Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent

Vos dix actions belges les plus populaires

Vous êtes nombreux à avoir créé un portefeuille d'investissement sur le site de L'Echo. Et parmi les valeurs qui composent vos portefeuilles virtuels, dix noms reviennent très souvent.
©Photo News
Guide Actions

  • Comment profiter du climat économique et de l'effet Trump?
  • Zoom sur 60 actions belges

Le Guide Actions est paru le 14/1. Cliquez ici pour le lire au format PDF.

Dans le cadre de la publication de notre guide actions 2017, nous avons voulu savoir quelles actions belges vous faisaient le plus vibrer. Attention, le terme "populaire" ne signifie pas "recommandé".

Nous reprenons ici les dix actions qui se retrouvent le plus souvent dans vos portefeuilles. En d'autres termes, nous parlons d'actions les plus traitées, qui n'ont pas forcément affiché la meilleure performance en 2016.

Notons toutefois que la liste ci-dessous reprend plusieurs noms déjà cités dans les actions préférées des analystes pour 2017, et dans les actions préférées post-Brexit

 

10. BEFIMMO 

Dixième action la plus traitée par les internautes de L’Echo, Befimmo a connu une année 2016 plutôt calme, tant au niveau de son parcours boursier que du côté de ses activités. Sa sortie du Bel 20 – annoncée fin février et effective le 21 mars – a peu perturbé le cours de l’action qui a touché son plus haut annuel le 1er août 2016, à 60,72 euros.          

Chat

Quel a été le parcours de vos actions belges les plus populaires en 2016 et quelles sont leurs perspectives pour cette année? Pour en discuter, L'Echo vous propose un chat vidéo avec Michel Ernst (CBC Banque). Rejoignez-nous ce vendredi 13 janvier dès 12h30! Vous pouvez dès à présent poser vos questions ici.

Son augmentation de capital de 127 millions d’euros, réalisée en septembre dernier, a par contre fait plonger le titre de plus de 10% en quelques semaines. Et ses résultats " peu florissants " pour les neuf premiers mois de l’année ont également maintenu une certaine pression sur le cours. Ce qui explique pourquoi la performance annuelle de Befimmo est légèrement négative : -2,22% en 2016.

Du côté des analystes, la prudence règne en maitre depuis plusieurs mois – le dernier avis positif datant de juillet dernier. Une grande majorité d’entre eux recommandent de conserver la valeur, tandis que Kempen a récemment abaissé sa note à "vendre". Le broker table notamment sur un repli du chiffre d'affaires en nette baisse pour l'ensemble de l'exercice.

9. PROXIMUS 

Le cours de l’action Proximus a évolué en dents de scie l’année dernière, même s’il est resté sous pression plusieurs mois durant. Entre son plus haut annuel (atteint le 29 janvier à 31,75 euros) et son plus bas touché en octobre dernier, le titre a perdu plus de 20%. La tendance baissière s’est particulièrement affirmée aux environs d’avril. Lors de l’assemblée générale, les actionnaires se sont prononcés contre une prolongation du mécanisme de " poison pill " au-delà de 2017. Cela signifie qu’à partir de l’année prochaine, Proximus sera plus vulnérable à une offre publique d’achat hostile. Rappelons toutefois que le scénario est encore impossible puisque l’État fédéral détient plus de la moitié des parts de l’opérateur télécom (53,51% plus précisément).

L’action a tout de même repris quelques couleurs en décembre et Proximus a terminé 2016 avec une performance annuelle négative de 8,80%.

Les avis des analystes sont plutôt partagés: la moitié d’entre eux conseillent de conserver la valeur, un quart de l’acheter et le quart restant de la vendre. Avec l’annonce mi-décembre d’un investissement de 3 milliards d’euros dans les 10 prochaines années afin d’accélérer le déploiement de la fibre optique en Belgique, ils craignent que cela ne limite la croissance du dividende de Proximus. La société a pourtant affirmé son intention de verser un dividende annuel stable de 1,50 euro brut par action pour la période 2017-2019, " sous réserve que le groupe réalise son plan stratégique à 3 ans ".

8. AB INBEV 

2016 fut une année historique pour le brasseur AB InBev, bien que son action affiche une performance annuelle de -12,10%. Le groupe belgo-brésilien est parvenu à racheter son concurrent britannique SABMiller après avoir vu ses avances rejetées plusieurs fois. Le mariage a été officialisé le 10 octobre, comme l’avait prévu AB InBev. Quelques jours plus tard, l’action est entrée dans le Top 10 mondial en termes de capitalisation boursière. 

Mais le groupe a rapidement cédé sa place: le titre a souffert des résultats trimestriels publiés fin octobre qui ont été mal accueillis par les investisseurs. Son excédent brut d'exploitation (Ebitda) avait notamment reculé de 2% à 4 milliards de dollars alors que les analystes tablaient sur une légère hausse.

Malgré cette défection, AB InBev a été désignée comme la favorite pour 2017, par un panel d’analystes interrogés par L’Echo. Ils estiment en effet que la chute du cours offre une opportunité d’achat pour les investisseurs. Notons toutefois que le ratio cours/bénéfice (P/E) n’a jamais été aussi haut. AB InBev est actuellement valorisé 44 fois les bénéfices prévus pour les douze derniers mois. Historiquement, le P/E moyen se situe à 21 fois les bénéfices.

Les analystes sont en fait convaincu que la reprise de son principal concurrent SABMiller – et les synergies qui en découlent – pourra booster les résultats financiers du nouveau groupe brasseur et rassurer les investisseurs. Plus de la moitié d’entre eux sont à l’achat sur le titre.

7. UMICORE 

Umicore est l’action de ce top 10 qui a signé la meilleure performance : +40,04% en un an grâce notamment à un retournement de tendance favorable aux valeurs cycliques. Entre février et octobre 2016, le titre n’a jamais cessé de progresser, touchant son plus haut niveau annuel – et historique - le 20 octobre à 58,72 euros. Par rapport à son point bas début février, il a ainsi gagné plus de 80% avant de réduire ses gains en fin d’année.

Une performance qui s’explique également par la disparition progressive des vendeurs à découvert, qui a permis de relâcher la pression sur l’action. De trois gros "shorteurs" affichant une position de 2,19% en début d’année, il n’en existe plus aucun aujourd’hui. Rappelons toutefois que la FSMA ne prend en compte que les positions égales ou supérieures à 0,50% du capital.

Le vent semble avoir tourné favorablement pour Umicore qui l’a d’ailleurs bien compris. Comme la plupart des analystes qui suivent la société, ce spécialiste des métaux avancés mise de plus en plus sur le créneau des matériaux pour batteries rechargeables, dopé par l'essor des ventes de voitures électriques. Il a décidé en avril dernier d'accélérer ses investissements dans de nouvelles expansions de capacités pour les matériaux cathodiques NMC (nickel manganèse cobalt). Et récemment, il a racheté les brevets du groupe américain 3M pour ces mêmes matériaux.

6. ABLYNX 

À l’inverse d’Umicore, Ablynx a essuyé de lourdes prises de bénéfices en 2016. La société de biotechnologie a perdu plus d’un tiers de sa valeur (-32%) l’année dernière, sous la pression entre autres des vendeurs à découvert. Ablynx est souvent citée comme l’action la plus " shortée " à la Bourse de Bruxelles. Selon les dernières données compilées par la FSMA, quatre fonds spéculatifs détiennent encore 4,38% de son capital. 

Market Live

De la clôture de Tokyo à celle des Bourses européennes, les infos du marché, minute par minute en cliquant ici. Suivez nous aussi sur Twitter: @MarketLive_BE

Mais ce qui le plus pesé sur le cours d’Ablynx, c’est la saga avec son partenaire AbbVie. Dès le 10 août, à la publication des résultats cliniques pour la phase II sur son anticorps vobarilizumab (pour le traitement de l’arthrite rhumatoïde), les investisseurs émettent des doutes sur la force de ces résultats. Ils pensent qu’ils ne sont pas assez convaincants pour pousser AbbVie à prendre une licence. L’avenir leur donnera raison puisque le 20 octobre, le groupe américain annonce sa décision de ne pas prendre son droit.

Malgré tout, les analystes restent eux hautement positifs sur l’action. Ils sont confiants dans la capacité d’Ablynx de terminer et financer les études cliniques de ses différents produits. La biotech possède environ 200 millions d’euros dans sa trésorerie nette. Seul HSBC conseille de conserver la valeur, tandis que les sept autres brokers sont à l’achat, avec un objectif de cours médian de 14,67 euros.

5. ACKERMANS & VAN HAAREN 

Comme pour AB InBev, 2016 fut une année historique pour Ackermans & van Haaren d’un point de vue organisationnel. En effet, Luc Bertrand a annoncé céder sa place à la tête du holding, après 30 ans de carrière. L’homme d’affaires flamand garde toutefois un pied dans la société puisqu’il est devenu le président du conseil d’administration. Le départ de Luc Bertrand est donc très relatif.

Côté marchés financiers, l’action Ackermans & van Haaren (AvH) a connu une évolution en deux temps en 2016. Sous pression pendant la première partie de l’année, elle a touché un plus bas début juillet (à 100,50 euros). Les inquiétudes des investisseurs sur le secteur bancaire ont touché également le holding industriel, compte tenu de ses participations dans les sociétés Van Breda et Delen. Selon les données compilées par Bloomberg, les activités de banque privé représentent plus de 40% du chiffre d’affaires d’AvH.

Par ailleurs, le management s’est montré plutôt prudent dans le " trading update " publié en mai dernier. " Les grandes incertitudes régnant dans le secteur économique et sur les marchés financiers poussent à la prudence lorsqu'il s'agit de formuler des perspectives concrètes de bénéfices ".

Mais l’action a repris des couleurs au fil des séances pour terminer fin décembre proche de son point de départ, les investisseurs estimant qu’une action à 100 euros offrait un bon point d’entrée. De leur côté, les analystes sont tout aussi prudents que le management : tous conseillent de conserver la valeur, avec un objectif de cours médian à 120,33 euros.

4. AGEAS 

L’assureur a également connu une année particulière en 2016. L’environnement de taux bas a notamment maintenu la pression sur le titre, ce qui explique entre autres sa performance négative de 12,12%. Mais le grand événement fut l’accord trouvé avec plusieurs associations d’actionnaires minoritaires dans l’affaire Fortis. Ageas a ainsi accepté de verser 1,204 milliard d'euros aux " actionnaires couverts par la transaction éligibles " " sans reconnaître une quelconque faute ". Ainsi il a définitivement clôturé le passif historique lié à la chute de Fortis.

Entre mai et juillet, l’action essuye pourtant une large vague de prises de bénéfices. Les investisseurs s’inquiètent du vote des Britanniques pour une sortie de l’Union européenne et l’impact de celui-ci sur les activités d’Ageas. Le Royaume représente environ 20% du chiffre d’affaires de l’assureur belge. C’est pourquoi quelques jours après le fameux vote, le titre touche son plus bas annuel à 28,67 euros.

La seconde partie de l’année est par contre plus favorable à Ageas, qui réduit petit à petit ses pertes. La pression des taux bas diminue – l’assureur affirme d’ailleurs qu’il ne les craint pas – et ses résultats financiers rassurent les investisseurs et analystes. La moitié d’entre eux recommandent d’acheter la valeur. JP Morgan estime notamment que " les fusions-acquisitions d'Ageas et les opérations en Asie pourraient agir comme catalyseurs en 2017 ". Selon le broker américain, le meilleur scénario serait d'acquérir les parts restantes dans AG Insurance et Ethias. Justement, le CEO d’Ageas, Bart de Smet, n’a jamais caché son intérêt pour l’assureur liégeois.

3. NYRSTAR 

L’action Nyrstar a joué les montagnes russes en 2016, terminant avec une performance annuelle de -15,06%. Plombée par son augmentation de capital de 273 millions d’euros en février, elle a repris des couleurs entre mai et juillet grâce à un rebond du cours du zinc. Nyrstar a ainsi touché son plus haut annuel le 4 juillet, à 9,26 euros. Le groupe industriel avait entretemps décidé de regrouper ses actions par dix (" reverse stock split ").

Cependant, le cours de Nyrstar a fait machine arrière début juillet. Le smelter a annoncé de nouvelles " réductions de valeurs " sur ses actifs miniers qu’il souhaitait vendre. Les résultats du premier semestre ont également refroidi les investisseurs, auxquels s’ajoutent les craintes d’une rechute du cours du zinc. Début octobre, le groupe a par ailleurs dû revoir à la baisse ses prévisions pour ses niveaux de production. Ce qui explique pourquoi en quatre mois, l’action a fondu de 50% pour toucher un plus bas annuel le 31 octobre, à 4,68 euros.

Nyrstar subit également la pression des vendeurs à découvert. Selon les dernières données de la FSMA, l’action est actuellement la plus " shortée " à la Bourse de Bruxelles. Six fonds spéculatifs parient à la baisse contre le titre, détenant au total 5% du capital. 

Les analystes sont eux devenus un peu plus confiants, même si la majorité d’entre eux ont une vision " neutre " sur le titre. Comme le management de Nyrstar, ils tablent sur un rebond du cours du zinc. Goldman Sachs - qui est passé à l’achat en novembre dernier – estime la montée en puissance du projet Port Pirie, en Australie, devrait s’achever en 2017. Ce qui devrait apporter à Nyrstar chaque année environ 44 millions d’euros de cash flow libre et lui permettre d’éponger sa dette d’environ 600 millions d’euros.

2. EURONAV 

À la différence des autres groupes, 2016 fut une année catastrophique – d’un point de vue boursier – pour Euronav. L’action n’a cessé de fondre tout au long de l’année. Le transporteur maritime a perdu près de la moitié de sa valeur en Bourse, en raison de la baisse des cours du brut et des investissements des grands groupes pétroliers qui ont pesé sur les taux de fret. Il affiche ainsi la plus mauvaise performance annuelle parmi les valeurs de ce top 10, avec une chute de 40,22%. 

Le management s’est pourtant montré confiant dans les premiers mois. Satisfait des résultats du premier trimestre (considéré comme le meilleur départ depuis 2008), la société démarrait l’année avec " optimisme ". " Nous croyons que les perspectives sont positives et durables pour Euronav et le secteur pétrolier ", avait déclaré en avril le CEO Paddy Rodgers.

Mais Euronav a complètement changé son point de vue au milieu de l’année. Les chiffres du deuxième trimestre se sont avérés moins bons que prévu, sous les prévisions des analystes. D’autre part, la direction du groupe a reconnu prévoir une fin d’année difficile. Inquiets par ces perspectives peu attrayantes, les investisseurs ont délaissé l’action. 

Soulignons toutefois que du côté des analystes, l’opinion est tout autre : plus de la moitié d’entre eux ont toujours eu un avis positif sur la valeur, même s’ils ont abaissé leur objectif de cours au fil des mois. Aujourd’hui encore, 11 analystes conseillent d’acheter la valeur, tandis que les 4 autres recommandent de la conserver. L’objectif de cours médian se situe à 9,88 euros.

1. SOLVAY 

Solvay est la seconde action de ce top 10 à afficher une performance positive pour 2016. L’action a grimpé de 13,12% l’année dernière, profitant comme Umicore de la grande rotation vers les valeurs plus cycliques.

L’action du groupe chimique a pourtant connu des premières semaines difficiles. Alors qu’elle aurait dû être soutenue par la baisse des cours pétroliers, les investisseurs se sont davantage inquiétés de ses activités dans le pétrole de schiste aux États-Unis, ainsi que de l’impact du ralentissement des ventes d’iPhones sur ses résultats financiers. L’action a ainsi touché son plus bas annuel le 9 février à 71,76 euros.

Depuis lors, elle a globalement évolué en hausse, accélérant sa progression à partir du mois de juillet. Le titre a été désigné comme grand favori par un panel d’analystes belges pour la seconde partie de l’année. Marges bénéficiaires confortables, politique de dividende apparemment maintenue, et poursuite de la diversification de ses activités, Solvay avait tout pour plaire. Et visiblement ils ont misé sur un bon cheval : entre le 1er juillet et le 31 décembre, Solvay a bondi de 30%. Elle a même touché son plus haut annuel le 28 décembre dernier, à 112,30 euros.

Mais la publication de chiffres plus faibles que prévu pour le troisième trimestre a quelque peu refroidi le marché. Les analystes se montrent à présent plus prudents, près de la moitié d’entre eux se positionnant avec une vision " neutre " sur la valeur. L’objectif de cours médian se situe en-dessous du cours actuel de Solvay, à 106,13 euros..

Le cours de l’action Proximus a évolué en dents de scie l’année dernière, même s’il est resté sous pression plusieurs mois durant. Entre son plus haut annuel (atteint le 29 janvier à 31,75 euros) et son plus bas touché en octobre dernier, le titre a perdu plus de 20%. La tendance baissière s’est particulièrement affirmée aux environs d’avril. Lors de l’assemblée générale, les actionnaires se sont prononcés contre une prolongation du mécanisme de " poison pill " au-delà de 2017. Cela signifie qu’à partir de l’année prochaine, Proximus sera plus vulnérable à une offre publique d’achat hostile. Rappelons toutefois que le scénario est encore impossible puisque l’État fédéral détient plus de la moitié des parts de l’opérateur télécom (53,51% plus précisément).

L’action a tout de même repris quelques couleurs en décembre et Proximus a terminé 2016 avec une performance annuelle négative de 8,80%.

Les avis des analystes sont plutôt partagés: la moitié d’entre eux conseillent de conserver la valeur, un quart de l’acheter et le quart restant de la vendre. Avec l’annonce mi-décembre d’un investissement de 3 milliards d’euros dans les 10 prochaines années afin d’accélérer le déploiement de la fibre optique en Belgique, ils craignent que cela ne limite la croissance du dividende de Proximus. La société a pourtant affirmé son intention de verser un dividende annuel stable de 1,50 euro brut par action pour la période 2017-2019, " sous réserve que le groupe réalise son plan stratégique à 3 ans ".
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés