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Où voyager moins cher "grâce" à la crise?

La crise financière a fait des perdants, mais aussi des gagnants. Parmi eux, le vacancier moyen. Cela dit, les voyages ne sont pas forcément moins coûteux dans tous les pays qui ont dû solliciter l'aide de l'UE (Grèce, Irlande et Portugal). État des lieux.
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(mon argent) - Avec une baisse de 18% du nombre de touristes, l’Irlande avait déjà pris une sérieuse raclée en 2010. Avec la crise économique, les vacanciers ont préféré jouer la carte de la sécurité avec l’Espagne. Contrairement à la Grèce, l’Irlande ne figure pas parmi les destinations de vacances traditionnelles. Les tour-opérateurs classiques ne reprennent d’ailleurs que Dublin dans leur catalogue de citytrips.

C’est sans doute pour cette raison que les prix des hôtels irlandais ont baissé. Vous pouvez réserver trois nuits à Dublin dans un hôtel trois étoiles (avec petit-déjeuner irlandais) à partir de 90 euros par personne. Pour la location d’une Ford Fiesta pendant cinq jours, comptez en moyenne 100 euros de moins qu’en Grèce. Et pour le diesel et l’essence, prévoyez environ le même budget qu’en Belgique.

Grèce: demande en forte augmentation

Avec un repli de quelque 10%, le tourisme grec a connu une année catastrophique en 2010. Les images des émeutes à Athènes et du nuage de cendres islandais n’y sont pas étrangères. À présent que le pays est fragilisé par la crise financière, le secteur (qui représente 18% du PIB et un cinquième de l’emploi) ne peut pas se permettre de prendre une deuxième raclée en 2011.

Des prix plus faibles devraient être une conséquence logique de cette situation. Mais avec les voyages combinés, ce n’est pas le cas: "La situation économique n’a aucune incidence sur le niveau de prix, ni à la hausse, ni à la baisse", explique Hans Vanhaelemeesch de chez Jetair. "C’est le jeu de l’offre et de la demande qui détermine le prix."

Or la demande de voyages vers la Grèce a augmenté de 20%, notamment en raison des changements de régimes en Tunisie et en Égypte (lire l’encadré ci-dessous). "Les hôteliers avaient pris le pli de relever leurs tarifs mais nous avons pu négocier pour qu’ils ne touchent pas aux prix.", affirme Baptiste van Outryve, porte-parole de Thomas Cook. "Les bonnes affaires, on les trouve surtout parmi les offres ‘last minute’. Comme l’an dernier."

Ceux qui rejoignent la Grèce par leurs propres moyens remarqueront que le niveau de prix fluctue. Les billets pour le ferry sont moins chers tandis que la TVA sur le logement (maisons à louer et hôtels) a baissé de 11 à 6,5%. En revanche, la TVA générale a été relevée de 19 à 23%. Et le carburant (pour les voitures de location) est même plus cher qu’en Belgique.

Irlande: pas une destination "traditionnelle"

Avec une baisse de 18% du nombre de touristes, l’Irlande avait déjà pris une sérieuse raclée en 2010. Avec la crise économique, les vacanciers ont préféré jouer la carte de la sécurité avec l’Espagne. Contrairement à la Grèce, l’Irlande ne figure pas parmi les destinations de vacances traditionnelles. Les tour-opérateurs classiques ne reprennent d’ailleurs que Dublin dans leur catalogue de citytrips.

C’est sans doute pour cette raison que les prix des hôtels irlandais ont baissé. Vous pouvez réserver trois nuits à Dublin dans un hôtel trois étoiles (avec petit-déjeuner irlandais) à partir de 90 euros par personne. Pour la location d’une Ford Fiesta pendant cinq jours, comptez en moyenne 100 euros de moins qu’en Grèce. Et pour le diesel et l’essence, prévoyez environ le même budget qu’en Belgique.

Portugal: le coin aux bonnes affaires?

Mais pour des vacances réellement bon marché, le Portugal est la meilleure adresse. Le pays est en état de crise semi-permanent depuis 2001 déjà. Ces dernières années, le secteur touristique a déjà pris une sérieuse raclée (les Anglais se tiennent à distance en raison de la faiblesse de leur livre sterling, l’Espagne semble toujours un peu moins chère…), c’est pourquoi les hôteliers portugais sortent tous leurs atours pour séduire le touriste européen.

Argument numéro 1: le prix, évidemment. Si vous classez les promotions de Thomas Cook selon ce critère, vous obtiendrez trois destinations portugaises dans le top5. Jetair propose pour sa part quatre jours en Algarve (hôtel quatre étoiles demi-pension) à partir de 379 euros. Selon la fédération hôtelière de la principale région touristique du pays, les prix des chambres devraient avoir baissé en moyenne de 5% à 25% par rapport à 2010. Les maisons de vacances et les hôtels moins étoilés seraient ainsi parvenus à maintenir leur taux d’occupation à niveau. Parmi les hôtels étoilés, ce taux continue de baisser, ce qui suppose que ce segment recèle les meilleures affaires.

La Tunisie et l’Égypte sont-elles à nouveau sûres à 100%?

Le printemps arabe a mis entre parenthèses le tourisme en Tunisie et en Égypte mais n’a certainement pas rayé ces deux pays de la carte. Tout a été mis en œuvre pour que ces destinations de vacances populaires puissent reprendre le cours normal de leur existence.

Selon les tour-opérateurs Jetair et Thomas Cook, d’ailleurs, ces efforts ont porté leurs fruits. "Nous desservons à nouveau la Tunisie depuis le 19 février et l’Égypte depuis le 22 février", assure Hans Vanhaelemeesch de chez Jetair. "Ceci signifie que les voyageurs peuvent partir le cœur léger. Le feed-back que nous recevons est hyper positif. Les opérateurs se donnent vraiment du mal pour faire passer de bonnes vacances à leurs hôtes." Baptiste van Outryve, porte-parole de Thomas Cook, a indiqué que pour son organisation également, la sécurité n’était plus un problème. "

Sur ces deux destinations, cent personnes sont chargées de la sécurité et se portent garantes de la satisfaction de nos clients. " Mais aucune mesure supplémentaire ne semble avoir été prise. "L’accompagnement est identique à celui proposé à nos clients en Espagne." Pour autant, la sécurité de ces pays n’implique pas forcément que tous les hôtels sont à nouveau remplis. "En janvier et février, mois de réservations par excellence, ces deux pays ont accusé un retard important. Celui-ci n’a pas encore été comblé mais les réservations évoluent positivement, de sorte que le retard devrait être rattrapé d’ici peu", assure Hans Vanhaelemeesch de Jetair.

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