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Ne renoncez pas à l'épargne-pension malgré la crise

La crise n’affecte pas seulement notre budget quotidien. L’épargne constituée en vue de la pension en fait également les frais. Mais cela n’est pas une raison pour renoncer à l’épargne-pension...
©ANP XTRA

C’est désormais un fait acquis: la pension légale (premier pilier) et l’épargne-pension constituée via l’employeur (deuxième pilier) ne suffiront pas à maintenir votre niveau de vie à la retraite. Pour combler le déficit, il est donc recommandé de se constituer une solide réserve. Cela peut se faire via l’épargne-pension individuelle ou "troisième pilier" avec le soutien du fisc: un versement de 940 euros (montant maximum en 2013) procure un avantage fiscal de 282 euros. Depuis la crise, l’épargnant a pris conscience que toute forme d’épargne comporte (malgré tout) des risques. Cela pourrait vous inciter à laisser tomber l’épargne-pension. Mais plusieurs arguments plaident toutefois en sa faveur. Voici les trois principaux.

1. L’épargne-pension est un placement à long terme

Certes, les rendements des fonds de pension ont encaissé des coups en 2008, mais à long terme, ils restent intéressants. En moyenne, les huit fonds de placement qui existent depuis 1988 ont procuré un rendement annuel de 6,5% depuis leur création. Et même durant les cinq dernières années, les fonds (dynamiques) affichent toujours en moyenne un rendement de 4%. Il est donc essentiel de considérer l’épargne-pension comme un placement à long terme. Ce type de produit présente en outre l’avantage de vous contraindre à investir de façon étalée. C’est le meilleur remède contre les fortes fluctuations boursières.

2. L’avantage fiscal subsiste

L’avantage fiscal permet malgré tout de compenser la faiblesse des rendements. C’est en tout cas ce que révèle un calcul qui vise à déterminer jusqu’à quel niveau le rendement d’un fonds ou d’une assurance peut retomber avant que l’avantage ne se transforme en inconvénient. Nous sommes à chaque fois partis d’une inflation annuelle de 2%.

Celui qui débute l’épargne-pension à 30 ans et qui verse le maximum annuel aura versé 46.444 euros jusqu’à 65 ans dans son fonds de pension (montant indexé à 65 ans et après déduction fiscale).

Pour constituer ce montant dans un fonds (après impôt), le rendement annuel doit atteindre au moins 1%. Ce rendement minimum grimpe légèrement (1,4%) si vous commencez à épargner à 20 ans et est inférieur (0,4%) si vous avez commencé à 40 ans. Ces chiffres montrent clairement que le rendement à long terme doit déjà être sérieusement érodé avant d’encaisser une perte sur votre épargne-pension.

Cliquez sur l'image pour agrandir. 3. C’est une protection en cas de "tempête"

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3. C’est une protection en cas de "tempête"

La flexibilité de l’épargne-pension permet de prendre davantage de risques quand on est jeune, et moins quand on prend de l’âge. Il est possible de faire des versements dans une assurance-pension comme dans un fonds d’épargne-pension. Seule restriction: pour une même année, il faut choisir l’un ou l’autre. La stratégie classique consiste à privilégier les versements dans un fonds quand on est jeune, et plus tard, dans une assurance. Le capital constitué peut être transféré d’un fonds dynamique vers un fonds plus défensif quand l’heure de la retraite approche. Attention, transférer le capital d’un fonds vers une assurance (ou l’inverse) n’est en revanche pas possible.

Enfin, l’épargne-pension offre encore une flexibilité supplémentaire. L’épargnant peut demander le capital dès son soixantième anniversaire, mais toutes les options sont ouvertes. Il peut ainsi prendre une partie à 65 ans et une autre à 67 ans. Prendre son capital avant 60 ans est fortement déconseillé, car dans ce cas, il sera soumis à un impôt de 33% majoré des centimes additionnels communaux.

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