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Les fonds d'épargne-pension ont rapporté 3% en moyenne

Les fonds d’épargne-pension n’ont pas connu une grande année 2016. En moyenne, ils ont dégagé un rendement de 3%. Les fonds dynamiques, investis à plus de 50% en actions, ont obtenu les meilleurs résultats. Leur rendement moyen atteint 3,7%. Ce return n’atteint toutefois pas la moitié du rendement moyen des cinq dernières années de ces fonds.
©Bloomberg

L’année dernière n’a pas été très florissante pour les fonds d’épargne-pension. Leur performance annuelle moyenne atteint 3%, soit nettement moins que leur rendement moyen à long terme. Les fonds dynamiques, qui investissent plus de la moitié de leurs actifs dans les actions, se sont le mieux comportés. Ils ont rapporté 3,7% en moyenne. Mais ce résultat ne représente même pas la moitié du rendement moyen des cinq dernières années dans cette catégorie.

♦ Les fonds défensifs, principalement investis en obligations, ont quant à eux procuré un rendement annuel moyen de 2,2%, ce qui représente seulement le tiers du return moyen des cinq dernières années.

♦ Parmi les fonds dynamiques, les rendements varient fortement d’un fonds à l’autre. Le fonds Hermès a procuré la meilleure performance: + 6,3%, ce qui constitue la meilleure affaire de 2016, soit environ quatre fois le return du fonds BNP Paribas B Pension Growth.

Werner Wuyts, de la société de Bourse Dierickx Leys, gestionnaire d’Inter Beurs Hermes, précise que son fonds avait investi le maximum autorisé de 20% de ses actifs en dehors de l’Europe. Or, les actions américaines se sont mieux comportées que leurs homologues européennes l’an dernier. "Nous avons des positions plus grandes que la normale dans les secteurs de l’alimentation, de la pharmacie et dans les holdings", précise-t-il.

"Les marchés des actions et des obligations ont été assez volatils", indique Bart Van Poucke, gestionnaire du fonds de BNPP Fortis. Selon lui, deux raisons expliquent le rendement relativement bas de son fonds d’épargne-pension. "Nous avions relativement peu d’actions européennes, au profit de cash, ce qui fait que nous avons manqué une partie du rally depuis le plus bas après le référendum sur le Brexit. De plus, nous avions une position relativement grande en actions belges et en petites capitalisations." Or, les actions belges sont restées à la traîne en 2016 et les actions des plus petites capitalisations ont souffert du Brexit. "Cette politique avait procuré des rendements élevés dans le passé mais nous a désavantagés en 2016", conclut Bart Van Poucke.

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