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Trouver un bon repreneur, un vrai casse-tête

Près d'un tiers des entrepreneurs belges éprouve des difficultés à trouver un bon repreneur, ressort-il mercredi d'une enquête réalisée par l'Union des Classes moyennes (UCM) et l'association flamande des entrepreneurs Unizo. L'Institut des réviseurs d'entreprises (IRE) et la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) plaident donc pour que les entrepreneurs candidats à une transmission se fassent conseiller dans leurs démarches par un expert, comme un réviseur d'entreprises ou un agent relais-transmission.
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En Belgique, les PME représentent 98,8% des entreprises belges et 45% du PIB. Près de 40% des entrepreneurs ont plus de 50 ans et la transmission concerne 30.000 entreprises par an.

"La Belgique étant un pays de PME qui repose essentiellement sur la force d'entreprises familiales dynamiques, notre économie est de plus en plus confrontée au départ à la retraite de la génération issue du baby-boom", explique Christine Darville, Executive Manager à la FEB. L'enquête de l'Unizo et de l'UCM, réalisée en ligne auprès de 1.412 entrepreneurs, montre pourtant qu'un tiers des entrepreneurs envisageant une transmission dans les cinq ans est trop peu sensibilisé à cette thématique. "Il faut généralement trois ans pour bien préparer une transmission", prévient Jonathan Lesceux, de l'UCM.

La reprise est une option qui n'est pas encore assez prisée, avec 2/3 de créations pour 1/3 de reprises actuellement en Belgique. La continuation d'une entreprise familiale est, en outre, plus répandue en Flandre que dans la partie francophone du pays (20,3% contre 13,4%). En outre, parmi les entrepreneurs francophones qu'a sondés l'UCM (pour la première fois alors que l'Unizo en est à sa quatrième enquête de la sorte, ndlr), presqu'un quart d'entre eux (23%) envisage purement et simplement la cessation de toute activité.

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Plus de la moitié des entrepreneurs sondés considère la définition de la valeur de son entreprise comme un point noir lors d'une transmission. Quatre entrepreneurs belges sur dix ne connaissent d'ailleurs pas la valeur de leur entreprise. La FEB, plaidant pour une préparation minutieuse, encourage donc les entrepreneurs à faire appel à un conseiller externe et en particulier un réviseur d'entreprises, un véritable "atout dans la préparation de la transmission" qui pourra objectiver la détermination de la valeur de l'entreprise "par son expertise et sa neutralité".

Ce réviseur "apporte une valeur ajoutée et peut faire la différence en cas de transmission ou de cession d'une PME", embraye Daniel Kroes, président de l'IRE. L'UCM joue aussi un rôle important à ce niveau via ses agents relais-transmission qui sensibilisent les candidats cédants et les repreneurs et qui les orientent en fonction des besoins identifiés vers des professionnels de la transmission.

Autres grands problèmes pointés du doigt par les entrepreneurs: le financement en cas de cession et les pesanteurs fiscales. Le monde économique demande donc une exonération des droits de succession ainsi qu'une réduction sensible des démarches en cas de transfert d'entreprises. JUG/GFR/

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