Grégory de Walque: "Privilégier un bio de Chine ou d'Amérique du Sud n'a pas vraiment d'intérêt"

©Dieter Telemans

Country Manager pour la Belgique de TheFork, une plateforme de réservation de restaurant en ligne / Diplômé de Solvay / A travaillé chez BNP Paribas puis chez Bpost Bank /A développé "Team Challenge", une entreprise spécialisée dans le team building / A lancé à la suite du film "Demain" la coopérative Woocoop, à Waterloo, qui rassemble 250 coopérateurs et plusieurs producteurs locaux.

Que seriez-vous prêt à payer pour améliorer votre qualité de vie?

J’investis pas mal dans ce qui est lié à la nourriture. Mais je ne pense pas qu’il faille payer des prix exorbitants pour bien manger. L’objectif de la coopérative est aussi de redonner le droit de bien manger à un prix accessible. Je fais essentiellement mes courses sur les marchés, en tout cas pour les fruits et légumes.

Avez-vous récemment changé votre façon de vous déplacer?

Non, j’ai encore une voiture de société mais j’y réfléchis beaucoup. Cela fait quelques années que le marché du vélo électrique se développe bien. Je suis encore dans la phase où je me renseigne, mais c’est un achat que j’aimerais bien faire dans les prochains mois. À Bruxelles, sans l’électrique c’est compliqué de faire du vélo compte tenu du dénivelé, surtout si on veut transporter son enfant.

Le conseil? "Apprendre en permanence. Dans un monde qui va excessivement vite, si on n’est pas un peu curieux, on peut vite se laisser dépasser. Il n’y a que de cette façon qu’on peut évoluer."

Avez-vous modifié certains de vos comportements à cause de la canicule de cet été?

Au niveau de la consommation, pas vraiment. On est en effet déjà bien conscientisés aux problèmes écologiques. Mais c’est clair que ces conditions météorologiques extrêmes sonnent comme un énième rappel: c’est maintenant ou jamais qu’il faut agir.

En chiffres
7

"C’est mon chiffre préféré. Je ne sais pas vraiment d’où ça vient mais il revient souvent dans ma vie. Je suis né le 27/07. Je porte le 7 dans mon équipe de foot."

17

"La date de naissance de mon fils. Encore un 7. C’était un grand bouleversement."

1170

"Toujours avec un 7! C’est le code postal de Watermael-Boitsfort, ma commune où j’adore vivre. C’est vraiment un petit village dans la ville."

3.000

"C’est le nombre de kilomètres que nous avons parcourus à moto avec ma femme lors de notre voyage en Asie. C’est un voyage qui nous a vraiment marqués."

0

"Pour le zéro-déchet ou le temps qu’il nous reste avant d’agir, si on veut voir quelque chose changer."

Fréquentez-vous parfois les restaurants étoilés?

Étonnamment par rapport à ma fonction actuelle, non. J’y ai été quelques fois et j’en ai gardé de très bons souvenirs. Mais c’est un budget assez important. Je préfère donc m’offrir plus souvent d’autres bons restaurants plutôt qu’un étoilé.

Mangez-vous bio?

Oui et local surtout. Les légumes de notre coopérative ne sont pas tous bios mais au moins issus de la culture raisonnée. Privilégier un bio de Chine ou d’Amérique du Sud n’a pas vraiment d’intérêt. On préfère des légumes de saison cultivés ici. Et si c’est bio, c’est encore mieux. On est quasi végétarien.

Êtes-vous un habitué des réservations sur internet?

Oui, je passe presque exclusivement par-là, que ce soit pour les vacances ou les activités. C’est plus simple et efficace. Ça permet d’avoir un avis très rapidement. Je compare quasi systématiquement. Comme tout le monde peut faire part de son expérience, la tendance globale permet souvent d’avoir un bon avis.

Comparez-vous aussi les opérateurs télécoms et les fournisseurs d’énergie?

Je pense que je ne le fais pas assez. C’est principalement lié à la lourdeur administrative que cela implique, même si les procédures ont déjà beaucoup évolué. Pour l’énergie, je ne fais pas de démarches car je suis satisfait de mon fournisseur. Je pourrais sans doute en trouver un moins cher mais ils m’ont déjà bien aidé quand j’ai eu quelques soucis.

Avez-vous déjà prévu quelque chose pour votre pension?

À 34 ans, je dois avouer que je n’y pense pas encore vraiment. Restera-t-il seulement de l’argent dans les caisses dans trente ans? (il sourit). Le seul levier que j’ai activé pour le moment est l’épargne- pension, qui est un outil intéressant. Mon optique est plutôt d’attendre et de voir. Je ne me pose pas de questions tous les jours puisqu’à mon jeune âge, ce que je peux espérer à la pension reste encore assez flou.

Avez-vous une passion onéreuse?

Non. Je fais du foot en salle. La cotisation annuelle est de 130 euros et l’investissement en matériel se limite à un ballon et des chaussures. Donc ce n’est pas trop cher.

Quel est votre style de vacances?

Avant d’avoir un enfant, on aimait beaucoup les voyages "backpack". On est parti quatre mois en Asie avec notre vie sur le dos. Avec un petit garçon, c’est désormais plus compliqué. Nos dernières vacances étaient donc très calmes. Le côté découverte reviendra lorsqu’on pourra partager ça avec lui.

Pour quoi ne dépenseriez-vous pas un euro?

Pour les choses très futiles. On achète beaucoup de meubles et de jouets en seconde main… On essaye d’éviter tout ce qui est à jeter. On a aussi un côté minimaliste facilité par les nouvelles technologies. On n’a par exemple pas de CD, de DVD ou même la télévision mais on a des abonnements à Netflix et Spotify grâce auxquels, finalement, on a accès à tout ce qu’on veut. On n’est typiquement pas des collectionneurs (il rit).

"Il contient beaucoup trop de cartes du boulot, perso, de crédit, de fidélité, pour me déplacer… Je dois en avoir une quinzaine, ce qui fait que mon portefeuille est immense. Je n’ai par contre jamais de cash car je n’ai pas le réflexe d’aller retirer de l’argent. Il y a aussi plusieurs photos de la famille et quelques notes de frais qui traînent." ©Dieter Telemans

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