment qualifieriez-vous le comportement financier de votre conjoint?

Ces constats rassurants et positifs sont le signe que ces questions sont abordées et font l’objet d’un large consensus. Voilà qui facilite vraisemblablement la gestion de ceux qui se contentent d’un compte commun. Etre sur la même longueur d’onde financière permet d’éviter le stress et les conflits. D’autant qu’apparemment, le conjoint sait se montrer compréhensif. Il prêterait volontiers ou donnerait même de l’argent à sa moitié en cas de besoin.

49% Il est généreux mais raisonnable
41% Il est économe et prudent
7% C'est un parier percé
3% Il est radin

Parler de ses soucis financiers, de ses erreurs ou de ses dettes est un bon pas vers la prise en charge du problème… et sa résolution. Gérer des dettes implique de modifier son train de vie et de faire des choix. Il est impératif de le faire à deux pour préserver la relation, d’être soudé et de pouvoir considérer son conjoint comme un allié. "Les études ont montré que lorsqu’il y a des dettes ou des problèmes, ceux qui sont le plus au courant des mécanismes et dispositifs pour les aider sont ceux qui s’en sortent mieux", assure Alexandra Balikdjian.

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