interview

David Antoine: "J'aime investir dans des choses qui me plaisent, dont des œuvres d'art"

©Aurélie Geurts

35 ans / Animateur de radio et de télévision, et influenceur sur les réseaux sociaux / Depuis 2010, il anime le 16-20 sur Radio Contact / Il a fait ses premiers pas à 16 ans dans une station locale de Mons puis sur NRJ / Avant de passer sur Plug RTL, David a présenté "Tu passes quand tu veux" sur La Deux aux côtés de Maureen Louys / Il est passionné par tout ce qui a trait au digital et aux innovations technologiques / Il aime "admirer des œuvres d’art sans devoir aller forcément dans le côté historique."

Quel a été votre premier job?

J’avais 17 ans et j’ai été embauché comme "internet application tester" chez Mobistar. En gros, j’étais payé pour cliquer sur des liens afin de voir si ceux-ci fonctionnaient bien. Je suis parti après une semaine tellement je m’ennuyais. J’ai eu ce job car j’avais trouvé une faille informatique qui donnait accès à toutes leurs données clients. Je leur ai signalé mais ils ne m’ont pas du tout pris au sérieux. Puis quand ils sont tombés sur cette faille, ils m’ont recontacté pour savoir ce que je voulais. J’ai répondu: "un job étudiant!"

Vous souvenez-vous du pire achat que vous ayez jamais effectué?

Un immeuble de rapport. Mon notaire m’avait prévenu qu’il y aurait de nombreux détails à régler et que ça ne serait pas simple. J’ai de fait été de complications en complications et ça a été un véritable gouffre financier. Heureusement, j’ai pu le revendre mais j’y ai laissé quelques plumes. Comme quoi, il faut toujours bien écouter les conseils de son notaire.

"Je conseille aux jeunes actifs de tout mettre en œuvre pour acheter au plus vite leur premier bien immobilier. Surtout que les taux sont très intéressants pour le moment."

Vous gagnez à la loterie, dans quoi investissez-vous?

Si c’est un montant de 500.000 euros, j’investis dans l’immobilier et dans quelques Bitcoins (rires). Si c’est un énorme montant, alors j’aurai aussi un énorme problème: être riche du jour au lendemain, ça vous isole. Même si on a toujours envie de garder les mêmes amis toute la vie, ça pourrait compliquer les choses. S’adapter à un nouveau train de vie peut vous éloigner des gens qui vous sont chers…

Avez-vous connu un jour des difficultés financières?

À 18 ans, lorsque j’ai eu mon premier vrai salaire, j’avais l’impression d’être le roi du monde. Puis quand j’ai dû m’assumer, je me suis vite rendu compte que ça n’allait pas être facile. Les cinq premières années de ma vie active ont été très dures. Puis avec le temps, mon carnet d’adresses s’est étoffé, on m’a fait de plus en plus confiance et aujourd’hui, ça va nettement mieux.

Quelle a été l’une de vos plus grosses erreurs financières?

Accepter un découvert sur plusieurs comptes. À un moment donné, je me suis retrouvé avec une dette de 5.000 euros à 20 ans. Un jour, j’ai pu tout rembourser d’un coup et j’ai fait clôturer mes différents comptes à vue et cartes de crédit. Aujourd’hui, je n’ai plus qu’un compte et une carte de crédit qui y est liée.

Qu’avez-vous entrepris pour préparer votre pension?

J’ai fait de nombreuses démarches mais finalement, je n’ai encore rien souscrit car je n’ai pas confiance dans les solutions de placement proposées. J’ai l’impression que je vais me faire arnaquer et qu’à terme, il ne me restera pas grand-chose. Je préfère investir dans quelques actions, bitcoins, dans l’immobilier, dont mon appartement, et dans des choses qui me plaisent, comme des œuvres d’art.

Avez-vous une collection?

Oui, des planches de skateboard de la marque "Supreme" — qui a été rachetée par LVMH – aux couleurs des œuvres de Takashi Murakami, un artiste japonais considéré comme le successeur d’Andy Warhol. J’ai pu en acheter certaines à 30 euros et d’autres à 1.800 dollars car elles ont été signées par l’artiste lui-même. Certaines d’entre elles valent désormais 8.000 dollars pièce.

Êtes-vous coutumier des rappels, amendes et autres PV?

Via l’utilisation d’une app de parking à Etterbeek, il est arrivé qu’il y ait des problèmes de synchronisation. J’ai donc eu droit à des amendes de 25 euros. Or, je refuse de payer pour quelque chose dont je ne suis pas responsable. Dans ces cas-là, je ne lâche rien et je conteste jusqu’à obtenir gain de cause. Et si je suis vraiment en faute, ça m’énerve encore plus alors j’essaie de trouver la faille.

En chiffres
17.500: "En francs belges, c’était mon premier salaire. Soit environ 435 euros. J’étais exploité car je travaillais pour NRJ à raison de 25 heures/semaine selon mon contrat, alors qu’en réalité j’en prestais bien 60."

344.000: "Le nombre de mes followers sur Facebook (un record dans le paysage audiovisuel belge francophone). C’est un travail de longue haleine qui offre beaucoup de visibilité par rapport à Contact ou RTL. Au début, ma présence sur les réseaux sociaux, c’était de l’amusement. Aujourd’hui, c’est un de mes jobs."

2000: "L’année où je suis vraiment entré dans le monde professionnel avec toutes les péripéties que ça a pu engendrer et surtout l’incertitude totale qui était masquée par un sourire constant. J’avais la trouille de me planter car j’avais 18 ans et je n’avais étudié que jusqu’en quatrième secondaire."

28/04/16: "Le jour où avec l’équipe de 16/20 nous avons lancé le premier paquet de frites dans l’espace. Suite aux menaces et aux attaques terroristes de Bruxelles, on avait inscrit dessus ‘toujours debout’. Mais aussi ‘les vraies frites sont belges’. On a même sorti une sauce spéciale pour l’occasion."
2007: "Après avoir suivi le lancement de l’iPhone et avoir eu le 1er modèle (commercialisé uniquement aux USA), j’ai compris qu’internet serait présent partout, tout le temps. Depuis j’ai acheté tous les modèles et dépensé une fortune pour cet objet qui me rend actif 24 h/24 partout dans le monde."

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