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Pouvez-vous garantir que j'aurai droit à une pension légale décente?

Le 25 mai prochain, vous élirez vos représentants fédéraux et régionaux. Pour vous aider à y voir clair dans les enjeux, nous vous présentons les propositions des principaux partis en matière de finances personnelles.
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©Photo News

En période électorale, aucun parti n’oserait évidemment répondre par la négative… Tous concèdent toutefois que le défi est de taille et ressortent grosso modo les mêmes chiffres: l’espérance de vie augmente (de 69 ans en 1960 à 81 ans aujourd’hui), le nombre d’actifs pour financer les pensions des inactifs va en diminuant et tout cela coûtera cher à l’État.

Rien de réjouissant. Pourtant, chaque formation politique veut instaurer des réformes qui permettraient à chacun de recevoir plus pour sa future retraite légale.

Le PS, par exemple, veut porter la pension minimale pour un isolé à 1.300 euros par mois pour une carrière complète d’ici la fin de la législature et ce pour tous les travailleurs. Il y a du chemin: le montant minimal pour un salarié est de 1.123 euros et de 954 euros pour une carrière mixte.

Les autres partis n’avancent pas de chiffres mais vont dans la même direction, en empruntant des chemins quelque peu différents. Le MR, le cdH et Ecolo proposent d’augmenter le taux de remplacement, le pourcentage du salaire qui sera toujours perçu après la retraite. Les libéraux indiquent aussi leur volonté de majorer les plafonds salariaux au-delà desquels on ne tient plus compte des revenus professionnels dans le calcul des pensions.

Fiscalité, emploi, énergie, pension, santé, enseignement,...

Le samedi 10 mai, L'Echo a répondu à 50 questions concrètes pour aider l'électeur à faire son choix parmi les programmes des partis.

> Consultez NOTRE DOSSIER GUIDE DE L'ELECTEUR (PDF)

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Le samedi 10 mai, L'Echo a répondu à 50 questions concrètes pour aider l'électeur à faire son choix parmi les programmes des partis.

Le FDF se veut un peu plus précis et annonce vouloir assurer une pension légale pour tous correspondant à minimum 60% de la moyenne des revenus de la carrière. Sans toutefois préciser s’il s’agit des revenus net ou brut. Cela change tout, puisque l’OCDE estime que le taux de remplacement actuel pour un salarié au salaire moyen correspond à 42% avant impôts et 64% après.

On retrouve aussi dans tous les programmes l’objectif d’une harmonisation entre tous les régimes de pension. Harmonisation: comprenez hausse des retraites les plus basses mais aussi baisse des allocations les plus élevées, comme celles des fonctionnaires? "Jamais en période électorale!", sourit le porte-parole du MR, Frédéric Cauderlier, qui assure que les libéraux entendent uniquement favoriser les moins bien lotis.

Chez les "humanistes", on ne tranche pas. "Au départ, les pensions dans la fonction publique étaient supérieurs parce que les salaires étaient moins élevés. Avant de parler de diminution, il faudrait savoir si c’est toujours le cas aujourd’hui", estime Catherine Fonck, chef de groupe cdH sortante à la Chambre.

Pour financer tout ça, les partis comptent sur l’augmentation du taux d’emploi chez les 55-64 ans et chez les jeunes. Plus de travail = plus de cotisations sociales payées. Même si diminuer le taux de chômage n’est évidemment pas simple, ni gratuit. Plus d’impôts pour les pensions? Personne n’en fait mention. Jamais en période électorale.

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