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Quel est l'impact de la crise sur votre porte-monnaie?

L'impact de la crise de l'endettement et du malaise sur les marchés boursiers se fait ressentir lentement mais sûrement dans notre vie quotidienne. Y échapperez-vous?
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(mon argent) - Ces dernières semaines, les investisseurs ont encaissé durement les soubresauts des marchés boursiers.  La crise européenne de l'endettement et la crainte d'une récession se font de plus en plus pressants. Les retombées de ces deux crises ne se limitent pas au portefeuille des investisseurs, elles affecteront chacun d'entre nous tôt ou tard. Quel sera l'impact sur...

... vos dépenses?

Votre pouvoir d’achat s’appauvrit. Le mois dernier, les biens et services divers (alimentation, électronique, énergie, etc.) ont vu leurs prix croître en moyenne de 3,75% en rythme annuel. Les prix de l’énergie, surtout, pèsent lourd dans la balance: par rapport à l’an dernier, la facture a bondi de 17,9%.

Cela dit, récemment, l’essence et le mazout ont vu leurs prix baisser. Les perspectives de croissance économique peu enthousiasmantes ont comprimé la demande, partant les prix. Le plein d’essence et de la cuve à mazout est donc légèrement moins onéreux mais cette tendance baissière ne devrait pas perdurer: "Je ne pense pas que l’or noir descendra durablement sous la barre des 100 euros", a déclaré l’économiste en chef d’ING Peter Vanden Houte. La demande peut certes diminuer mais les tensions politiques en Moyen-Orient soutiendront les cours pétroliers.

... votre emploi?

Si vous espérez une augmentation salariale, armez-vous de patience. Dans notre pays, les salaires sont certes arrimés à l’inflation dans certains secteurs (la plupart des employés devront attendre le 1er janvier) mais ce système est actuellement remis en question. Des institutions internationales telles que l’OCDE et les associations d’employeurs plaident depuis de longues années en faveur de son abolition pure et simple.

Par ailleurs, les entreprises ne sont pas enclines, actuellement, à augmenter le salaire de leurs salariés et tant que la situation économique ne s’améliorera pas, ils maintiendront probablement les niveaux salariaux actuels.

Votre emploi n’est sans doute pas menacé. Cela dit, le risque est réel que les incertitudes de nature économique incitent les consommateurs à être plus regardants à leurs dépenses. L’État étant lui aussi contraint de se serrer la ceinture, les commandes passées auprès des entreprises pourraient diminuer. Conséquence: moins d’investissements dans de nouvelles usines, de nouvelles machines et... de nouveaux emplois. Si cette situation perdure, certains postes pourraient même passer à la trappe, les premières victimes de licenciements étant généralement les personnes moins qualifiées et les ouvriers.

... votre logement?

L’an dernier, le taux belge à long terme s’est hissé de 2,8 à 4,1%. Par voie de conséquence, les prêts hypothécaires à taux fixe sont également plus coûteux. Néanmoins, historiquement, ils demeurent très bon marché.

Si vous êtes déjà propriétaire de votre maison, vous devez tenir compte du fait que l’État cherche à produire de nouveaux revenus. Si cela ne dépendait que d’Elio Di Rupo, les plus-values des actions seraient imposées et le précompte mobilier de plusieurs produits d’épargne et d’investissement augmenterait. "Reste à savoir si un gouvernement qui vise les épargnants et les investisseurs peut encore négliger l’immobilier. Les revenus locatifs bénéficient en effet aussi d’un traitement fiscal relativement clément...", avertit l’économiste en chef d’ING Peter Vanden Houte.

... vos impôts?

Les pays qui souhaitent échapper aux griffes des agences de rating doivent assainir leurs finances. Autrement dit: alléger leurs dettes en limitant leurs dépenses, en augmentant leurs revenus et de préférence, en appliquant une combinaison de ces deux mesures. La liste des incitants fiscaux liés à l’économie d’énergie, par exemple, a déjà été sensiblement raccourcie.

Aucun programme de réductions de coûts à grande échelle n’a encore été annoncé. Pour cela, il faudra attendre qu’un gouvernement soit formé. La note présentée au début de cet été par le formateur Elio Di Rupo annonçait cependant clairement la couleur: relèvement du précompte mobilier sur les bons de caisse, les comptes à terme et les obligations de 15 à 20%, augmentation du prix des titres-services et suppression de la déduction fiscale, impôt sur la plus-value en cas de revente d’actions, accroissement des charges sur les voitures de société (polluantes)... Le programme de Di Rupo prévoit également une diminution des indemnités de chômage passé un certain délai: après trois ans maximum, le chômeur n’aura plus droit qu’à un minimum forfaitaire.

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