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Pourquoi devez-vous investir maintenant dans l'alimentation

Crise financière ou pas, les gens devront continuer à boire et manger. C'est un argument déjà suffisant pour affirmer qu'il est intéressant d'investir dans le secteur alimentaire malgré une conjoncture économique difficile.
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(mon argent) – Durant les périodes économiquement difficiles, les consommateurs ont tendance à moins fréquenter les supermarchés plus chers comme Delhaize et privilégient les magasins "discounts" comme Colruyt. Mais justement, Colruyt et Delhaize ont en rayon les produits des mêmes fournisseurs, notamment Unilever. Pour ce fabricant mondial de denrées alimentaires, l’endroit où vous faites désormais vos courses a donc peu d’importance.

C’est pourquoi ce genre d’entreprises sont en quelque sorte immunisées contre la récession. Une tendance bien visible dans le cours de leurs actions. L’indice qui suit les producteurs alimentaires, le DJ Stoxx Food Producers, a cédé à peine 15% depuis le début de cette année.Ces actions surperforment donc non seulement le marché (-40%) mais enregistrent également une performance semblable à celles des secteurs considérés comme défensifs comme l’industrie pharmaceutique.

Des marges élevées …

Les entreprises alimentaires ont pu profiter de la hausse rapide des cours des matières premières au cours de l’année écoulée. Les producteurs de biscuits utilisant d’importantes quantités de céréales, comme Lotus Bakeries, ou les sociétés de transformation de produits laitiers, comme Danone, ont été contraints de relever leurs prix de vente à plusieurs reprises en très peu de temps.

En cas de repli des cours des matières premières, comme celui survenu ces derniers mois, les producteurs alimentaires se frottent les mains: leurs dépenses baissent, mais ils ne répercutent pas ou à peine ce repli sur leurs prix de vente. Les consommateurs, pour leur part, ne peuvent qu’anticiper une hausse des prix des denrées alimentaires à l’avenir. La population mondiale en hausse constante, combinée à la raréfaction des matières premières, conduira en effet inévitablement à une hausse des prix des ingrédients de base de l’industrie alimentaire.

… fortement prévisibles …

Les perspectives d’avenir pour les sociétés alimentaires n’ont pas l’air mauvaises. Par exemple, le potentiel lié aux débouchés de certains produits de base dans les pays émergents reste énorme. Il y a donc moyen de miser là-dessus en achetant les titres d’une multinationale diversifiée. Sur la base du critère géographique, Unilever réalise par exemple 44% de son chiffre d’affaires dans les pays émergents. Hélas, tous les pays n’ouvrent pas simultanément leur marché aux entreprises étrangères. De plus, une telle expansion exige la réalisation d’études sur les préférences gustatives, le développement de produits adaptés au marché et le lancement de campagnes de marketing coûteuses.

À cet égard, il peut être intéressant d’investir directement dans un producteur alimentaire local tel que Perdigao, société brésilienne active dans la viande de poulet et de porc, qui a déployé ses activités d’Amérique Latine en Russie. Wimm- Bill-Dan a pour sa part implanté son siège à Moscou et est parti à la conquête de plusieurs marchés de produits laitiers ( jusqu’en Asie Centrale) grâce à une politique d’acquisitions ciblées.

En outre, dans les régions développées, comme l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon, l’accent doit surtout être placé sur l’alimentation saine et les plats préparés. En effet, la commodité des plats préparés séduit toujours plus de consommateurs, en particulier les célibataires et les ménages monoparentaux qui n’ont plus le temps ni l’envie de cuisiner.

… mais surtout intéressantes dans un marché en baisse

Il est évidemment très difficile d’estimer combien de temps durera la récession. Mais du point de vue de l’investisseur, on peut affirmer que les sociétés alimentaires présentent surtout des atouts défensifs. La corrélation de ces actions à l’économie (exprimée dans le PIB global) est d’ailleurs plus faible qu’à un indice général tel que le S&P500. En d’autres termes, le risque de baisse et le potentiel d’appréciation des actions alimentaires sont moins marqués que dans les autres secteurs. En choisissant exclusivement des sociétés alimentaires présentant une base de revenus diversifiés sur plusieurs marques fortes, des produits innovants et un ancrage aux pays émergents, on peut espérer obtenir à l’avenir un rendement supérieur au secteur dans son ensemble.

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