L'investissement résidentiel est un long fleuve tranquille, selon Trevi

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Au 1er trimestre 2019, l’indice Trevi, monté à 116 points, affiche une hausse stable au rythme annuel de ±3%.

Rien à signaler (de mauvais) du côté de l’indice des prix du marché résidentiel calculé par le réseau Trevi sur base des transactions effectuées les trois premiers mois de l’année en cours. La progression reste linéaire et globalement rassurante pour les investisseurs. Privés comme institutionnels d’ailleurs, ces derniers étant, selon Trevi, toujours plus intéressés par les rendements stables offerts sur ce segment de marché.

"Dès qu’ils auront résolu la problématique de la gestion quotidienne, nul doute qu’ils amplifieront leurs acquisitions. Pour s’en assurer, il suffit de noter par exemple les avis très positifs de certains banquiers à propos des SIR résidentielles en Allemagne. La Belgique devrait sans doute connaître la même appréciation dans les années à venir", risque Eric Verlinden, le patron du réseau Trevi.

Ce dernier en appelle d’ailleurs au passage à la Banque Nationale. “Je comprends le resserrement souhaité de la BNB sur la politique d’octroi des crédits hypothécaires; mais elle doit laisser suffisamment de souplesse pour poursuivre l’effet du cercle vertueux d’enrichissement par l’immobilier, actuellement en cours”, insiste-t-il.

Le haut de gamme toujours à la peine

Si l’activité reste, selon Trevi, soutenue sur les segments moyens et d’entrée de gamme, le haut de gamme – hormis l’exception knokkoise – est toujours à la peine. Trevi n’hésite plus aujourd’hui à parler "d’un marché à 2 vitesses qui semble prendre de l’ampleur et marquer un tournant à long terme".

"La représentativité sur le segment du luxe est à ce point devenue marginale qu’elle nous pousse à ne plus considérer ses hausses et ses baisses comme indicateur de tendance”, indiquent les analystes de Trevi.

Le neuf comme coeur de cible

Ces derniers se disent persuadés que la facilité de la mise en location (pas de travaux à réaliser) couplée à l’absence à long terme de travaux de copropriété sont deux paramètres de stabilité malgré la plus faible rentabilité globale octroyée au propriétaire. "Le succès important que nous rencontrons à travers notre formule TVI en partenariat avec les AIS en est une preuve. Le rendement de ±3% obtenu semble attirer les investisseurs; tout particulièrement dans la capitale, qui reprend du poil de la bête", assurent les analystes.

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