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"Je répartis mon épargne entre plusieurs banques"

En tant qu'ancien (premier) ministre, économiste et membre de plusieurs conseils d'administration, Mark Eyskens observe avec beaucoup d'intérêt la crise financière actuelle. Et il en tire quelques leçons importantes pour vos finances personnelles.

(mon argent) – La crise financière a retenu toute l’attention de Mark Eyskens. Pour ce professeur d’université, il s’agit d’une "période passionnante, peut-être même un événement historique". Mais Mark Eyskens ne porte pas qu’un regard d’économiste sur les récents événements. Il en a également tiré quelques leçons importantes pour ses finances personnelles.

"Ne paniquez pas"

Eyskens ne se considère certainement pas comme un grand investisseur, mais il possède d’un portefeuille d’actions. "Mes actions ont bien entendu perdu une grande partie de leur valeur en raison de la crise, mais je n’ai certainement pas paniqué ces derniers mois." Eyskens n’a pas vendu d’actions. En tant qu’ancien (premier) ministre, il estimait d’ailleurs que ce n’aurait pas été judicieux. "Si cela s’était su, j’aurais éveillé des soupçons de délit d’initié. Les hommes politiques doivent être très prudents à cet égard, nous en avons eu suffisamment d’exemples ces derniers mois."

Mais l’ancienne figure de proue du CVP n’a pas non plus laissé passer la récente hausse boursière. Il ne s’attendait pourtant pas à ce que les Bourses progressent autant. Est-ce encore le moment d’investir en actions ? "Je ne sais pas. Les actions ont beaucoup progressé, et peut-être va-t-on bientôt se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’un rebond technique. Aujourd’hui, il est peut-être plus judicieux de diversifier ses investissements en privilégiant un fonds doté d’un vaste univers de placement."

"Choisissez le produit financier qui vous convient"

Le choix d’un produit financier dépend de votre horizon d’investissement. "Pour ceux qui investissent pour le long terme  – 20 à 40 ans –, les actions sont le meilleur investissement. Les biens immobiliers offrent également un important potentiel, surtout dans un pays petit et densément peuplé comme la Belgique." Et si votre horizon d’investissement est plus court ? "Dans ce cas, il est peut-être préférable d’opter pour des obligations d’Etat ou d’autres produits à revenu fixe."

"Constituez-vous un parachute"

Entre 1976 et 1992, Eyskens a fait partie de 13 gouvernements successifs. Cependant, homme politique n’est pas un job stable. L’éminence du CD&V n’a pourtant jamais rien eu à craindre pour ses revenus. "J’ai toujours conservé une chaire à l’université, où je pouvais revenir enseigner à tout moment. J’avais un parachute : je ne devais pas faire de politique pour gagner ma croûte. Malheureusement, il en va souvent autrement aujourd’hui."

D’ailleurs, sa carrière de ministre n’a pas enrichi Eyskens. "Ce n’est qu’après avoir été ministre que j’ai commencé à gagner de l’argent, surtout dans le monde de l’entreprise, comme membre de plusieurs conseils d’administration. Aujourd’hui, vu mon âge vénérable, j’ai abandonné ces mandats."

"Répartissez votre épargne entre plusieurs banques"

La diversification n’est pas uniquement importante au sein du portefeuille de placements: c’est aussi un aspect primordial du choix d’une banque. "J’ai des comptes d’épargne et des comptes à terme dans plusieurs banques. Cela ne rapporte pas énormément, mais c’est plus sûr. La crise a démontré qu’une telle diversification était judicieuse." Et sur quels critères Marc Eyskens se base-t-il pour choisir une banque en particulier? "Pas seulement sur le rendement. Il faut également que le directeur d’agence soit sympathique."

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