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Quel livret d'épargne vous fait perdre le plus?

Les épargnants sont confrontés ces derniers mois à un scénario d'horreur: des intérêts faibles dans un contexte de hausse de l'inflation. Dès lors, dans la majorité des cas, leurs économies fondent au lieu de rapporter de l'argent!
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©iStock

(mon argent) – Depuis plus d’un an, la Banque centrale européenne maintient sont principal taux directeur inchangé, à seulement 1%. Les conséquences s’en font sentir sur le marché de l’épargne: pratiquement toutes les banques ont saisi ce prétexte pour abaisser également les taux d’épargne. Ainsi, le taux de base moyen d’un compte d’épargne belge n’est plus que de 1,3%. Ceux qui ne touchent pas à l’argent déposé pendant au moins 1 an et bénéficient dès lors d’une prime de fidélité doivent se contenter d’un rendement total de 1,9%.

Ce sont non seulement les intérêts de l’épargne, mais aussi les taux d’intérêt qui sont affectés par l’inflation. Celle-ci traduit la hausse (ou baisse) moyenne des prix des derniers 12 mois. Plus l’inflation est élevée, plus la vie est chère. En août, l’inflation s’est établie à 2,32%, selon les dernières données du SPF Économie. Si on fait la comparaison avec le rendement total moyen d’un compte d’épargne, on constate que ces derniers ne parviennent pas à tenir le rythme de la hausse des prix. Autrement dit: les prix augmentent plus vite et plus fort que le contenu de votre tirelire. Conséquence: le rendement réel d’un compte d’épargne moyen est négatif.

Top et flop *

Un coup d’œil sur guidedestaux.be permet de constater que seuls quatre comptes d’épargne affichent un rendement total (taux de base + prime de fidélité) tout juste supérieur au chiffre de l’inflation en août. Dans la majorité des cas, la tirelire a donc tendance à ne plus se remplir et même à se vider. Le point sur les tops et les flops.

* Source: www.guidedestaux.be.

Bons d’État, la déception

Les épargnants ne sont pas les seuls à souffrir de la faiblesse des taux d’intérêts. Les investisseurs obligataires eux aussi doivent se contenter d’un rendement misérable. "On est parfois déçu… mais jamais avec les bons d’État" est un slogan qui n’a plus cours. Quiconque souscrit aujourd’hui aux nouvelles émissions (c’est encore possible jusqu’en septembre 2010) doit se satisfaire d’un rendement plus faible que jamais. Le prix d’émission des deux bons d’État est à 100,75%, le rendement étant ainsi inférieur au coupon. Le bon à cinq ans (avec un coupon de 2,05%) a un rendement brut de 1,89%. Soit 1,59% net. Le bon à huit ans a un coupon de 2,75%. Il rapporte un rendement brut de 2,64% et net de 2,23%.

Le rendement des bons d’État ne parvient donc pas non plus à suivre l’inflation. Le souscripteur aux conditions actuelles choisit surtout un rendement stable sur cinq ou huit ans. En cas de montée de l’inflation, le risque de perte s’accroît pour l’investisseur. Et vu l’incertitude qui entoure la situation économique, personne ne se hasarde à faire des prévisions d’inflation pour les prochaines années.

Le Belge continue à épargner

La soif d’épargne du Belge n’est pas encore assouvie. Fin juin, le montant parqué par les Belges sur  les comptes d’épargne avait atteint le record de 203 milliards d’euros, d’après les chiffres de la Banque Nationale. D’après un rapide coup de sonde dans les grandes banques,  cette série de records ne serait pas près de prendre fin. " Les volumes sur les comptes d’épargne ont continué à augmenter en juillet et en août. La tendance à la hausse observée au premier semestre se poursuit donc ", indique-t-on à la KBC.  Même son de cloche chez BNP Paribas-Fortis.  Pour sa part Dexia évoque " une hausse de plus de 300 millions d’euros ".

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