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Comment les allocations de chômage sont-elles imposées?

Les allocations de chômage sont soumises au précompte professionnel, mais pas aux cotisations sociales. Elles sont imposées au taux progressif.
©Filip Ysenbaert

Si vous percevez des allocations de chômage (temporaire ou non), ces revenus de remplacement sont imposés à l'impôt des personnes physiques (IPP) au taux progressif, c'est-à-dire que le taux s’accroît en fonction de la hauteur de vos revenus. Il varie entre 25 et 50%. 

Précompte professionnel

26,75%
Précompte professionnel
Un précompte professionnel de 26,75% est retenu sur les allocations de chômage.

Le paiement d’une allocation de chômage et des éventuelles indemnités complémentaires fait l’objet d’une retenue de 26,75% au titre du précompte professionnel. En revanche, aucune cotisation de sécurité sociale n’est due.

Cela vaut aussi pour l’éventuelle indemnité supplémentaire payée par l’employeur (certains employeurs ont par exemple versé des indemnités supplémentaires à leurs travailleurs mis au chômage temporaire lors de la crise du coronavirus). Une condition toutefois: la somme du montant net de l’allocation de chômage et de l’indemnité complémentaire ne doit pas dépasser le salaire net.

Le précompte professionnel retenu n’est autre qu’un acompte sur l’impôt dû. Le décompte final de l’impôt est établi au moment de la déclaration d’impôts annuelle. Ce calcul tient compte de vos autres revenus, de votre situation familiale et d’éventuels avantages fiscaux. Les allocations sont imposées aux taux d’imposition ordinaires qui vont de 25 à 50% (hors taxes communales) en fonction de la hauteur de vos revenus. Si vous avez perçu des allocations de chômage au cours d'une année, c'est donc l'année suivante que vous saurez si vous devez encore payer des impôts. 

Pour les salariés aux revenus élevés qui n'ont été au chômage que temporairement au cours d'une année, le précompte professionnel retenu est trop bas. Lors du décompte final, ils devront donc payer un solde d’impôts sur les allocations perçues. 

Réduction d'impôts

Pour les revenus de remplacement, il existe une réduction d’impôts spécifique. Son calcul est relativement complexe. La hauteur de la réduction d’impôt dépend de plusieurs facteurs.

La réduction d’impôt est constituée d’une réduction de base d’une part et éventuellement d’une réduction supplémentaire d’autre part.

→ Si, au début de l’année, vous travailliez et que vous avez été ensuite mis au chômage, vous n’avez droit qu’à la réduction de base. La réduction de base est plafonnée à 1.828,41 euros et est dégressive en fonction de vos autres revenus. Si votre allocation de chômage et votre indemnité complémentaire ne constituent qu’une petite partie de votre revenu imposable total, la réduction d’impôt sera très limitée, voire nulle. Le fisc prend en effet en compte non seulement votre revenu professionnel, mais également tous les autres revenus imposables, tirés par exemple de biens immobiliers et de placements. 

→ La réduction supplémentaire est réservée aux personnes qui n’ont pas d’autres revenus que les allocations de chômage, complétées éventuellement par des pensions, allocations de maladie et d’invalidité et/ou d’autres revenus de remplacement. Cette réduction s’élève à 376,18 euros.

Résumé
  • Si vous percevez des allocations de chômage, ces revenus de remplacement sont imposés à l'impôt des personnes physiques (IPP) au taux progressif, c'est-à-dire que le taux s’accroît en fonction de la hauteur de vos revenus. Il varie entre 25 et 50%. 
  • Le paiement d’une allocation de chômage et des éventuelles indemnités complémentaires fait l’objet d’une retenue de 26,75% au titre du précompte professionnel. En revanche, aucune cotisation de sécurité sociale n’est due
  • Le précompte professionnel retenu n’est autre qu’un acompte sur l’impôt dû. Le décompte final de l’impôt est établi au moment de la déclaration d’impôts annuelle. Ce calcul tient compte de vos autres revenus, de votre situation familiale et d’éventuels avantages fiscaux. 
  • Pour les revenus de remplacement, il existe une réduction d’impôts spécifique. Son calcul est relativement complexe. La hauteur de la réduction d’impôt dépend de plusieurs facteurs.

 

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