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Indépendant: comment assurer vos arrières?

Prenez les devants pour votre pension, ou celle-ci risque bien de ne pas être confortable. Prévoyez aussi une couverture contre la maladie et les accidents.
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Protégez vos proches en souscrivant une assurance-décès. ©shutterstock

Que ce soit en matière de pension ou d’assurance-maladie, même s’il y a eu des améliorations concernant le statut de l’indépendant ces dernières années, ce dernier restera toujours moins bien loti qu’un employé ou qu’un fonctionnaire. Sauf bien sûr, s'il entreprend des démarches pour se protéger des conséquences financières d’une maladie ou d’un accident, ainsi que pour se constituer une pension complémentaire (le deuxième pilier).

Par exemple, depuis le 1er juillet 2019, l'indépendant qui se retrouve en incapacité de travail pour une période de plus de 7 jours a droit à une indemnité à partir du jour où le médecin traitant signe la "déclaration d’incapacité de travail".

Avant, il devait attendre un mois pour l'obtenir. Cela dit, cette indemnité est forfaitaire et son montant diffère (de 38,10 à 62,08 euros) en fonction de la situation familiale (isolé, cohabitant, avec charge de famille). Il s’agit de montants bruts, qui seront taxés plus tard comme revenus de remplacement.

En cas d’incapacité de longue durée, cette indemnité sera probablement bien inférieure à un salaire normal. Il est donc indispensable de souscrire une assurance revenu garanti. Celle-ci permet d’assurer jusqu’à 80% du salaire fixe qu’un indépendant se verse. De plus, elle est fiscalement avantageuse étant donné que les primes d’une telle assurance sont considérées comme des frais professionnels. Elles sont donc déductibles.

En tant qu'indépendant, la souscription d'une assurance revenu garanti est indispensable.

Si vous avez un conjoint et/ou des enfants et que vous souhaitez les protéger des suites d'un décès prématuré, pensez également à souscrire une assurance-décès ou une assurance-vie. Cela dit, vous pouvez opter pour des couvertures de risque optionnelles «décès» et «incapacité de travail» via votre pension complémentaire.

Pension complémentaire

En tant qu’indépendant, vous avez le choix entre la Pension libre complémentaire pour indépendant (PLCI) ou, pour les chefs d’entreprise indépendants, l’Engagement individuel de pension (EIP) .

Mais nous n’en sommes peut-être pas encore là, donc sachez qu’il existe aussi une Convention de pension pour travailleurs indépendants (CPTI) qui permet à ceux qui ne travaillent pas (encore) en société (et qui n’ont par conséquent pas accès à l’EIP) de verser des cotisations dans une telle convention.

Dans les grandes lignes, la PLCI permet de bénéficier d’avantages fiscaux (l’intégralité de primes est déductible au titre de frais professionnels) et de payer moins de cotisations sociales. Dans le cas de la CPTI, vous avez droit à un avantage fiscal de 30% sur le versement des primes.

La Pension libre complémentaire pour indépendant (PLCI) permet de bénéficier d'avantages fiscaux et de payer moins de cotisations sociales.

Si vous êtes indépendant sans société, faites-vous conseiller par un expert pour savoir s’il serait plus judicieux dans votre situation de conclure une PLCI, une CPTI ou les deux. Ces couvertures peuvent de toute façon être adaptées à l’évolution de votre situation personnelle tout au long de votre carrière.

Patrimoine

Pour protéger un maximum votre patrimoine, il y a certaines démarches supplémentaires à entreprendre. Par exemple, pour scinder les patrimoines privé et professionnel, il vaut mieux qu’un indépendant travaille sous forme de société (avec une responsabilité limitée aux apports).

Si vous êtes propriétaire, il pourrait également être judicieux de faire une déclaration d’insaisissabilité pour votre habitation. Cette démarche se passe chez un notaire et peut coûter jusqu’à 1.500 euros.

1.500€
Déclaration d'insaisissabilité
Cette démarche doit être entreprise chez un notaire. Elle doit avoir lieu avant que ne surgissent d'éventuels soucis financiers.

Et si vous comptez vous marier, privilégiez la séparation de biens, ce qui permettra en cas de coup dur de limiter l’action des créanciers au seul patrimoine propre du conjoint défaillant.

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