Le célibataire belge, cible préférée du fisc

© Roel Burgler ©Roel Burgler/Hollandse Hoogte

C’est en Belgique (56,0 %), en France (50,2 %), en Allemagne (49,7 %) et en Hongrie (49,4 %) que les charges fiscales sont les plus élevées pour les travailleurs célibataires sans enfants, selon l'OCDE. Les charges les plus faibles ont été observées au Chili (7 %), en Nouvelle-Zélande (16,4 %) et au Mexique (19,0 %).

L'OCDE s'est penchée sur le prélèvement moyen d’impôts et de cotisations sociales sur les revenus du travail. Pas de surprise, malheureusement penseront les Belges: c’est en Belgique (56%), en France (50,2 %), en Allemagne (49,7 %) et en Hongrie (49,4 %) que l’on a observé les charges fiscales moyennes les plus élevées pour les travailleurs célibataires sans enfants rémunérés au salaire moyen dans leur pays. Les charges les plus faibles ont été localisées au Chili (7 %), en Nouvelle-Zélande (16,4 %) et au Mexique (19,0 %).

Selon l'OCDE, les coins fiscaux les plus élevés pour les familles comptant deux enfants et un seul apporteur de revenu rémunéré au salaire moyen étaient ceux de la France (43,1 %), de la Grèce (43,0 %), de la Belgique (41,4 %) et de l’Italie (38,3). C’est en Nouvelle-Zélande que le coin fiscal a été le plus faible pour ces familles (0,6 %), suivie par l’Irlande (6,4 %), le Chili (7 %) et la Suisse (9,5 %). La moyenne pour les pays de l’OCDE était de 26,1 %. 

A savoir

Qu'est-ce que le "coin fiscal"? 

La charge fiscale est mesurée par le ‘coin fiscal en pourcentage des coûts totaux de main-d’œuvre’, c’est-à-dire le montant total des impôts et cotisations sociales versés par les salariés et les employeurs, diminué des prestations familiales reçues et divisé par les coûts totaux de main-d’œuvre pour l’employeur. 

Depuis 2010, la charge fiscale s’est alourdie dans 26 pays de l’OCDE et a diminué dans sept autres. En 2012, le prélèvement moyen d’impôts et de cotisations sociales sur les revenus du travail s’est accru de 0,1% pour atteindre 35,6 %. Cette évolution s'explique par l’assujettissement à l’impôt d’une plus grande part des revenus du travail résultant d’une baisse de la valeur des abattements et des crédits d’impôt par rapport aux salaires.

Les principaux facteurs qui ont contribué à la progression des charges fiscales dans l’OCDE ont été des modifications des cotisations patronales de sécurité sociale, avec un relèvement du taux de cotisation dans huit pays de l’OCDE, surtout la Pologne (+1,2%), la République slovaque (+0,8%) et les Pays-Bas (+0,6%). Les augmentations de la charge fiscale en Espagne (+1,4%) et en Australie (+0,6%) ont été imputables, respectivement, à un relèvement des taux de l’impôt sur le revenu et à l’introduction d’un prélèvement supplémentaire temporaire pour financer les travaux de reconstruction post-cyclone.

Les salariés célibataires sans enfant: éternelles victimes, partout...

Autre constat de l'OCDE: dans tous les pays de l’OCDE, à l’exception du Mexique et du Chili, le coin fiscal est plus faible pour les familles avec enfants que pour les salariés célibataires sans enfant. Les différences sont particulièrement marquées en République tchèque, au Luxembourg, en Allemagne, en Hongrie, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et en Slovénie.

 

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