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Gaz, électricité: il y a des économies à faire (et beaucoup)

Incroyable mais vrai. La majorité des ménages et des PME ont opté pour un des dix tarifs d’électricité ou de gaz les plus chers. On vous explique pourquoi.
©BELGAIMAGE

Avec un taux de "switches" de 12,2% en électricité et de 13,9% en gaz, la Belgique est un des pays où le pourcentage de clients qui changent de fournisseur d’énergie chaque année est le plus élevé.

Bonne nouvelle? Pas tant que cela! En effet, la majorité des ménages et des PME n’a pas pour autant fait le bon choix.

La preuve:

  • les 10 produits les plus chers dominent largement le marché, attirant selon les cas 44% à 69% des clients,
  • les 10 produits les moins chers n’ont réussi à séduire que quelques pourcents des consommateurs,

montre une étude publiée ce mardi par la Creg, le régulateur fédéral du secteur énergétique.

©Mediafin (31/12/2015)

Les chiffres sont vraiment impressionnants. Ainsi, si l’on prend l’exemple de l’électricité, près de 2,5 millions de ménages ont opté pour un des produits les plus chers, alors qu’ils ne sont que 130.000 à avoir déniché une des formules tarifaires les moins chères. Ils sont même plusieurs centaines de milliers à avoir opté pour le produit le plus cher du marché. Et la différence entre les produits les plus chers et le produit le moins cher est loin d’être anecdotique, puisqu’elle atteint 105 à 174 euros par an. Le même phénomène se retrouve, de manière légèrement moins prononcée, pour le gaz. Et les PME ne sont pas plus clairvoyantes: elles ont elles aussi opté en masse pour les produits les plus chers.

Laurent Jacquet ©doc

Une petite nuance, toutefois: les statistiques de la Creg ne tiennent pas compte des réductions appliquées sur les fiches tarifaires officielles, notamment pour les clients qui ont opté pour un achat groupé. Il n’en reste pas moins que les Belges ne profitent pas pleinement de la libéralisation du marché.

"Une explication possible, c’est que le consommateur ne connaît pas toute l’offre disponible sur le marché, analyse Laurent Jacquet, directeur en charge du contrôle des prix et des comptes à la Creg. Souvent, il ne connaît que ceux de son fournisseur. Et les fournisseurs font avant tout de la publicité pour leurs produits les plus chers, alors qu’il faut aller dénicher leurs produits les moins chers, qui sont souvent, mais pas toujours des produits Internet, dans les entrailles de leurs sites web."

La Creg, qui ne s’est pas contentée dans cette étude distinguer les formules les plus chères des moins chères, mais donne aussi une idée du nombre de clients que chacune d’elles a réussi à convaincre, se refuse à citer les noms des produits comme ceux des fournisseurs. 

Autre constat: des centaines de milliers de clients disposent encore d'un contrat "dormant", c'est-à-dire qui ne sont plus activement commercialisés par les fournisseurs énergétiques, ce qui rend concrètement impossible toute comparaison de prix avec les formules actuellement sur le marché. Ces contrats dormants ne peuvent pas aujourd'hui être comparés avec ce qui est proposé sur le marché et représentent donc "un véritable problème", selon Laurent Jacquet.

 

 

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