Bernard Yerlès: "Je crois toujours avoir un bon plan mais en fait, je me fais avoir à fond"

©Bernard Yerlès

Acteur (cinéma, télévision, théâtre) et metteur en scène de théâtre / Belge, 56 ans, père de trois enfants / A fait ses études à l’INSAS / Domicilié en Belgique mais est souvent en France / Marié à la chanteuse et comédienne Lætitia Reva / Sur scène à la rentrée - du 13.09 au 08.10 - dans "Nos femmes", une comédie sur le couple d’Eric Assous, au Théâtre des Galeries (Bruxelles) aux côtés d’Alain Leempoel et Bernard Cogniaux.

Quel type de vacances privilégiez-vous? Comment les préparez-vous?

C’est désormais un rituel: je passe quelques jours dans le vieux moulin de l’arrière-pays niçois que j’ai retapé de mes mains pour tout préparer (maison, piscine, jardin, potager) en vue de recevoir la famille, les enfants et des amis. On fait des soirées, des sorties, des visites et des excursions. Cela fait longtemps que je n’ai plus fait de voyage lointain et ça commence d’ailleurs à me titiller. Je voudrais emmener mes fils aux Etats-Unis, sur la Route 66. Tout un symbole.

Êtes-vous déjà tombé dans un piège à touristes?

Cela aurait pu car à un moment j’ai rêvé de croisières sur des "grands machins", mais ça m’est passé. Ca n’arrivera pas.

Dans son portefeuille

"Il est assez volumineux et je le perds régulièrement, mais curieusement il me revient… Il est plein de cartes – qui parfois ne servent à rien –, cartes de visite (on ne sait jamais), de banque, de sécurité sociale. Et une surprise au milieu (il n’y a pas d’amour, mais que des preuves d’amour). Quelques billets chiffonnés, de vieilles factures que je garde avant de les jeter. Des notes de remboursement qui attendent toujours (depuis 3 ans pour certaines), des timbres belges et français…"

En vacances, y a-t-il des choses qui vous insupportent?

Ceux qui laissent des crasses et jettent des mégots sur les plages ou dans l’arrière-pays préservé. J’adore les endroits proches des rivières, j’y fais des montages de pierres. Un travail d’équilibre qui a quelque chose de spirituel. Un jour j’ai surpris une bande de jeunes qui faisaient tout tomber.

En vacances avec vos amis, comment faites-vous les comptes?

J’ai plutôt tendance à improviser car je suis un peu bohème et peu organisé. Mais il y a toujours des amis plus structurés qui organisent une cagnotte. Cela n’empêche pas que l’un ou l’autre offre un apéro ou un petit extra à l’occasion.

Quel type d’acheteur êtes-vous et quelles sont vos habitudes d’achat?

Je déteste les hypermarchés où on passe des heures à chercher. C’est un rituel, en vacances je vais toujours dans le même magasin (supérette de village). Aussi à la ferme, chez des artisans et je prends plaisir à récolter la production de mon potager. Par contre j’adore les grands magasins de bricolage. Le jeu de l’été avec un pote, c’était de remplir des cartes avec des points pour des outils Bosch à -50 ou -60%. On s’est offert laser, visseuse, perceuse…

Suivez-vous vos finances perso de près ou êtes-vous artiste bohème?

Ma philosophie est qu’on n’a qu’une vie, qu’il faut en profiter et surtout partager. Seul, ça n’a aucun sens. Je suis plutôt insouciant. Il faut dire que j’ai la chance d’avoir connu peu d’arrêts dans ma carrière. Mais j’ai mis du temps à mensualiser mes impôts par exemple. Or c’est crucial quand on a des revenus variables. Du coup, j’ai dû emprunter pour payer mes impôts. En général je n’ai pas envie d’aller voir mon compte: je soupçonne ce qu’il y a dessus. (rires)

Êtes-vous "Mr bons plans" ou plutôt le parfait pigeon?

C’est une légende que je trimballe: je crois toujours avoir un bon plan et en fait je me fais avoir à fond. Sensible à l’argument humain, j’ai ainsi acheté à un vendeur de porte à porte 80kg de patates et de pommes soi-disant d’un petit producteur, des batteries de casseroles… qui fondaient (véridique), du vin… Mais maintenant, c’est fini!!! J’ai aussi payé des notes de téléphone insensées, genre 300 euros avant de faire le nécessaire pour les ramener à 80 euros… Comme je me fais tancer par mon entourage, j’essaie de m’améliorer, je m’éduque.

Le conseil: "Profitez avant qu’il ne soit trop tard. Et partagez le plus possible. Soyez inventif aussi. L’argent doit libérer, pas angoisser."

Avez-vous déjà subi une tuile financière?

Oui! J’avais placé une partie de mes économies chez un courtier – un ami, au départ – qui avait fait des études de philo et son travail de fin d’études sur la finance. Il promettait du 15% alors que les banques n’offraient que 3 ou 6%. Je pensais faire le rebelle et "niquer" les banques en lui confiant mes sous. En 2008, il n’a soudain plus donné signe de vie. Il n’y avait plus rien: j’ai perdu une partie de ma pension.

Si vous deviez réduire votre train de vie, à quoi renonceriez-vous?

J’ai déjà renoncé à ma voiture. À Bruxelles le scooter est plus rapide, plus facile et moins stressant. Je rognerais sur le superflu. Je prendrais du cava plutôt que du Champagne, un vin du pays plutôt qu’un grand Bordeaux. Et s’il le fallait vraiment, je me séparerais d’une de mes maisons.

Préparez-vous votre pension?

J’ai une assurance pension et deux ou trois biens car je pense que la brique est le meilleur placement. J’ai retapé ma première maison à Ixelles à 22 ans avec mon frère et des potes. La plomberie et l’électricité c’était un peu n’importe quoi mais aujourd’hui, je sais faire pas mal de choses.

En chiffres
  • 3: "Le nombre de mes enfants."
  • 1160: "Le numéro de ma commune à Bruxelles et de ma rue dans le sud de la France."
  • 100 ans: "L'âge de la mort de ma grand-mère. Et le mien..."
  • 11: "Le nombre de joueurs d'une équipe de foot... et de roses dans un bouquet. Jamais de chiffre pair!"
  • 68: "Pour mai 68 qui a joué un rôle important dans mon éducation."

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