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80% des parents épargnent pour leur enfant, mais pourraient faire mieux

80% des parents épargnent pour leurs enfants, mais ils pourraient prendre davantage de risques pour que cet effort soit plus rentable. Et parallèlement, améliorer l’éducation financière de leurs enfants.

81% des parents épargnent pour leurs enfants, généralement sur le long terme, révèlent les résultats d'une enquête réalisée auprès de parents d’enfants de 6 à 12 ans par Yongo, la plateforme digitale d’épargne et de placement destinée aux enfants, d’AG Insurance. Ce bel effort d’épargne pourrait cependant être plus productif. L’objectif des parents et d'offrir aux enfants une sécurité financière (48%) et de leur constituer un petit magot pour le jour où ils s'intalleront (47%) ou pour acheter une maison (45%).

Lorsqu'ils épargnent pour leur progéniture, les parents privilégient une formule d’épargne connue (68%) et sûre (79%): un compte-épargne (69% au nom de l’enfant, 16% au nom d’un des parents) ou une assurance-épargne de la branche 21 (22%).

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Seuls 16% des parents qui épargnent pour leurs enfants optent pour une formule d'investissement.

"Seuls 16% des parents optent pour une formule d’investissement, et c’est dommage", estime l’expert financier Pascal Paepen. "La combinaison de la faiblesse des taux et de l’inflation de 2% par an entame le pouvoir d’achat des parents qui optent pour un compte-épargne", explique-t-il. "Pourtant, leur horizon de placement est généralement lointain - 15 à 20 ans – et ils effectuent des versements réguliers. Ils pourraient dès lors renforcer le rendement de l’épargne en prenant un peu plus de risques avec un produit de placement".

Donner de l’argent?

L’enquête révèle également que 55% des parents leur donnent de l’argent à leurs enfants au moins une fois par mois mais que quelque 16% n'en donnent jamais ou seulement une fois par an.

L’argent de poche, n’est pas courant chez les 6-12 ans. Seuls 4 parents sur 10 leur donnent de l’argent "régulièrement et sans raison spécifique", et un peu plus de la moitié uniquement lors d’occasions spéciales. "Une opportunité manquée", selon la pédagogue Marijke Bisschop. "Je suis très favorable au concept de l’argent de poche dès la première ou deuxième année primaire. Pas forcément beaucoup: 50 cents, 1 euro. L’enfant apprend ainsi comment gérer l’argent et comprend sa valeur. Et surtout, il apprend à se fixer des objectifs et prend du plaisir à épargner, ce qui est très important pour son développement en tant que personne".

"Je suis très favorable au concept d'argent de poche dès la 1e ou 2e primaire. Pas forcément beaucoup: 50 cents ou 1 euro. Mais l'enfant apprend ainsi à gérer l'argent et à comprendre sa valeur."
Marijke Bisschop
Pédagogue

Les grands-parents et les parrains et marraines sont aussi une source de revenus pour les enfants. 75% des grands-parents donnent de l’argent au moins quelques fois par an, en particulier lors d’occasions spéciales (anniversaire, Nouvel An…). 50% des parrains et marraines font de même.

Pour récompenser les bons résultats scolaires, à peine 20% des parents donnent de l’argent. 50% préfèrent faire une chouette activité avec leur enfant, et 47% lui offrir un cadeau tangible. "Heureusement, estime Marijke Bisschop. Car donner de l’argent pour ‘acheter’ de bons résultats envoie un mauvais signal. L’enfant doit apprendre qu’il ne doit pas forcément attendre une récompense pour chaque effort."

Education financière

Point positif, la quasi-totalité des parents (91%) sont très attentifs à l’éducation financière. Ils parlent régulièrement de la valeur des choses avec leurs enfants et les incitent à participer à l’épargne s’ils visent un achat "onéreux".

L’argent reste toutefois un sujet compliqué dans de nombreuses familles. 40% des parents n’impliquent pas leurs enfants dans ce qu’ils épargnent pour eux et 80% n’évoquent pas leurs revenus avec eux. D’ailleurs 27% des parents sont demandeurs de conseils pour assurer l’éducation financière des enfants. Et le Gezinsbond a constaté dans une autre étude que les parents sont encore plus désarmés quand il s’agit de parler d’argent avec des ados!

Patrick Binot, directeur de la Ligue des familles avance deux règles d’or: "Oser parler d’argent avec ses enfants, dès le plus jeune âge et privilégier l’apprentissage par l’expérience. Laissez-les apprendre avec de petits montants, faites-leur confiance et donc, laissez-les faire des erreurs dont ils tireront les leçons…" Selon lui, "Yongo est un outil pratique qui apprend à se fixer des objectifs tout en jouant, mais aussi à faire des choix et à réaliser ses rêves en reportant ses envies directes."

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