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Bastien O.

11:23 - 24 septembre 2017

Mais qu'est-ce qu'on s'en fout de vos interviews de pseudo-personnalités. Bientôt vous demanderez à Fabienne (et non Amélie) Nothomb quelle est sa couleur préférée pour les slips d'homme.

Anne-Laure Macq: "J'ai vraiment du mal à lutter contre les fausses bonnes affaires"

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Laure Genonceaux: "Millionnaire, j'investirais dans l'immobilier, à l'étranger"

  • 24 septembre 2017 08:00

34 ans / Son père est belge, sa mère mauricienne / A fait ses études à l’école hôtelière de Namur / A œuvré aux fourneaux du "Gril aux Herbes" à Wemmel avant d’être engagée par Christophe Hardiquest dans son cultissime "Bon-Bon", aujourd’hui doublement étoilé / A ouvert l’an dernier son propre restaurant, le "Brinz’l" (aubergine en mauricien) / Vient de recevoir le Prix "Lady Chef" de l’année.

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Vous souvenez-vous de votre premier job et de votre premier salaire?

J’étais étudiante. À 15 ans, je travaillais déjà en restauration, à Beauraing. Mon père m’avait acheté une mobylette pour m’y rendre.

Receviez-vous de l’argent de poche?

Oui, 500 francs belges par mois (12,50 euros).

En dates
  • 1996: "Le souvenir d’une grave opération de mon papa. J’étais jeune et pourtant cela m’a permis de réfléchir à la vie qui peut filer très vite."
  • 2001 : "Le jour des attentats de New York, le 11 septembre, je recevais mon diplôme de l’école hôtelière de Namur. Curieux souvenir…"
  • 2008 : "Je travaillais au ‘Gril aux Herbes’ lorsque le patron, Evan, m’a confié la cuisine de son deuxième restaurant, ‘Le Fourneau’, place Sainte-Catherine."
  • 2013 : "L’année où Christophe Hardiquest, que je secondais en cuisine chez ‘Bon-Bon’, a reçu sa deuxième étoile au guide Michelin."
  • 2016 : "L’ouverture de mon restaurant, le ‘Brinz’l’, à Uccle.

Pour quoi dépensez-vous sans trop compter?

Pour les vacances. Je reviens du Pérou et, outre les visites historiques du pays, j’en ai bien sûr profité pour m’attabler dans quelques bons restaurants dont "Central", considéré par le magazine anglais "Restaurant" comme le quatrième meilleur restaurant au monde. Je dépense aussi pas mal d’argent pour fréquenter les bons restaurants.

Quels sont les achats pour lesquels vous ne dépenseriez pas beaucoup?

Une voiture. Cela m’importe peu d’en posséder une belle. Je n’en ai guère l’envie.

Si vous deveniez millionnaire du jour au lendemain, que feriez-vous de votre argent?

J’investirais dans l’immobilier, à l’étranger. En Espagne et sur l’île Maurice d’où est originaire ma maman.

Un souvenir d’un très mauvais achat?

Un canapé que j’ai payé très cher pour constater, après peu de temps, que l’on n’y était pas très bien assis. Et en plus, il s’est vite abîmé.

Pour vos achats, vous êtes plus cash que cartes?

Je préfère payer en cash mais j’ai toujours des cartes de paiement dans mon portefeuille… Parfois bien nécessaires.

Le vrai luxe, c’est quoi?

Passer de bons moments en famille ou avec des amis, autour d’un bon repas. Cela n’a pas de prix.

Comparez-vous les prix avant d’acheter? Êtes-vous une acheteuse impulsive ou réfléchie?

Je ne compare pas, mais je réfléchis. Je n’achète pas ce dont je pense ne pas avoir besoin. Je peux rester six mois sans faire un achat et puis, subitement, me refaire une nouvelle garde-robe. Et je ne dépense que lorsque j’ai des sous.

Avez-vous récemment craqué pour une petite folie?

Une télévision. C’est effectivement une folie car je n’en profite pas.

Le conseil

"Quand on débute avec sa propre affaire, comme un restaurant, il faut affronter les très nombreux démarcheurs souvent insistants… Il s’agit de faire attention, de faire le tri, ne pas répondre favorablement tout de suite. Bref, réfléchir. Et ils sont parfois tenaces!"

Êtes-vous collectionneuse?

Pas du tout. Je ne suis pas matérialiste. Je peux me séparer rapidement et facilement de beaucoup de choses.

Mais il y a peut-être un objet dont vous ne voudriez pas vous séparer.

Un bijou, un minuscule diamant offert par ma maman et ma marraine.

Que retenez-vous comme principale leçon concernant l’argent?

Qu’il ne faut pas faire confiance à tout le monde. Je suis parfois trop gentille et prête volontiers. On ne m’a pas toujours rendu l’argent prêté… Même des amis proches.

Y a-t-il une chose dont vous rêvez mais difficile, voire impossible, à concrétiser financièrement?

Dans le village de mon papa, près de Daverdisse, il y a un hôtel à vendre mais il est hors de prix. Tout est à refaire, en plus. Voilà un rêve inaccessible.

Quels sont les produits et les services dont les prix sont exagérés?

Tout ce qui touche au bien-être comme les spas dans les hôtels par exemple.

Êtes-vous acheteuse en grandes surfaces ou plutôt dans des magasins de quartier? Et sensible aux produits bio?

Je fréquente les enseignes de la grande distribution. Mais je me dois de me rediriger vers les petites épiceries locales qui ne sont pas nécessairement plus chères. J’achète bio mais cela dépend pour quoi. Il ne me viendrait pas à l’idée de manger une salade de tomates non bio par exemple. Et sur la carte du restaurant, sont présents – bien sûr – des vins issus de l’agriculture biologique.

"Mon portefeuille contient les incontournables cartes bancaires et les documents personnels. Mais aussi une image de la Vierge et ma carte de plongeuse sous-marine niveau 1." "Mon portefeuille contient les incontournables cartes bancaires et les documents personnels. Mais aussi une image de la Vierge et ma carte de plongeuse sous-marine niveau 1."
Source: L'Echo

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