interview

Valentin Cogels: "Je suis plus dur en affaires dans le boulot que dans le privé"

©Dieter Telemans

40 ans / Master en économie (UCL) / MBA à l’Insead / CEO d’Immoweb, le leader belge des sites immobiliers / En 2010, il a cofondé et dirigé la société Koala.ch, premier retailer suisse en ligne de chaussures / Il occupait depuis 2014 le poste de CEO de Victoria Company, leader de la vente directe de bijoux, notamment en Belgique et en France / Il pratique la randonnée, l’alpinisme, le kitesurf et le ski / Le temps qu’il lui reste, il le consacre au bénévolat.

Avez-vous souvent déménagé?

Dix fois en vingt ans. Nous avons pas mal vécu à l’étranger dont l’Angleterre, la France, Singapour et la Suisse. Mais nous sommes chaque fois revenus en Belgique entre les deux. On n’est heureusement jamais trop attachés à un endroit même si nous l’avons redécoré. À un point tel que quand j’achète une maison et que je dois la retaper, je me demande toujours si les travaux que j’entreprends créent une plus-value, au cas où je dois la revendre. D’ailleurs, notre prochain déménagement est programmé pour le mois d’août.

Pour vous poser définitivement?

Non, impossible. Actuellement, je suis bien dans mon job et mes enfants sont à un âge où déménager devient plus difficile. Donc je vais rester quelques années en Belgique. Mais j’espère de tout mon cœur qu’on ne va pas faire le reste de notre vie ici. Je nous verrais bien un peu en Asie ou aux Etats-Unis. Ma femme s’est toujours adaptée en trouvant des top jobs à l’étranger comme en Belgique.

En chiffres
  • 3x20: "Je suis parrain trois fois. Ma filleule est née le 20 septembre et mes filleuls le 20 mars… facile!""
  • 4.650m: "Le premier sommet que nous avons atteint en montagne avec mon épouse. C’était au Kyrgyzstan et nous étions accompagnés d’un guide. C’était magnifique. On est passé via la start-up ExploreShare.com. Faut pousser des gars comme ça, c’est extra!""
  • 1998: "L’année de mon mariage et de la naissance de mon fils, j’avais 20 ans."
  • 680: "Le résultat d’un examen que j’ai passé et qui m’a permis de faire un MBA. Ce n’est pas un score extraordinaire, ça ne veut rien dire en soi, mais j’en rêvais la nuit."
  • 40: "Mon âge et le nombre de pays que j’ai visités. J’ai comme objectif de ne jamais dépasser avec mon âge le nombre de pays que j’ai visités. Je veux toujours garder une longueur d’avance. Ceci explique le voyage au Kyrgyzstan cet été…"

Allez-vous rénover votre nouvelle maison?

Oui, surtout la cuisine car je suis fan des espaces de vie conviviaux. J’aime une cuisine ouverte où les gens viennent, où on discute sur le comptoir en cuisinant, ça fait partie de la façon dont je vois la famille et l’amitié. Mon rêve de maison à rénover, c’est de ne rien rénover sauf la cuisine car je n’aime généralement pas celles des autres.

Quels sont les critères déterminants dans le choix de votre habitation?

Il faut absolument un jardin et de l’intimité. Nous avons besoin d’avoir le sentiment d’être chez nous. Comme ma femme, j’ai grandi à la campagne dans une maison spacieuse et sans voisins. Donc avoir la même maison que tout le monde dans une rue rangée, c’est pas trop notre truc.

Avez-vous trouvé un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle?

De manière générale, je ne suis pas quelqu’un de stressé. Et si j’ai des problèmes, j’évite de les ramener à la maison. Je fais le vide dans ma tête sur le chemin du retour. Ce qui fait que je rentre toujours chez moi en étant juste content de voir ma famille. Je préfère ne pas être stressé et les voir un peu moins que le contraire.

Prenez-vous la peine de comparer ou négocier certains contrats?

J’ai tendance à repousser ces échéances-là. Je suis plus dur en affaires dans le boulot que dans le privé. D’ailleurs, j’ai été directeur financier mais dans le privé, c’est ma femme qui gère tout avec brio.

Le conseil

"Désormais, les jeunes ont tendance à utiliser plutôt qu’à acheter. Je pense que ça ne s’applique pas dans l’immobilier et il faut acheter le plus jeune possible."

Consacrez-vous du temps et/ou de l’argent à une œuvre caritative?

Depuis cinq ans, sept à dix jours par an, j’accompagne des personnes handicapées, en pèlerinage à Lourdes ou en week-end. Et puis j’en revois certains, parfois le temps d’un déjeuner. On y prend goût. C’est probablement le temps le mieux investi de mon année…

Avez-vous des loisirs coûteux?

C’est une question d’échelle. Par exemple, je fais du kitesurf et je ne pense pas que ça soit coûteux. Une fois qu’on a acheté le matériel, tout est gratuit, même le vent. De plus, J’ai eu mon équipement d’occasion et pour l’acquérir, j’ai vendu d’autres choses. Mon père m’a toujours dit "tu dois d’abord vendre avant d’acheter."

Que payons-nous encore trop cher?

Par rapport aux services reçus, les impôts! Je n’ai aucun problème à en payer, ni à contribuer plus que d’autres, tant que cet argent est bien dépensé…

Et pas assez?

Les enseignants et les infirmiers.

Avez-vous eu un jour des difficultés financières?

Jamais mais je n’ai non plus jamais dépensé plus que mon salaire (qui, lui, n’a pas toujours été élevé).

DANS SON PORTEFEUILLE "Il est petit mais costaud. Il contient des dollars, des pounds, beaucoup de tickets et de souches que je n’ai pas eu le temps de classer, un peu de liquide, mon permis de conduire, mon permis moto et une carte de crédit." ©Dieter Telemans

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