"Lorsque je pars en vacances, mon smartphone redevient un simple téléphone"

©Dieter Telemans

Alexandre Helson / "Chief Spectaculoos Officer" chez Dandoy / Diplômé de Solvay / A commencé sa carrière chez Semetis avant de rejoindre le groupe familial en 2013 / Incarne déjà la septième génération du célèbre biscuitier, créé en 1829 / Souhaite redynamiser la marque / Une nouvelle identité visuelle et plusieurs magasins ont ainsi été mis en place depuis son arrivée.

Comment parlez-vous d’argent dans votre famille?

Nous essayons de ne pas avoir de tabou sur les questions d’argent même si ce n’est pas vraiment dans la culture familiale d’en parler. L’objectif premier est avant tout de faire vivre le groupe. Nous avons la chance de vivre sans financier, il n’y a donc pas cette pression de faire du chiffre à tout prix.

Quel objet ne vendriez-vous pour rien au monde?

Je n’en ai pas vraiment. J’avais quelques objets qui me tenaient à cœur comme une montre et des photos que j’avais reçues de mes grands-parents. Je ne m’en serais jamais séparé, mais on m’a tout volé.

En chiffres
  • 7: "Le 7 a toujours été mon chiffre porte-bonheur. Nous sommes également la septième génération chez Dandoy."
  • 189 ans: "C’est l’âge de la Maison Dandoy."
  • 10: "Le nombre de magasins dont nous disposons actuellement. Pour la première fois de l’histoire de la Maison, nous sommes sortis de Bruxelles récemment pour en ouvrir un à Anvers."
  • 2: "Le nombre d’enfants que nous avons avec ma femme."
  • 24 euros: "Le prix de notre dernière édition de boîte spéciale. Elle a été conçue avec Thierry Boutemy, un fleuriste qui est un véritable artiste. On aime beaucoup ce genre de collaboration."

Avez-vous déjà été confronté à une importante tuile financière?

Non, j’ai de la chance mais j’essaye de m’y préparer, notamment car ma femme est aussi entrepreneuse, ce qui n’est pas toujours simple à gérer. On a pu s’en rendre compte avec ses récents congés de maternité. Justement, avec l’arrivée des enfants, on essaye de s’y préparer encore plus.

Si vous deviez réduire votre train de vie, de quoi vous passeriez-vous en premier?

Probablement de tous ces objets dont on n’a plus spécialement besoin constamment. Je pense notamment à la voiture. J’en ai une, mais il existe aujourd’hui des tas d’autres possibilités qui me permettraient de m’en défaire sans trop de difficultés.

Avez-vous des loisirs coûteux?

Non. J’ai fait un peu de rugby mais hormis des chaussures je n’avais besoin de rien d’autre. Ce n’était donc pas très onéreux!

Que payons-nous trop cher?

Le prix des crèches est beaucoup trop élevé. Surtout lorsqu’on compare avec les étapes qui suivent. Nous disposons en Belgique d’un système d’éducation très accessible, même à l’université, lorsqu’on compare avec d’autres pays. Désormais, le prix d’un minerval équivaut à peu près à un mois dans une crèche privée, c’est fou.

En vacances, êtes-vous du genre à tout organiser à l’avance ou plutôt à partir à l’aventure?

Je déteste les formules all-in. Je préfère les voyages itinérants où l’on réserve l’avion et un premier pied-à-terre et on improvise pour la suite. Mais désormais, avec deux enfants, c’est devenu beaucoup moins facile. Cette année, pour la première fois, on avait besoin de plus se poser et de s’organiser.

Le conseil? "Il est important de trouver un juste équilibre au sein du couple et ne pas commencer à tout calculer. Nous essayons au maximum de mettre tout en commun et les biens comme la maison sont répartis en deux, peu importe qu'il y ait des différences dans l'apport de chacun."

Gardez-vous un œil sur votre activité professionnelle en vacances?

Absolument pas. Lorsque je pars en vacances, mon smartphone redevient un simple téléphone et c’est la déconnexion complète. C’est une règle que je m’impose. Je considère que si je ne parviens pas à déléguer, c’est qu’il y a un problème dans ma façon de travailler.

Quel est votre pire souvenir de vacances?

Probablement un voyage au Sri Lanka. On nous avait expliqué qu’il était habituel de voyager avec un même chauffeur durant tout le voyage. L’expérience ne fut vraiment pas terrible. Nous avions la sensation de ne jamais être entre nous.

Quel comportement vous dérange en vacances?

Ne pas pouvoir prendre son temps et vouloir absolument rentabiliser la moindre minute. Je préfère adopter un rythme plus calme et ne pas m’en vouloir parce qu’on a décidé de prendre son temps.

"Il s’agit en fait d’un porte-cartes tout simple. Je n’ai jamais de cash, ce qui me pose d’ailleurs parfois des problèmes lorsque l’on ne peut pas payer par carte. Je n’ai aucune carte de fidélité." ©Dieter Telemans

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