Cédric Allard: "La radinerie m'insupporte. Elle a déjà flingué des vacances avec des amis"

©Dieter Telemans

42 ans / formation en marketing / Dirige une agence de communication-événements spécialisée dans le food et le beverage / A créé Culinaria il y a dix ans pour des rencontres et des dégustations avec les grands chefs du pays : sa dernière édition se termine ce samedi / Une douzaine d’événements, dans l’esprit de "Culinaria", se profilent pour 2019.

Avez-vous des souvenirs de votre premier job et de votre premier salaire ?

Comme de nombreux étudiants, j’ai décroché mes premiers jobs dans l’horeca, comme serveur et barman. Mon premier travail rémunéré, c’était avec Pascal Witmeur, un pilote automobile, qui avait créé la société " Palmarès " spécialisée notamment dans l’organisation de courses. J’aidais pour la logistique et l’aspect commercial. Je gagnais 36.000 francs belges par mois (900 euros). J’avais 21 ans. J’y ai travaillé durant un an avant de m’installer comme indépendant.

Receviez-vous de l’argent de poche de vos parents ?

Je n’ai pas connu mes parents ensemble. Oui, j’en recevais mais pas des montants extraordinaires. Ils m’on aidé pour l’achat de ma première voiture.

En dates

 

2003: "Mon mariage avec la femme de ma vie. Cela fait quinze ans."

2005: "Naissance de notre premier fils, Victor. A son âge, il apprécie déjà les technologies et développe des applications pour des jeux."

2008: "Naissance de notre deuxième fils, Charlie "

2009: "Le début de l’aventure ‘Culinaria’. Un salon qui invite des chefs et permet des rencontres avec les foodies. Gros succès."

2018: "Culinaria fête ses dix ans et j’arrête son organisation. Je n’arrêterai pas pour autant de baigner dans la gastronomie, mais cette rencontre annuelle va changer de formule."

 

Vous arrive-t-il de dépenser sans compter ?

Oui, pour mes enfants. Pour leurs sports, leurs vacances, leurs stages. Pour leur épanouissement. Personnellement, je ne me prive pas de fréquenter les restaurants…

Vous devenez millionnaire du jour au lendemain : que changez-vous dans votre vie ?

Je prendrais davantage de temps pour moi et ma famille. Mais je pratiquerais le même métier en souhaitant plus de sérénité. Je voyagerais plus souvent et m’octroierais davantage de loisirs.

Vous souvenez-vous de votre pire achat ?

Pour un évènement, j’ai dû acheter 3.000 paires de ski avec tout l’équipement qui accompagne sa pratique. Je me suis fait arnaquer et j’ai lancé des procédures en justice. Cela me poursuivra toute ma vie.

Pour vous, quelle est la définition du vrai luxe ?

La sérénité. Tous les jours, toute l’année, toute la vie. Mais cela ne s’achète pas.

Pour vos différents achats, êtes-vous du style impulsif ou réfléchi ?

Les deux. Cela dépend. Pour des achats importants, je suis réfléchi. Si, après réflexion, j’estime que finalement je n’ai pas besoin d’effectuer un achat, j’y renonce. J’aime acheter au juste prix, je compare et il arrive même de négocier. Pour d’autres, je peux réagir de façon impulsive, comme des bonbons achetés aux caisses des supermarchés en y faisant la file…

Êtes-vous collectionneur ?

J’aime beaucoup les voitures anciennes. J’ai notamment une Land Rover de la première génération, un excellent achat et une très bonne affaire.

Un objet que vous avez décidé de ne jamais revendre ?

La montre reçue de mon épouse pour nos fiançailles. Un cadeau émotionnel, un moment très spécial dans ma vie. Peut-être que je la transmettrai aux enfants.

"Je me suis lancé très jeune dans la vie professionnelle. A 22 ans, j’étais indépendant. Il faut croire en ses idées, avoir confiance en soi, bien s’entourer, ne pas écouter tout le monde et aussi être courageux, ne pas avoir peur d’échouer, sinon on n’entreprendra jamais rien. Il est nécessaire également de s’attendre à rebondir après un échec."

Y a-t-il des comportements relatifs à l’argent qui vous insupportent ?

La radinerie. Elle m’a déjà flingué des vacances avec des amis qui ont des oursins dans les poches. Mais l’inverse me dérange aussi : " Tu as vu ma nouvelle voiture ? Ma nouvelle montre ? " Le paraître m’indispose également.

Quels sont, selon vous, les produits et les services que l’on paye trop cher en Belgique ?

L’énergie, le téléphone, le carburant. Mais nous n’avons pas le choix. Il n’existe pas de plan B. Nous sommes des pigeons. Côté nourriture, certains poissons et crustacés, comme les crevettes grises, sont devenues très chères. Les produits locaux, bio ou non, sont également onéreux

Vos achats s’effectuent-ils principalement en grande distribution ?

Il n’y a pas toujours d’alternatives pour éviter les supermarchés. Mais le samedi, je vais chez " mon " poissonnier, " mon " boucher, " mon " boulanger.

Que tirez-vous comme principale leçon en matière d’argent ?

Que tout est éphémère. Qu’il ne faut pas s’imposer un train de vie trop élevé. On ne sait pas de quoi sera fait le lendemain. Nous sommes prudents dans nos dépenses, mon épouse et moi.

"C’est plutôt un simple porte-cartes. Outre les cartes nécessaires, comme celle d’identité et le permis de conduire, j’y introduis celle mentionnant mon numéro de groupe sanguin. Et il n’y a aucun billet de banque." ©Dieter Telemans

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