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Un château en Espagne? C'est le moment

Prix en baisse, taux bas, climat avantageux sont autant de raisons pouvant inciter certains investisseurs à se tourner vers l’achat d’une résidence secondaire à l’étranger. Des régions comme l’Espagne ou le Portugal sont privilégiées à cet égard selon une récente étude d'ING sur la question.
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©Photo News

L'Espagne, qui panse encore les plaies provoquées par la crise de 2008, reste une destination de choix pour les Belges en quête d'une résidence secondaire. Mais ces dernières années, le secteur immobilier espagnol a été chamboulé au point de subir de profondes transformations.

Les nouvelles constructions au ralenti

Jusqu’en 2007, le développement du secteur de la construction était soutenu, le nombre de projets de construction avait explosé et les prix s’étaient envolés. Ensuite, la crise économique a touché le secteur immobilier de plein fouet et ce dernier ne s’est pas encore relevé. Exemple, fin 2006, il s’est construit 222.320 habitations sur le dernier trimestre de l'année. Sur la même période en 2014, le nombre de nouvelles constructions a chuté à ... 9.259 habitations.

41,8 %
Par rapport au mois de juin dernier, la valeur des logements sur le marché espagnol a diminué de 41,8 % depuis décembre 2007, de 3,6 % depuis juin 2014 mais seulement de 1,04 % durant le premier semestre de 2015.

Des prix en chute libre

Les prix ont plongé et se situent aujourd'hui à un faible niveau à cause du stock d’habitations invendues. De plus, des actifs immobiliers issus de la crise financière, que la SAREB (structure de défaisance espagnole) liquide, doivent encore être absorbés. En moyenne, le prix d’une habitation au mètre carré en Espagne était de 2.101 euros au 1er trimestre 2008 et est aujourd’hui de 1.458 euros.

Le bon moment pour acheter

Depuis quelques mois, la reprise économique en Espagne se montre particulièrement dynamique. Au premier trimestre 2015, la croissance espagnole joue des coudes pour rester dans le peloton de tête en zone euro. Les réformes structurelles comme la baisse des impôts ou la refonte du marché du travail ainsi que des conditions économiques favorables avec la faiblesse de l’euro et des prix pétroliers ont notamment eu des effets positifs sur la consommation et l’investissement.

©AFP

Conséquence: les prix immobiliers semblent avoir touché le fond et devraient remonter à mesure que la demande d’habitations, et plus particulièrement la demande intérieure espagnole, absorbent l’offre excédentaire. Selon la dernière étude de Tinsa, principale entreprise d’évaluation immobilière espagnole, en juin dernier, la valeur des logements sur le marché espagnol a diminué de 41,8% depuis décembre 2007 et de 3,6% depuis juin 2014. Au cours du premier semestre 2015, ce recul atteint désormais 1,04%. Autrement dit, la baisse substantielle des prix de l'immobilier espagnol n'est plus qu'un lointain souvenir et la remontée des prix est en marche.

L'Andalousie, la Catalogne ou le Pays basque?

Des différences significatives de prix existent au niveau régional. Les villes de Madrid et Barcelone ainsi que les provinces de la Communauté basque sont parmi les plus chères. La raison est simple: la densité de population est plus élevée dans ces régions. Mais un second facteur influence le prix, c'est la proximité de la mer Méditerranée ou de l’Océan Atlantique. En effet, les provinces à l’intérieur des terres sont en général plus abordables.

L’Espagne attire donc de plus en plus d’investisseurs étranger, ce qui constitue une bonne nouvelle pour le pays, la demande extérieure d’habitations étant un soutien indéniable au secteur de la construction.

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