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Grosse agitation sur le marché immobilier wallon

L'activité immobilière continue de progresser en Belgique, particulièrement en Wallonie où les candidats acquéreurs profitent des taux bas et de la fiscalité encore attrayante pour passer à l'acte.
©BELGA

Selon le baromètre des notaires, qui se base sur la signature des compromis de vente pour fournir ses statistiques, le nombre de transactions immobilières a encore augmenté au deuxième trimestre 2015, par rapport à la même période l'année dernière. Les regards se tournent particulièrement vers la Wallonie, où le nombre de transactions a enregistré une progression de 10,5%, ce qui mène à 13,5% leur hausse sur les six premiers mois de l'année. A titre de comparaison, le nombre de transaction n'a progressé que de 3,6% au premier semestre en Flandre et de 1,2% à Bruxelles.

→ Lire le Baromètre des notaires dans son intégralité

Ces différences s'expliquent en partie par la fiscalité immobilière et les attentes en ce domaine dans les trois Régions. En Flandre, le bonus logement a été drastiquement réduit depuis le début de l'année, et les candidats acheteurs avaient "avancé" leurs achats en 2014 pour profiter de l'ancien régime plus attrayant. Le nombre de transactions reste toutefois soutenu en 2015 par les taux d'intérêts particulièrement intéressants.

A Bruxelles, les candidats acquéreurs ne sont pas trop pressés, car ils savent que la Région ne va rien changer au bonus logement avant 2017. Pourtant, on note que les transactions sont reparties à la hausse au deuxième trimestre (+5,7%) après une baisse au cours des trois premiers mois de l'année. Les signatures de compromis avaient été nettement ralenties au premier trimestre en raison des nouvelles exigences en termes de renseignements urbanistiques à fournir. Sans doute peut-on voir dans les dernières statistiques que la situation est en cours de normalisation.



Mais le chiffre notable provient de Wallonie. L'augmentation du nombre de transactions est près de deux fois plus élevée que la moyenne nationale. Selon Bart Van Opstal, le porte-parole de la Fédération des notaires, "il y a les taux d'intérêts qui jouent, mais pas seulement. On observe, dans une moindre mesure, la même tendance qu'en fin d'année en Flandre. Les candidats acheteurs veulent profiter du climat fiscal actuel pour acheter. Ce n'est pas une augmentation extrême car aucune deadline n'a encore été fixée par le gouvernement wallon". Pour rappel, le bonus-logement a été maintenu en l'état en Wallonie, si ce n'est que la réduction d'impôts a été fixée à un taux forfaitaire de 40% depuis le 1er janvier. Mais le gouvernement wallon n'a jamais caché sa volonté de revoir le système en profondeur, sans donner plus de précisions, ni de date butoir.

Par ailleurs, les taux bas ont une influence plus importante en Wallonie sur l'éligibilité des candidats au crédit hypothécaire. De fait, le marché y est bien plus accessible qu'ailleurs. Un appartement coûte en moyenne 162.000 euros, contre 222.000 euros à Bruxelles et 209.000 euros en Flandre. Même constat pour les maisons : elles y coûtent 179.000 euros en moyenne, contre 430.000 à Bruxelles et 260.000 euros en Flandre. Avec la faiblesse des taux, les "petits budgets" peuvent plus facilement passer à l'acte en Wallonie qu'à Bruxelles.

Effet prix

La hausse des transactions en Wallonie finit par avoir une influence sur le prix des biens. Ainsi, alors que la valeur des appartements est restée stable en moyenne nationale, la Région wallone se distingue avec une hausse de plus de 6% par rapport au premier trimestre de l'année. En ce qui concerne le prix des maisons, la hausse est générale, mais particulièrement à Bruxelles (+5,3%) et en Wallonie (+4%) tandis que la Flandre reste en arrière (+2,3%).

Le prix moyen d'un appartement dans une commune côtière a augmenté de 3,6% au cours du premier trimestre 2015, ressort-il du Baromètre trimestriel des notaires.

Sur la digue, les appartements ont augmenté de 2,9% au 1er trimestre. Ces augmentations sont en rupture avec la baisse du prix de l'immobilier côtier constatée en 2014.

La hausse des prix à la côte concerne surtout les appartements. Les prix des maisons ont connu un repli de 0,3%, constate la fédération des notaires.

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