Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent

Immo: hausse de 15 à 20% des prix en vue à Bruxelles!

Selon l'indice Trevi, les prix ont grimpé de 1% au cours du premier trimestre de l'année, et de 1,7% depuis trois trimestres, une progression imputable à une reprise des volumes de transactions et à des taux historiquement bas. Mais on n'aurait encore rien vu: à Bruxelles, la rareté du m² se traduira par une hausse des prix du neuf de 15 à 20% d'ici deux ou trois ans, estime Eric Verlinden, administrateur délégué de Trevi.
©BELGAIMAGE

Le printemps se confirme dans les prix de l'immobilier résidentiel, et ce dans toutes les régions du pays à l'exception des provinces de Liège et du Hainaut.

S'il est pratiquement stable par rapport à il y a un an, l'indice des prix compilés par le groupe Trevi a opéré une belle remontée depuis trois trimestres (+1,7%), dont 1% imputable au le seul dernier trimestre (à fin mars 2015). Une progression (la plus forte depuis deux ans) due selon Trevi à une hausse des transactions de 3% par rapport au premier trimestre 2014, et ce sur tous les segments du marché.

"Il y a un an et demi ou deux ans, la plupart des transactions concernaient les appartements de 150.000 euros voire 200.000 euros en Région bruxelloise. Mais petit à petit, la plateforme s’est élargie grâce à une reprise du volume des transactions et notre indice s’en ressent. Alors que 30% des biens étaient en hausse et 70% en baisse à l'époque, ce rapport s’est maintenant inversé", commente Eric Verlinden, administrateur délégué de Trevi.

De sorte qu'en rythme annuel, le groupe conclut à une hausse des prix de 4%, conforme et même supérieure à son hypothèse de travail de "3,5% pour ces dix prochaines années".

Une vigueur d'autant plus remarquable que l'inflation est nulle. "En moyenne, ces 30 dernières années, on a une hausse des prix de 5% mais avec une inflation de 2,5 ou 3%", précise Eric Verlinden. Ce qui revient à une hausse des prix réels de 2 à 2,5% donc.

Les prévisions "conservatrices" de Trevi pour 2015, qui étaient une hausse comprise entre 1,5 et 2% "pourraient être dépassées".

Une bonne santé essentiellement due à la faiblesse des taux. "Les taux ne vont plus descendre mais ils ne vont pas remonter non plus et ils sont à un niveau incroyablement bas. L’an passé, l’octroi des crédits était très compliqué. Les banques n’ont pas déserré leurs conditions mais on voit qu’il y a davantage de fluidité". Résultat, même si les volumes venaient à redescendre, "les prix vont continuer à monter car nous sommes clairement dans un marché d’acheteurs. Ils connaissent très bien les prix et savent ce qu’ils veulent".

Une hausse de 15 à 20% en vue à Bruxelles!

"Je vois par exemple le segment des appartements avec du charme des années 20-30, disons jusque 90 m² et 350.000 euros, regagner de l’intérêt car il y en a de moins en moins sur le marché. L’autre segment auquel je crois très fort, ce sont les petits appartements de 60 m² à Bruxelles, où la location va encore se développer très fort. Ils se mettent en location entre 650 et 750 euros et se vendent, neufs, aux alentours de 200.000 TTC", témoigne Eric Verlinden.

"Pour les hôtels et les maisons de maître, c’est plus compliqué. L’offre est abondante car peu d’acheteurs souhaitent vivre dans 500 m² avec les charges que cela implique. Or, la division de ce type de biens en appartements est extrêmement longue et hasardeuse. De façon plus générale, "le haut de gamme reste difficile mais l’équilibre est en train de se faire et, d’ici la fin 2015, on aura un marché complétement équilibré sur ce segment".

Les prix vont-ils continuer à grimper au cours des prochains trimestres? "Le foncier en est train de se raréfier très fortement à Bruxelles et on arrive au bout des réserves, je le constate tous les jours. Et je ne vois pas comment on pourrait empêcher une forte hausse des prix dans les deux ans ou trois ans qui viennent. D'autant que c’est très compliqué du point de vue urbanistique, je dirais même dramatique: il faut 1 an pour obtenir un permis si tout va bien, et jusque 2 ou 3 ans pour certains projets, une situation qui ne fait qu'empirer du fait de nouvelles réglementations. Je pense que sur la période 2016-2017, on va assister à une hausse des prix finaux de 15 à 20%", assure le manager.

Il estime toutefois que "ce n’est pas dramatique pour autant : si on était à 3.000 euros/m², on va passer 3.600 euros/m, ce qui reste inférieur à une ville moyenne comme Lille par exemple, où les prix sont 20 à 30% plus cher qu'à Bruxelles. On restera dans des prix raisonnables". Et cette raréfaction du m² disponible se transmettra "forcément, d'une façon ou d'une autre" au marché secondaire "mais probablement de façon plus lente ou moins marquée".

Al la grosse louche, au centre de Bruxelles ou dans une commune comme Saint-Gilles, il faut compter 2.500 euros/m² pour un bien prêt à la location et aux alentours de 2.100 euros/m² si le bien est à rénover. Si l'appartement est comme neuf avec des finitions haut de gamme, les prix grimpent jusque 4.000 euros dans certains quartiers très prisés.

Liège et le Hainaut à la traîne

Les provinces à la traîne? Liège et le Hainaut, "pour des raisons économiques je suppose, je ne vois pas d'autres explications. Il y a pourtant de quoi faire avec des biens à 100.000 ou 150.000 qui peuvent se louer 900 euros par mois. A Charleroi vous avez des prix inférieurs de 25 à 30% par rapport au reste du pays. Mais avec un risque locatif plus important, c'est la prime de risque à payer".

Les provinces où la hausse de prix est la plus marquée sont au contraire le Brabant flamand, la Flandre occidentale, la Flandre orientale et la Région Bruxelloise.

 

 

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés