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Pas de forte correction du marché immobilier en 2017

  • 20 avril 2017 08:47

Tant pour les appartements que pour les maisons, le panel s’attend à des hausses de prix plus importantes pour les logements dans lesquels on peut entrer tout de suite, d’environ 1% en moyenne par rapport aux prix des logements qui nécessitent une rénovation lourde. © Emy Elleboog

Les Belges ont continué à massivement acheter de l’immobilier au cours du premier trimestre de 2017. Le panel de 18 experts immobiliers de L’Écho/Mon Argent reste modérément optimiste quant à l’évolution du marché du logement en 2017 et dans les 5 prochaines années. Mais il n’y aura plus de fortes hausses de prix.

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1. Légère hausse des prix en 2017

Les hausses de prix attendues cette année pour la Belgique restent modestes: + 1,5% pour les habitations, + 2% pour les appartements et + 2% aussi pour les terrains à bâtir. Ces chiffres sont dans la droite ligne de l’évolution des prix en 2016. Les experts prévoient que l’évolution sera similaire dans les trois Régions.

Les chiffres récemment publiés par les notaires pour le premier trimestre 2017 indiquent en tout cas qu’il n’y a pas de nouvelle explosion des prix qui se prépare dans l’immédiat. Au cours des 3 premiers mois de l’année, les prix ont baissé de 2,5% en moyenne pour une maison d’habitation, mais se sont stabilisés (-0,1%) pour les appartements. Le prix des habitations peut cependant fortement fluctuer d’un trimestre à l’autre. Ainsi, pour les maisons comme pour les appartements, on a noté des prix record au quatrième trimestre de l’an dernier. En comparaison avec le premier trimestre de 2016, on observe aujourd’hui une stabilisation pour les maisons (+ 0,9%) et une hausse pour les appartements (+ 3,9%).

2. Hausse plus forte pour les logements habitables tout de suite

Tant pour les appartements que pour les maisons, le panel s’attend à des hausses de prix plus importantes pour les logements dans lesquels on peut entrer tout de suite, d’environ 1% en moyenne par rapport aux prix des logements qui nécessitent une rénovation lourde. "Beaucoup d’investisseurs en immobilier préfèrent des logements qu’on peut occuper tout de suite ou des nouvelles constructions. Les promoteurs sont dès lors prêts à payer des prix très élevés pour des terrains", signale Filip Dewaele (Groupe immobilier Dewaele).

3. Compensation de l’inflation

En Belgique, l’inflation a décuplé, de 0,2% en 2015 à 2,0% en 2016. Pour 2017, on table sur une augmentation du coût de la vie de 2,2%, soit le niveau le plus élevé depuis 2012.

Ce sera un véritable défi pour le marché belge du logement en 2017 de confirmer sa réputation à couvrir l’inflation.

Depuis 2000, selon Eurostat, l’immobilier résidentiel belge a toujours suivi l’inflation, sauf de justesse en 2009 et 2014.

4. Transactions plus nombreuses

Depuis le lancement du baromètre immobilier des notaires en 2009, on n’a jamais connu autant de transactions que l’an dernier. Et le premier trimestre de 2017 a affiché un nouveau record. Les experts s’attendent à ce que les volumes augmentent encore de 2% cette année. "Chez les investisseurs en particulier règne le sentiment que c’est le moment d’investir: les taux d’intérêt sont toujours faibles et les mesures fiscales se font attendre", constate Isabelle Vermeir (Century 21).

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Source: MonArgent

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