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Votre toit est-il fait pour des panneaux photovoltaïques?

Bruxelles travaille à un outil interactif inspiré de la "zonnekaart" flamande, qui fait un tabac. De quoi permettre de simuler la rentabilité potentielle de panneaux solaires sur son toit.
©BELGA

Votre toit est-il approprié à l’installation de panneaux photovoltaïque ou d’un chauffe-eau solaire? Combien cela peut-il vous rapporter? L’outil en ligne lancé par l’agence de l’énergie flamande  se taille un franc succès. Au point qu’il a été submergé le jour de son lancement, même s’il avait été dimensionné pour accueillir 10.000 visiteurs simultanés. Depuis le 20 mars, près de 420.000 visiteurs uniques ont procédé à une simulation.

Interrogée cette semaine par le parlementaire bruxellois Jef Van Damme (sp.a), la ministre bruxelloise de l’Énergie Céline Fremault (cdH) explique avoir donné à Bruxelles Environnement la mission de développer aussi vite que possible un outil de ce type pour la Région bruxelloise. "Une carte de ce type est un instrument important pour informer les particuliers et les inciter à passer à l’action", souligne-t-elle.

"Une telle carte est un instrument important pour informer les particuliers et les inciter à passer à l’action."
Céline Fremault
ministre bruxelloise de l’Énergie

La "carte d’ensoleillement" flamande permet de voir en deux clics, sur base de l’adresse du bâtiment, quelles parties du toit conviennent pour installer du solaire – avec un calcul du prix d’achat, des économies sur la facture d’énergie et du temps de retour de l’investissement.

L’outil flamand a bien entendu ses limites: il ne sait pas si des fenêtres de toit ont été installées, ou si la structure est suffisamment solide pour supporter une installation solaire. Mais il combine les données du cadastre avec des mesures de la hauteur des bâtiments prises par laser depuis les airs ainsi que des statistiques de l’IRM, pour calculer l’ensoleillement attendu tout au long de l’année, en tenant compte de l’inclinaison du toit ou des ombres portées par les bâtiments voisins.

Début de cette année, Bruxelles Environnement a pris contact avec l’agence flamande de l’énergie et ses partenaires, le Vito, GIM N.V. et One Agency, pour voir si cette carte d’ensoleillement flamande pouvait être adaptée à Bruxelles. "Nous sommes encore en train d’analyser le dossier, mais a priori, nous allons partir du même modèle", explique Joël Solé, directeur de la division énergie à Bruxelles Environnement.

La transposition de l’outil à Bruxelles ne poserait pas de problème particulier, même si les imprécisions sont plus grandes dans les zones densément bâties. "Mais à moins de mettre des moyens énormes, il faut accepter une certaine part d’imprécisions. L’objectif est d’avoir un premier outil, dont on peut ensuite valider les données avec un professionnel", note Joël Solé.

La procédure implique le lancement d’un appel d’offres, qui devrait avoir lieu dans les prochains mois. Développer la carte interactive bruxelloise prendra donc un certain temps. "Il ne faut pas sous-estimer la technicité du projet, qui requiert plus qu’un copier-coller des spécifications flamandes", conclut Joël Solé.

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