Bérénice: "Je n'ai jamais été en négatif sur mon compte. Je le vivrais très mal, même pour un euro."

©Kristof Vadino

Animatrice radio, elle assure la matinale de Bel RTL / Elle est également comédienne au théâtre et sera bientôt à l’affiche de "Chéri, on se dit tout", une pièce mise en scène par Olivier Leborgne / Elle a commencé à 19 ans au service sport de la RTBF / Travaille également en France / A assuré la matinale sur RTL durant l’été et fait partie de l’équipe de Stéphane Bern dans l’émission "A la bonheur" / Bruxelloise d’origine, elle vit désormais à Namur.

Êtes-vous une acheteuse réfléchie?

Cela dépend des moments. Je fais parfois hyper attention et puis par moment, je suis beaucoup plus compulsive, notamment quand il s’agit de chaussures. C’est aussi le cas pour les vêtements de mes enfants qui grandissent encore. J’achète leurs vêtements uniquement en soldes, deux fois par an. Comme j’ai l’impression de faire des affaires, je ne réfléchis pas trop à ce moment.

EN CINQ CHIFFRES

9: "Quand j’étais petite, je voyais l’Atomium depuis ma chambre. J’étais fascinée le soir et je comptais très souvent les boules. On devrait la mettre plus en exergue. On parle trop de la tour Eiffel et pas assez de l’Atomium."

12.253: "Le nombre de spectateurs que nous aimerions accueillir lors de notre prochaine pièce. Avoir autant de monde à une pièce en Belgique, ça serait extraordinaire. C’est une façon de nous souhaiter plein de succès."

2,5: "Nous avons récemment passé deux mois et demi à Montréal en famille pour le travail de mon mari. C’était une expérience incroyable et les enfants m’en parlent encore."

13: "Je suis née un 13 et ma fille aussi. Depuis que je suis petite, je dis toujours que c’est un chiffre qui porte bonheur."

4: "Je ne sais pas pourquoi, c’est le chiffre de la famille qui ressort souvent. Mon fils est né un 4."

Avez-vous prévu quelque chose pour votre retraite?

Je suis vraiment une bille dans ce domaine, mais j’ai une épargne-pension pour laquelle je cotise déjà depuis un bon bout de temps. J’espère donc que j’aurai une belle surprise à ma retraite.

Quel a été votre pire achat?

Lors des dernières soldes, j’ai acheté deux fois le même pantalon sans m’en rendre compte. Ce n’est probablement pas le pire achat de ma vie et même s’il ne coûtait "que" 50 euros, je trouve ça tellement bête. J’essaye d’apprendre à mes enfants à bien gérer l’argent, mais avec un exemple pareil, je ne suis pas très crédible.

Parlez-vous d’argent avec eux?

Oui, ça ne me pose aucun problème. J’essaye de leur faire comprendre sa valeur et aussi leur rappeler combien nous sommes des privilégiés.

Avez-vous un objet dont vous ne vous séparerez pour rien au monde?

Oui, il y en a beaucoup, mes enfants pour commencer (rires). Je plaisante évidemment. J’ai quelques petits objets comme ma gourmette de quand j’étais petite, un stylo offert par mon mari, un collier… En même temps, "pour rien au monde", ça ne veut pas dire grand-chose.

Êtes-vous une adepte des nouvelles technologies?

Alors là, pas du tout. Ce n’est vraiment pas mon truc, même si mon mari est, lui, très au courant, notamment via son boulot. Je n’y arrive pas, je trouve ça trop compliqué et puis il y a un truc étrange avec moi: dès que je touche à la technologie, ça bugue.

"Je mettrais en garde quant à la façon de gérer son argent. Notamment quand je vois certaines personnes qui, lorsqu’elles gagnent deux euros, en dépensent quatre. Je ne suis pas très douée en calcul, mais cette équation n’est pas la bonne."

Avez-vous déjà été confrontée à une tuile financière?

Non, je touche du bois. Dans ma famille, surtout du côté de mon père, on a toujours fait très attention. J’ai vu mes grands-parents vivre avec cette peur de ne pas avoir assez et conserver des kilos de sucre et de farine à la cave. Je pense que ça m’a marquée. Je n’ai jamais été en négatif sur mon compte. Je le vivrais très mal, même pour un euro.

Vos parents vous ont-ils donné un coup de pouce financier?

Non, pas vraiment. J’ai très rapidement compris, sans qu’on me le dise, qu’il fallait travailler pour obtenir ce que l’on souhaitait. Mais je constate aujourd’hui que je paye tout à mes enfants. Ils sont encore jeunes, mais même plus tard, je crois que je continuerai à les aider si j’en ai les moyens. C’est aussi très agréable de faire plaisir aux autres.

Achetez-vous en ligne?

Oui, cela m’arrive, même si je préfère acheter en magasin car j’aime toucher et sentir les choses. J’ai beaucoup d’amis commerçants. Je vais d’abord chez eux et s’ils n’ont pas ce que je cherche, je passe alors — parfois — à internet. Je préfère le contact avec les gens.

Achetez-vous bio?

Oui, beaucoup. De manière générale, je ne regarde jamais le prix de la nourriture. C’est la première chose qui nous fait vivre et je n’imagine pas manger ou donner à mes enfants des choses nocives. Je suis toujours étonnée des prix. J’ai déjà payé un poulet bio à 25 euros. Je comprends pourquoi il coûte si cher mais je ne trouve pas ça très logique.

Favorisez-vous les circuits courts?

Je vais rarement au marché car, à Namur, il se déroule le samedi matin et avec les horaires des activités sportives des enfants, c’est compliqué. Je suis aussi un peu agoraphobe. Par contre, en saison, je vais chez des producteurs de fraises ou de pommes à côté de chez moi je vais aussi parfois acheter des œufs à une ferme pas loin. J’aime discuter avec les producteurs, même quelques minutes. Ce sont des gens passionnés.

Votre notoriété est-elle un avantage?

Je reçois parfois l’un ou l’autre colis. Je n’ai pas de culpabilité quand cela arrive, car je sais que la personne qui me l’envoie espère aussi un retour. Si je reçois un t-shirt et que je le porte, je vais en faire une photo.

"Il est bien grand et solide. Je le range tous les six mois et il perd alors trois kilos. J’ai très rarement de l’argent liquide sur moi. Je garde par contre des tas de souches et tickets, dont l’encre finit par s’effacer avant que je ne les rentre comme frais. Je ne fais pas assez attention et je ne suis vraiment pas assez organisée. C’est pour ça aussi que je ne serai jamais riche. Ma seule possibilité serait de gagner au Lotto mais je ne joue pas (rires)." ©Kristof Vadino

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