Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent
Publicité
Publicité

6 règles pour investir dans le vin

Si rares sont les Belges qui achètent du vin en guise d'investissement, le pays compte de nombreux collectionneurs de très haut vol. Quels sont les points auxquels il faut être attentif avant d'acheter du vin à titre d'investissement?

(mon argent) - A l'échelle planétaire, il y a peu de pays où l'on achète et boit autant de grands vins qu'en Belgique où le vin est érigé en véritable institution. À juste titre. Les Belges qui ont jadis fait les bons achats ont a présent une cave qui a accumulé de la valeur à plusieurs titres. Cette valeur se concentre certes sur le segment (supérieur) très restreint du marché vinicole mais dans certains cas, les prix ont été multipliés par vingt, voire davantage, en l'espace de 25 ans. Ces dernières années (avant la récente correction qui a débuté à la mi-2008), les prix des vins ont flambé. Un Lafite 82 (cote de 96/100 chez Parker) qui arrivait en primeur largement sous les 100 euros, coûtait déjà 590 euros en 2003, et la bagatelle de 2.300 euros dès la mi-2008.

Méfiez-vous des
arnaques au vin

La suite

Ces flambées de prix sur le plus long terme sont logiques à plusieurs titres. Le nombre de bouteilles produites par les châteaux renommés reste constant alors que le nombre de clients et de personnes aisées a énormément progressé en raison de la mondialisation. Dans les nouvelles économies florissantes, les grands vins symbolisent le statut, une manière de gâter ses bons clients et relations avec raffinement.

Mais le vin est avant tout fait pour être bu. Et celui qui souhaite profiter de la correction - qui n'est peut-être qu'à ses débuts - pour investir dans le vin doit respecter une série de critères.

1. Intéressez-vous uniquement à des vins présentant des potentiels de garde et de bonification élevés.

2. Achetez de grands vins de grandes années.

Les grands Bordeaux sont le marché de l'investissement par excellence. Lors des grandes années (1982, 1989, 1990, 2000), comptez un prix d'achat supérieur, mais les hausses seront en principe à l'avenant. Il existe également une étroite corrélation entre d'une part le prix et le potentiel de hausse et d'autre part, les cotes décernées par les grands gourous du vin (Parker, Tanzer, Wine Spectator).

Mais prenez garde. Avec la médiatisation croissante et la mondialisation, certains châteaux placent la barre tellement haut pour les prix des vins en primeur, que les plus-values futures sont déjà escomptées dans le prix. Celui qui a acheté l'année exceptionnelle 2005 possède à présent des vins fantastiques. Et ceux qui ont réalisé en dix ans un bénéfice sur une bouteille Ausone 2005 achetée 1.000 euros sont rares. Les personnes qui, lors de cette année exceptionnelle, se sont concentées sur les bonnes affaires (quatrièmes ou cinquièmes crus classés, ou crus bourgeois dont les prix oscillent entre 25 et 50 euros) boiront assurément de délicieux vins dans les 10 ans. Pourront-elles pour autant les vendre à un prix plus élevé? Ici aussi, le timing est esentiel.

Depuis des années, il est possible de réaliser de bons investissements dans quelques grands Bourgognes (Romanée Conti, Dugat-Py, Coche-Dury, Henri Jayer, Comte de Vogüe) et des grands noms d'Espagne et d'Italie (Sassicaia, Vega Sicilia). Le nombre de «vins d'investissement» se limite tout au plus à 50 dans le monde entier.

3. Achetez uniquement des bouteilles dont l'étiquette est en bon état.

Dans le cas contraire, il est probable que le vin soit oxydé. N'achetez jamais par téléphone. Souvent, vous aurez affaire à des vendeurs roublards sans scrupules qui vendent de la «piquette» à un prix exorbitant. Ne perdez pas de vue qu'il est plus facile de falsifier une étiquette de Petrus qu'un billet de 200 euros, et que cela rapporte beaucoup plus.

4. Ne dégustez que si vous êtes expérimenté.

Déguster pour vous assurer que le vin est bon ne sera judicieux que si vous avez l'expérience requise. L'estimation de l'évolution d'un vin ne peut être réalisée que par les spécialistes. Mieux vaut leur laisser les dégustations en primeur.

Les grands dégustateurs qui commercialisent leurs expériences - à l'instar de Robert Parker, Michel Bettane, Revue des Vins de France et Jean-Marc Quarin - peuvent être d'une aide précieuse. Parker, en particulier, en tant que grand gourou mondial du vin constitue une «self-fulfilling prophecy». S'il donne une cote élevée, le prix des vins grimpe parfois de manière exponentielle.

5. Conservez le vin dans de parfaites conditions.

C'est primordial. La température doit varier peu entre 10 et 16 degrés, 16 étant la limite supérieure pour faire parvenir vos vins à maturité de manière optimale et durable. Il faut aussi veiller à garantir une humidité élevée, d'au moins 60 ou 80%. Sinon, les bouchons s'assèchent et l'étanchéité n'est plus optimale, ce qui provoque automatiquement une oxydation. La cave doit être préservée des vibrations, de la lumière et des odeurs. Souvent, une bonne installation de climatisation s'imposera.

6. Achetez à prix raisonnables.

Pour réaliser une plus-value, il faut aussi avoir acheté le vin à un prix équitable auprès d'un intermédiaire professionnel. La Belgique compte un grand réseau de négociants en vins professionnels et compétents. Et les grandes surfaces, qui représentent 80% du vin vendu chez nous, sont elles aussi bien organisées.

Le vin, un investissement de bon goût...

Oenophiles, retraités actifs ou investisseurs à la recherche d'une diversification de leurs portefeuilles, Américains ou étrangers, il y en a pour tous les palais. Attention tout de même: les gains dans ce domaine mûrissent lentement… La suite

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés