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Hypothécaire: 20% des ménages reviennent bredouilles de chez leur banquier

Un ménage sur cinq affirme ne pas pouvoir emprunter la somme nécessaire pour une acquisition immobilière, selon un sondage Maisons Blavier. La situation est particulièrement tendue dans la construction neuve, où 75% des jeunes n’ont pas le budget nécessaire pour concrétiser leurs projets.
©BELGAIMAGE

Selon un sondage réalisé par l’entrepreneur et promoteur Maisons Blavier et i-Vox, 18% des jeunes de moins de 35 ans sont tentés par une construction neuve. Problème : bâtir coûte souvent plus de 250.000 euros (dont 1.200 à 1.800 euros/m2 pour la construction, sans compter le terrain), mais trois quarts des jeunes ont un budget inférieur. ££

Cela commence par un capital de départ qui n’est pas assez élevé (deux tiers des jeunes disposent de moins de 50.000 euros), ce qui refroidit par conséquent les organismes prêteurs. Près d’un jeune sur deux demande en effet de grandes quotités d’emprunt (entre 66 et 100% de la totalité du montant nécessaire à l’achat). Mais la frilosité des banques ne concerne pas uniquement la jeune génération. D’après l’étude de Maisons Blavier, un ménage sur trois ayant des projets d’achats ou de construction éprouverait des difficultés à conclure un emprunt. Un sur cinq essuierait des refus des banques.

Du coup, le nombre de demandes de permis pour des maisons individuelles en Wallonie est passé de 9.000 à 6.000 sur les 8 dernières années, explique Louis Amory, directeur général de Maisons Blavier.

Outre la chute du nombre de concrétisations, un tiers des 25-34 ans se résigne aussi à bâtir (ou à acheter) une maison plus petite que prévu.

Fiscalité et contraintes énergétiques
Pour ne pas aggraver la situation tendue à laquelle font face les ménages qui désirent faire construire, Louis Amory estime que les normes énergétiques doivent rester raisonnables. "Le surplus de coût de construction généré par les nouvelles contraintes énergétiques doit rester amortissable sur une vie ou une demi-vie ", explique-t-il.

Par ailleurs, " 50% de l’addition payée par l’acquéreur part dans les caisses de l’Etat, sous forme de TVA, cotisations ONSS, cotisations patronales ou autres taxes sur le bénéfice. L’Etat est actuellement déjà trop gourmand ", poursuit-il.

Plans B
Mais on le sait, le Belge n’est pas prêt à renoncer à son rêve immobilier si facilement. Un jeune sur trois se tourne ainsi vers ses parents pour rassembler une somme de départ plus conséquente. " C’est pour cela que l’on observe que le marché se porte mieux en Flandre ", estime Louis Amory.

Dans le cas d’une rénovation, 21% des jeunes acquéreurs décident de réaliser eux même la totalité des travaux pour faire des économies. Le tout dans un contexte de taux bas et d’une fiscalité qui reste, selon lui, attrayante. Par ailleurs, " les banques envisagent de tenir compte de la performance énergétique des bâtiments dans le montant des crédits qu’elles sont prêtes à accorder. Actuellement, que votre maison consomme beaucoup ou non, cela n’a aucune incidence. Cela devrait changer à l’avenir ", prévient-il. De quoi donner un peu d’air aux candidats bâtisseurs ?

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