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Comment se porte le marché immobilier?

Etudes, baromètres, indicateurs, tout se contredit depuis quelques mois. Si le marché immobilier se maintient vaille que vaille aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain ?

(Mon Argent) - Tous les jeudis et vendredis, François Mathieu, rédacteur en chef de Mon Argent, intervient sur Bel RTL dans Les coulisses de l'économie à 8h20. Retrouvez toutes ses chroniques en cliquant ici.

 

 

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Parlons un peu perspectives, et notamment celles du marché immobilier…

Etudes, baromètres, indicateurs, tout se contredit depuis quelques mois. Si le marché immobilier se maintient vaille que vaille aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain ? C’est la question à laquelle ING a tenté de répondre dans son traditionnel rapport trimestriel sur le secteur. Plutôt pessimiste en début d’année, la banque persiste et signe : si le marché est quasi sorti indemne de la crise, il ne faut pas en attendre monts et merveilles dans les années à venir. Selon ING, plusieurs facteurs qui avaient contribué à faire doubler les prix ces 10 dernières années ne seront plus au rendez-vous ? Les conditions de financement, par exemple, seront moins favorables.

  • Ça veut donc dire que les tarifs hypothécaires auraient atteint un plancher ?

En gros, oui. On sait que les banques sont un peu plus souples dans l’octroi de crédit et que les tarifs n’ont jamais été aussi faibles. Du taux fixe 20 ans, à du 3,5%, c’est apparemment possible ! C’est assez exceptionnel. Mais d’après ING, les taux courts qui président aux formules variables ont déjà recommencé à augmenter et les taux à long terme, qui déterminent les tarifs des formules fixes, sont attendus en hausse en 2011. Bref, les tarifs hypothécaires devraient être moins intéressants ces prochains mois.

  • D’autres facteurs moins favorables à l’avenir ?

Vu le contexte budgétaire dans lequel on se trouve, il est normal, note ING, que la prochaine décennie soit moins propice aux cadeaux fiscaux. Enfin, la capacité financière des ménages qui découle de leur patrimoine et de leurs revenus disponibles ne devrait plus progresser sensiblement.

  • Tout autre chose, est-ce qu’on se dirige vers une accalmie dans la guerre des changes à l’occasion du G20 qui se tient à Séoul?

C’était effectivement l’un des objectifs du G20 qui se tient à Séoul. D’un côté, il y a les grandes puissances les plus endettées – comme l’Europe et les Etats-Unis-, qui ont intérêt à voir leur monnaie diminuer de valeur. Cela fait en effet automatiquement baisser la valeur réelle de l’endettement. Et de l’autre côté, il y a les pays émergents comme la Chine, qui ont aussi intérêt à garder une devise pas trop chère, compétitive, pour continuer à bien exporter et à voir leur économie prospérer. La Chine, en plus, a des réserves de change colossales – plus de 1.000 milliards d’euros essentiellement en dollars américains. Si le dollar baisse, c’est leur patrimoine qui reflue. Bref, un vrai sac de nœuds, ce G20, chacun voulant une devise compétitive. Et cela se confirme dans les communiqués diffusés à la presse. Les grandes puissances reconnaissent qu’il faut des directives pour réduire les déséquilibres des comptes courants. Allez comprendre ce qu’il y a derrière… Tout ce charabia pour dire qu’on se parle encore, et c’est déjà bien, mais qu’on est loin d’avoir déposé les armes monétaires pour autant !

 

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