Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent

Patrick Weber: "Je n'ai jamais pris un seul jour de vacances"

Questions de vacances à Patrick Weber/Diplômé en Histoire de l’art et archéologie (ULB)/Journaliste, écrivain et scénariste/Animateur de l’émission "On refait le monde" sur Bel RTL, il est également chroniqueur pour RTL-TVI/Il vit entre Bruxelles, Paris et Rome/Dès l’âge de 17 ans, il commence à publier ses articles dans de nombreux journaux et magazines en France et en Belgique/Avec son ASBL, "Le Club de L’Histoire", il propose des voyages et des conférences aux passionnés d’histoire, d’art et du patrimoine.
©Kristof Vadino

Où iriez-vous en vacances si vous aviez un budget illimité?

Au Japon, même si c’est un pays où je me rends régulièrement. Le hic, c’est que je passe une grosse partie de mon temps à travailler sur place. J’aimerais donc prolonger mes séjours pour prendre le temps d’être plus contemplatif.

Êtes-vous un adepte du last minute?

Je préfère planifier mes vacances mais cela ne m’empêche pas de partir de temps en temps en last minute. Je suis d’ailleurs parti un jour au Cambodge et au Vietnam de cette façon car le prix était très attractif. Et je n’ai pas regretté mon choix. Je rêve de répéter l’expérience mais une telle occasion ne s’est plus jamais présentée.

Quels sont vos critères pour des vacances réussies?

Avoir des bons bouquins. Quand je suis en vacances, je dévore au moins un livre tous les deux jours. J’aime aussi découvrir des trésors. Donc je choisis toujours des destinations où il y a des choses à voir et à visiter, que ce soit des vieilles pierre ou de la nature. Les séjours dans un hôtel all-in me dépriment.

"L’argent doit être considéré comme un moyen et non pas comme un but. Il faut bien sûr s’y intéresser mais sans pour autant en faire une obsession."
Le conseil

Vous habitez entre Bruxelles, Paris et Rome. Quels sont vos bons plans pour vous y rendre?

Je vais systématiquement à Paris en Thalys, c’est mon deuxième bureau. D’ailleurs, j’aime beaucoup y travailler et je ne suis pas le seul quand je croise d’autres journalistes ou écrivains. Pour me rendre à Rome, j’essaie de réserver mes vols bien à l’avance pour que cela ne me coûte pas trop cher. Je ne suis pas un adepte du low cost mais je n’ai pas non plus besoin de beaucoup de luxe. Je me contente de la gamme moyenne. C’est-à-dire, un siège réservé et un sandwich ou un thé à un prix raisonnable. Ce qui compte, c’est le respect des horaires!

C’est-à-dire?

Je suis un adepte du planning et j’essaie toujours d’être le plus efficace possible car je travaille tous les jours. Je n’ai d’ailleurs jamais pris un seul jour de vacances de toute ma vie. Mais cela ne me dérange pas car je travaille par passion.

Êtes-vous hyper connecté?

Je suis un délice de paradoxes. Je passe ma vie sur mon smartphone et ma tablette. Par contre, je ne suis pas du tout fan des réseaux sociaux. Je n’étale jamais ma vie. Je ne vois pas qui pourrait s’intéresser à ce que je suis en train de manger, de lire ou quand je suis dans mon canapé devant la télé…

Au niveau mobile, avez-vous aussi tout en triple comme dans votre portefeuille?

Oui, j’ai trois téléphones portables, deux abonnements (un pour la France et un pour la Belgique) et une carte prépayée pour l’Italie.

Avez-vous une collection?

Je suis plutôt un accumulateur. J’ai énormément de livres et en fonction de mes passions, j’accumule certains objets qui ont un rapport entre eux. C’est le cas avec certaines pièces que j’ai ramenées du Japon. J’ai également de nombreux objets de la fin du 19ème siècle qui ont trait à la Famille Royale… et pas mal de boîtes de biscuit à son effigie. Je revendique aussi un côté kitsch.

"Ce qui compte dans une œuvre d’art, c’est l’émotion qu’elle procure et pas l’investissement qu’elle incarne."

Investissez-vous dans l’art?

En tant qu’historien de l’art, j’adore l’art mais je n’aime pas tellement mettre un prix dessus. J’ai un souci avec ça. Ce qui compte dans une œuvre, c’est l’émotion qu’elle procure et pas l’investissement qu’elle incarne.

Qu’est-ce qui représente à vos yeux le luxe suprême?

Le temps. Je passe ma vie à courir après. Je voudrais tellement en avoir plus.

Quel a été votre premier job rémunéré?

En fait, j’en ai eu trois. J’ai quitté mes parents à 17 ans et j’ai tout de suite voulu être indépendant financièrement. En même temps que j’écrivais mes premiers articles de presse, je cumulais des heures au Quick et dans une librairie spécialisée en bandes dessinées, tout en suivant des études universitaires.

Suivez-vous vos finances de près ou êtes-vous négligent?

Je les suis de près car je n’ai pas le choix. C’est quand même une sacré corvée. Heureusement, j’ai un bon comptable pour m’assister. Et avoir une bonne relation avec son comptable, c’est primordial quand on est indépendant.

Patrick Weber en 5 chiffres

4: "C’est mon chiffre fétiche. Je ne sais pas pourquoi car ce chiffre ne m’a jamais porté bonheur. Je lui reste pourtant fidèle, même s’il ne me le rend pas."

1: "Je suis fils unique. Même si je suis très sociable, j’ai conscience que l’être humain reste fondamentalement seul. Il ne faut pas y voir de l’égoïsme, c’est un simple constat."

1830: "La révolution belge. À l’inverse de beaucoup de Belges qui manquent de fierté et c’est bien dommage j’attache une grande importance à cette date. On devrait davantage rendre hommage à ceux qui ont construit ce pays."

753: "Cette date correspond à la fondation légendaire de Rome. Je suis un amoureux de cette ville et de l’Italie plus généralement. Cette passion est née sur les bancs de l’école durant mes cours de latin-grec."

50.000 BEF: "C’est le salaire que j’ai reçu quand j’ai commencé à travailler sérieusement comme journaliste. J’étais fasciné par cette somme. J’avais l’impression d’être le roi du monde."

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés