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Comment investir dans la Big Tech?

Les grandes entreprises technologiques sont les gagnantes toutes catégories de la crise du coronavirus et leur avenir semble radieux. Il est possible d’investir dans ces géants de différentes manières.
Il est possible d’investir dans la Big Tech de plusieurs manières, par exemple via un tracker comme le S&P500, dont les cinq grands groupes technologiques représentent 21%, qui peut apporter une belle diversification à votre portefeuille. ©AFP

La plupart des entreprises souffrent beaucoup de la crise du coronavirus, même si c’est à des degrés divers. Les consommateurs n’osent plus se rendre dans les commerces par crainte d’être contaminés par le virus, le secteur touristique est totalement à l’arrêt et les organisateurs de grands événements ne peuvent qu’espérer des jours meilleurs. Mais les cinq grandes sociétés technologiques américaines – Apple, Amazon, Facebook, Microsoft et Google (et sa maison mère Alphabet) – ont réussi à tirer leur épingle du jeu.

+55%
La bonne santé de la Big Tech se reflète dans la valeur boursière totale de ses cinq géants (Apple, Amazon, Facebook, Microsoft et Google), qui a augmenté en un an de 2.730 milliards de dollars, pour atteindre la somme astronomique de 7.662 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 55%.

Cette bonne santé de la Big Tech se reflète dans la valeur boursière totale de ces cinq géants, qui a augmenté en un an de 2.730 milliards de dollars, pour atteindre la somme astronomique de 7.662 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 55%. Ce n’est pas surprenant, car à cause de la crise, le monde entier s’est tout d’un coup converti au télétravail et au shopping en ligne et nous nous sommes massivement tournés vers les produits et services de ces géants technologiques. Nous utilisons plus que jamais les iPhone d’Apple, les entreprises font appel aux services cloud de Microsoft, d’Alphabet et d’Amazon, et nous restons en contact avec notre réseau d’amis via Facebook.

Depuis début novembre, nous constatons un ralentissement du rallye de la Big Tech. Il s’explique par une série d’annonces concernant l’arrivée de vaccins très performants. Ces vaccins alimentent l’espoir que l’économie reviendra vite à la normale. Les investisseurs s’attendent à ce que le monde redevienne moins dépendant des entreprises technologiques.

Selon les analystes, il est cependant plus que probable que ces changements économiques soient plus durables que nous le pensons. De nombreuses entreprises semblent vouloir maintenir le télétravail – du moins en partie – et maintenant que les consommateurs ont goûté à la facilité des achats en ligne, l’e-commerce ne devrait pas s’effondrer le jour où nous obtiendrons une immunité de groupe. La Big Tech est donc encore loin d’être menacée.

Régulation

L’attitude des autorités de contrôle semble représenter une plus grande menace pour la Big Tech que la fin de la pandémie. Google contrôle par exemple près de 90% du secteur des recherches en ligne aux États-Unis. «Personne ne peut concurrencer Google de manière efficace», a expliqué l’ancien ministre américain de la Justice William Barr. Par ailleurs, l’organisme américain de contrôle de la concurrence, la Federal Trade Commission (FTC), ainsi qu’une large coalition d’États cherchent un juge fédéral pour décider s’il convient de scinder Facebook. Selon la FTC, Facebook a considérablement affaibli la concurrence ces dernières années par une série d’acquisitions, comme celle du service de messagerie Whatsapp.

Il n’y a pas que les États-Unis: l’Europe aussi prévoit de s’attaquer aux grandes entreprises technologiques.

Et il ne s’agit pas uniquement de Facebook ou d’Alphabet. Ces dernières années, de plus en plus de voix se sont fait entendre en faveur de la scission de la Big Tech dans la politique américaine. En outre, un épais rapport publié en octobre révèle que tant les démocrates que les républicains estiment que les grands acteurs technologiques sont trop dominants. L’Europe prévoit également de s’attaquer à ces grandes entreprises.

Pour l’instant, les investisseurs et les analystes ne semblent pas s’inquiéter d’un éventuel démantèlement de ces géants ni de son impact. «Alphabet recèle beaucoup de valeurs cachées (comme YouTube) qui peuvent créer de la valeur pour les actionnaires, y compris en cas de scission», pouvait-on lire récemment dans L’Investisseur.

Trackers

Il est possible d’investir dans la Big Tech de plusieurs manières, par exemple via un tracker (ou fonds indiciel) des plus grandes actions américaines comme le S&P500 – dont les cinq grands groupes technologiques représentent 21% – qui peut apporter une belle diversification à votre portefeuille. Le Nasdaq100 – qui comprend les 100 plus grandes actions technologiques américaines – est en grande partie constitué d’entreprises de la Big Tech.

Les trackers sont des fonds cotés en bourse qui répliquent la composition d’un indice de référence et sont pratiquement une copie exacte de l’indice réel. Par exemple, pour le S&P500, on trouve le tracker Vanguard S&P500 (ISIN: IE00B3XXRP09) et pour le Nasdaq100, on trouve le tracker Invesco Nasdaq-100 (ISIN: IE00BYVTMS52). Il existe également des trackers qui réinvestissent les dividendes perçus, par exemple d’Apple. C’est notamment le cas des trackers d’iShares qui répliquent le S&P500 (ISIN: IE00B5BMR087) et le Nasdaq100 (ISIN: IE00BYVQ9F29).

Actions individuelles

L’avantage d’un tracker, c’est qu’il comprend des centaines d’actions, tandis qu’un investissement direct dans des actions de la Big Tech vous expose davantage et plus directement aux aléas des cours de ces mastodontes. Dans ce cas, vous devez également tenir compte du fait que le prix de certaines actions est élevé pour un investisseur particulier: l’action Alphabet se négocie aux alentours de 1.700 dollars et une action Amazon coûte plus de 3.000 dollars. L’action la plus accessible au sein de la Big Tech est Apple, dont le cours oscille aux alentours de 130 dollars. Parmi toutes les actions technologiques, le groupe de Tim Cook est celui qui fait le plus d’efforts pour rester «démocratique» grâce à des fractionnements réguliers de l’action.

3.000
dollars
Vous devez tenir compte du fait que le prix de certaines actions est élevé pour un investisseur particulier: l'action Alphabet se négocie aux alentours de 1.700 dollars et une action Amazon coûte plus de 3.000 dollars.

Pour déterminer quelle action vous souhaitez acheter, il est recommandé de prendre en compte leur valorisation. L’action présentant le ratio cours/bénéfice le plus élevé est Amazon, pour laquelle les actionnaires doivent débourser 65 fois les bénéfices attendus pour 2020. Ce ratio se monte à 40 si l’on prend en compte les bénéfices attendus en 2022. Les ratios cours/bénéfice les plus bas sont ceux d’Alphabet et de Facebook, qui se montent respectivement à 31 et 28 pour les bénéfices 2020 et à 21 et 20 pour les bénéfices attendus en 2022. Le marché tiendrait-il déjà compte d’éventuels recours contre Alphabet et Facebook?

Le saviez-vous?

Contrairement à d’autres entreprises, les cinq plus grandes sociétés technologiques américaines – Apple, Amazon, Facebook, Microsoft et la maison mère de Google, Alphabet – profitent largement de la pandémie.
Vous pouvez bien sûr acheter des actions individuelles de ces acteurs technologiques, mais vous pouvez aussi y investir en achetant des «trackers», des fonds cotés en bourse qui répliquent la composition d’un indice de référence.

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